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21.07.2008
La réforme des institutions sera-t-elle votée ?
Oser en dire quelques mots avant demain.

Je viens de passer quelques heures à relire l’histoire de cette réforme, les positions prises par les uns et les autres, les revirements d’un certain nombre, leurs raisons, leurs explications… - Quelques points de la réforme.pdf
Même si chacun ne peut que reconnaître l’énergie du Président de la République pour « vendre » sa réforme et la faire approuver par les derniers récalcitrants qui pourraient manquer à sa majorité, on peut tout de même s’interroger sur les méthodes dénoncées.
- Essayer d’arracher le soutien des socialistes la semaine dernière, avait tout d’une négociation de « marchand de tapis ».
- Faire des promesses de poste ou de portefeuille ministériel en susurrant un prochain remaniement est aussi mal venu que les menaces que d’autres ont reçu.
- Et dire, que la réforme soit votée ou non… « … De toute façon, moi, je resterai Président de la République… » apparaît comme déplacé mais surtout rend perplexe sur le fonds.
En résumé, la Gauche vote contre à cause notamment du refus de la réforme du vote de scrutin du sénat et de mais aussi, et surtout parce que dans notre système politique et à moins d’avoir du courage et de vraies convictions, lorsque la Droite dit Oui, la Gauche dit Non.
Certains élus ont fait pourtant des déclarations publiques dans la presse : « … Cette réforme est mauvaise, je voterai contre… » Et demain au nom d’une unité de façade, ils voteront pour.
La réforme serait approuvée par 70% des français. Mais, quels sont les Français interrogés et leur a-t-on demandé pourquoi avant de valider leur vote ? Ont-ils dit oui ou non en connaissance du texte ou sur la base d’un simple soutien politique partisan d’un camp par rapport à un autre ?
Et si on tient autant compte de l’avis des Français, pourquoi n’a-t-on pas été plus loin et validé leur plébiscite à plus de 89%, soit réduire, voire supprimer les indemnités des élus absents dans les assemblées et de les obliger à fournir un bilan avant de prétendre à un nouveau mandat.
Pour conclure et tout en vous renvoyant à la pièce jointe résumant les mesures de cette réforme, je voudrais ici émettre quelques réflexions.
…- Comme aux Etats-Unis, il ne pourra pas exercer plus de deux mandats consécutifs. Une excellente décision à mon avis. Cette réforme aurait aussi pu être l’occasion de limiter à 3, par exemple, le nombre consécutif du même mandat pour un même élu, et de voter une limite d’âge.
- Il pourra venir s’exprimer devant le Parlement réuni en Congrès. Les élus pourront ensuite procéder à un débat sans vote, et hors de sa présence. J’avoue là, ne pas comprendre le tollé de l’opposition. Ce peut-être certes un moyen de promotion personnelle mais aussi un moyen de rendre compte.
- Les ministres issus du Parlement retrouvent automatiquement leur siège en cas de démission ou renvoi. Aujourd’hui, celui qui occupe le siège doit démissionner, pour qu’une élection législative ou sénatoriale soit ensuite reconvoquée. A titre personnel, je ne trouve pas normale cette protection suprême d’un ministre. Qu’il n’y ait plus d’élection est certes une bonne chose car cela réduira les dépenses publiques. Mais un ministre ne devrait-il pas prendre ses responsabilités comme un salarié qui quitte une entreprise pour une autre ? Personnellement, je le crois et regrette cette mesure.
La réforme aurait là encore pu aller plus loin. Interdire à un élu qui a déjà deux mandats de se présenter à une nouvelle élection pour démissionner sitôt élu !
- La nouvelle adhésion d’un Etat à l’Union européenne est soumise soit à référendum, soit à approbation des 3/5e du Parlement réuni en Congrès. Au titre de la démocratie et du respect des engagements politiques, je suis hostile à l’approbation d’une nouvelle adhésion d’un état à l’Union Européenne par le Parlement réuni en Congrès. Je suis favorable au référendum et ensuite… au respect du vote des peuples…
- Un référendum d’initiative populaire peut être organisé à par 1/5e des membres du Parlement, soutenus par 1/10e des électeurs. J’avoue mon grand scepticisme quant à la réunion de ces deux conditions pour l’organisation d’un référendum d’initiative populaire…
« Se sentirons-nous mieux après un vote positif ? » J’en doute.
Les frustrations seront, dans les mois qui viennent et compte tenu de l’environnement de ce vote, sans nul doute très importantes et bien plus lourdes de conséquences pour notre pays.
Dominique BAUD
12:04 Publié dans Actualité, institutions, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : france, réforme des institutions, sarkozy






Commentaires
http://carignano.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/18/reforme-des-institutions-ou-sont-les-gaullistes.html#comments
Ecrit par : Quo | 22.07.2008
http://cecilerenson15eme.hautetfort.com/archive/2008/07/18/faust-a-l-assemblee-nationale.html#comments
Ecrit par : Quo | 22.07.2008
Bilan Conviction de certains députés :
0 % (comme le yaourt), plutot maigre,
mais 100 % opportunistes, à n'en point douter, la démarche est sans surprise.
Quels sont les promesses qui ont pu leur être faîtes ?
Ce sont des secrets d'alcove... dont nous verrons les conséquences prochainement.
Ecrit par : Quo | 22.07.2008
Un OUF de soulagement de la part du gouvernement et du Président de la République... CERTAINEMENT
Mais, une victoire de la Démocratie... Ce serait à prouver.
ET lorsque l'on entend aujourd'hui les déclarations de JF COPE, on a la réponse: " Il n'y aura pas de sanctions contre les 6 parlementaires qui ont voté contre"....
Dominique BAUD
Ecrit par : Dominique BAUD | 23.07.2008
La réforme votée grâce à la voix de Jack LANG et de Bernard ACCOYER, président du Congrès qui contrairement à l'usage, s'est exprimé!!!
"La réforme des institutions, votée lundi avec une voix d'avance par rapport à la majorité requise des 3/5èmes des parlementaires (soit deux voix de majorité et 60,15% des voix), aura bénéficié des suffrages décisifs de Jack Lang, seul PS à voter oui, et du président du Congrès, Bernard Accoyer (UMP), qui, contrairement à l'usage, s'est exprimé.
La quasi totalité des députés et sénateurs UMP sont rentrés dans le rang et ont voté pour la réforme, à 8 exceptions près (7 contre et une abstention). Les centristes ont eux aussi largement approuvé le texte.
En revanche, le camp du oui a enregistré quelques déperditions imprévues, au sein des sénateurs radicaux (seuls 11 sur 17 ont voté pour la réforme) et des élus non-inscrits (seuls 3 sur 13 l'ont approuvée), ce qui explique, à l'arrivée, le score le plus serré pour un Congrès de la Vème République.
Le dernier record remontait à 1974 (31 voix d'avance).
CAMP DU "OUI" (539)"
Source AFP.
Ecrit par : Dominique BAUD | 23.07.2008
Bonjour, 'la réforme serait approuvée par 70% des français.' ? j'en doute fort.... ca sort du JDD, non? . j'ai lu une analyse sérieuse a ce sujet, qui en ressort effarée(dommage, j'ai perdu le lien) de la manière sont tournées les questions Allez voir http://www.expression-publique.com/expression-publique/resultat.php?type=r&id=institut4 ou se trouvent 60% de... non satisfaits. Ca fait un ecart, semblerait il... je ne sais pas ce que ca vaut...mais??
Ecrit par : Rouyer paul | 23.07.2008
Bonsoir Paul,
Vous avez certainement noté mon conditionnel dans le texte et noté que j'ai rapproché ce pourcentage, d'un autre bien plus réel qui beaucoup moins politiquement correct et donc vite oublié.
Quant aux Français, mon rêve est qu'ils soient plus nombreux à s'intéresser à la politique et attentifs à faire la diffrénce entre les candidats avant de voter "bêtement" pour un camp ou l'autre, je veux dire aujourd'hui, UMP ou PS.
S'agissant de cette réforme, je reste convaincue qu'elle n'a pas intéressé grand monde et que dont tous ces sondages ne veulent rigoureusement rien dire.
Je pense qu'elle n'apportera pas grand chose, comme avez-pu le lire, j'aurais souhaité des mesures beaucoup plus fortes et significatives et j'en rejette certaines autres.
Dommage, car on ne révise pas la constitution tous les jours.
Dominique BAUD
Ecrit par : DOMINIQUE BAUD | 24.07.2008
Eh bien, pour ma part, et même si cela n'est pas très tendance, je suis tout à fait satisfaite que la réforme des institutions ait été votée. Gaulliste je suis, gaulliste je reste, et n'en déplaise à certains pisse-vinaigre dont j'ai lu quelques commentaires sur d'autres blogs, je ne considère pas mon adhésion à cette réforme comme une trahison.
Certes, je ne suis pas d'accord avec tout, par exemple la limitation à deux des mandats du Président de la République : j'estime que c'est aux électeurs de décider.
Quant aux chants des sirènes et à la vente de tapis, si nos politiques n'ont pas le courage intellectuel (et je suis polie)d'y résister, c'est tout à fait déplorable, mais c'est leur problème.
Il faut avancer, et évoluer !
Je sais je fais "tâche" dans les dîners en ville, mais j'assume.
Ecrit par : Sidonie | 30.07.2008
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