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18/05/2006

Etre une élue de terrain et y croire…

Conseiller de Paris ( élue du 15ème arrondissement )

Vice-Présidente du Groupe UMP chargée de la famille et de l’aménagement des Temps

Présidente de la délégation de Paris du Forum des Républicains Sociaux

Il est un fait que nos concitoyens n’ont pas toujours une bonne opinion de leurs élus.

Et pourtant, ils aiment la Politique, ils veulent des débats. Ces débats qui commencent dans les cafés, dans les salons, dans les dîners en ville.

Mais ils veulent aussi un vrai changement dans les pratiques et dans les méthodes. Ils veulent y croire et pour y croire, ils ont besoin de se sentir concernés, intégrés, écoutés dans leur quotidien et dans le suivi des décisions prises. Ils ont besoin d’avoir confiance.

Nous respectons l’expérience de nos aînés, mais nous devons l’adapter à notre époque, de la même manière que nous n’élevons pas nos enfants comme nous avons été élevés.

Aujourd’hui, seuls comptent l’action et les résultats.

La complexité et la méconnaissance du statut de notre ville et des réels pouvoirs des élus, les lourdeurs administratives, les combats stériles gauche-droite, les raisonnements à court terme et le manque de courage, d’initiative et de respect de la parole donnée expliquent cette lassitude, ce scepticisme des parisiens.

Et pourtant, il faut le dire…

Alors même que nous travaillons pour garder à Paris sa place de Grande capitale pour tous, la majorité actuelle oppose régulièrement les arrondissements de l’Est à ceux de l’Ouest Parisien et accentue ainsi les clivages sociaux. Alors même que nous insistons pour que soit offert aux familles le choix de travailler à deux ou non, que nous voulons qu’elles puissent continuer à vivre à Paris, la majorité actuelle fait du remplissage dans les crèches, sans innover, ni mettre en place des horaires mieux adaptés et réduit la défense des familles nombreuses à une seule politique nataliste.

Alors même que nous nous battons afin que la majorité actuelle propose des appartements à loyer intermédiaire, ou des programmes d’accession à la propriété pour aider les familles moyennes, le Maire de Paris achète, hors de prix des appartements occupés dans les 15ème,16ème et 8ème arrondissements…

Est-ce cela la politique des prétendus modèles de la démocratie locale ?

La vie d’un élu local, d’un élu de terrain est rythmée tous les jours de l’année par les conseils de quartier, les conseils d’école, ses permanences… Son rôle est d’entretenir le dialogue, d’organiser des débats…

Les jeunes, les plus âgés, les familles, les employés, les fonctionnaires, les cadres et professions libérales ont tous droit à notre attention. Notre devoir, n’oublier personne.

La tribune que représentent le Conseil de Paris et les Conseils d’Arrondissements, nous permet de transmettre vos besoins, vos attentes, de mettre en évidence les difficultés des uns, les inquiétudes et les propositions des autres, de travailler pour le bien de tous et pas uniquement pour les minorités.

Et c’est un vœu que je formulerai pour conclure :

Que Demain, les femmes, les mères occupent en politique la place qui devrait-être la leur, dans la stricte reconnaissance de leur pragmatisme, de leur compétence et de la représentativité de leur action dans la cité.

15/05/2006

La politique pour les familles à Paris

Conseil de Paris des 3 et 4 avril 2006
Intervention de Mme Dominique BAUD, conseiller de Paris
Sur la communication du maire de Paris sur la politique pour les familles à Paris

Et si on oubliait d’oublier que les familles nombreuses existent encore à Paris et que bon nombre d’entre elles voudraient pouvoir y rester…

Mieux accueillir les familles parisiennes, s’adresser à toutes les familles dans leur diversité, des mots loin de la réalité. En effet c’est sans compter sur l’idéologie de la majorité de la municipalité depuis 2001, qui exclut tout particulièrement les familles nombreuses. La première mesure significative « anti-familles nombreuses » fut la mise sous condition de ressources de la carte Paris Famille. Une mesure injuste et discriminatoire.
Pour mémoire, je rappelle que la Carte Paris Famille était destinée aux familles ayant au moins trois enfants à charge ou un ou plusieurs enfants handicapés.

Elles pouvaient, sur présentation de justificatifs de dépenses destinées aux enfants, se faire rembourser un crédit annuel forfaitaire de 305 euro. De plus, à certaines conditions, certaines familles avaient droit à « l’allocation logement familles nombreuses » (ALFN), à des tarifs préférentiels dans les musées ou centres de loisirs, à la gratuité dans les piscines municipales.

Je tiens à rappeler :

  • Que 3 enfants est le seuil démographique de renouvellement de notre population.
  • Que cette carte était une marque de reconnaissance d’une famille de 3 enfants et plus à Paris
  • Que ce crédit annuel permettait notamment d’offrir aussi au 3ème enfant, une activité sportive ou culturelle, comme les deux aînés,
  • Que cette mise sous condition de ressources est la négation même d’une reconnaissance de la difficulté accrue d’élever 3 enfants ou plus à Paris, et ainsi la quasi obligation d’être deux à travailler au sein du couple.
  • Que cette mise sous conditions de ressources n’a pas été accompagnée, malgré mes insistantes propositions, d’une pondération tant par le montant du loyer ou celui des remboursements de crédit que par le nombre d’enfants au delà de 3.

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