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21/07/2013

Désapprobation

Ce n’est pas parce qu’on a le droit de le faire, qu’on doit le faire.

Je veux parler ici du sujet récent qui a défrayé la chronique, l’aller retour de Carla Bruni, Paris New-York, qui coûterait en première entre 10.000 et 15.000€ !!!! (J’aimerai savoir comment on peut justifier un tel prix !!!!) et dont elle n’aurait même pas payé les taxes aéroport de 500€ qui seraient donc restées à la charge de la compagnie.

C’est contestable sur le principe et même triplement, du fait d’une part de la conjoncture économique de ladite entreprise et de notre pays, mais aussi du fait des revenus de cette dernière, dont on dit qu’ils approcheraient la somme de 45 millions d’euros en 2013 sans compter sa fortune personnelle.

Mais, qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas qu’une affaire de personne, c’est un problème de fond qu’il va falloir solder afin d’en éviter les abus et les dérives.

Certes la compagnie n’a pu sans doute faire autrement que de respecter la tradition  « que les anciens présidents de la République et leurs familles puissent bénéficier des facilités de transport dans la classe de réservation la plus élevée ».

Mais à l’heure où y compris de façon législative, on bafoue les traditions, la suppression de celle-ci serait de bon augure.

Je vous invite à lire cet intéressant article sur le sujet :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/898039-vol-gratuit-pour-carla-bruni-depute-j-estime-qu-il-faut-supprimer-ces-avantages.html

Dominique Baud

05/01/2007

Logement, sécurité, travail, formation…notre France est bien malade…

C‘est à celui qui, dans un discours, surtout en début d’année et surtout à la veille d’échéances électorales cruciales, fera le plus de surenchère d’ordre social : augmentation du nombre des logements sociaux, augmentation du RMI, avantage fiscal pour celui qui emploierait quelqu’un à domicile, même s’il ne paye pas d’impôt, et maintenant gratuité de la cantine…
L’augmentation de la pauvreté de nos concitoyens devrait inquiéter nos dirigeants et non leur permettre de s’auto féliciter des multiplicités et innovations en toute genre pour combler leurs difficultés quotidiennes et grandissantes.

Qui parle de la dignité de l’homme, de celui que l’on aide à travailler, à progresser?
Ne pourrait-on pas réformer les aides sociales en tout genre et revaloriser les salaires et permettre ainsi à chacun de pouvoir payer et consommer ?
En terme de logement social, ne devrait-on pas réfléchir à une à gestion rationnelle de ce qui existe ?
Un véritable inventaire des logements vides du parc social de la ville de Paris résoudrait, j’en suis convaincue une bonne part des difficultés.
Un partenariat avec les propriétaires privés en résoudrait une autre part.
Quant à L’accession à la propriété, avec notamment la garantie de l’état pour les prêts envers les établissements bancaires et envers les compagnies d’assurance pour que celui, même malade puisse acheter, redonnerait aussi confiance aux familles.
Les aider à se responsabiliser plutôt que de les assister.
S’il faut du social, le social doit rester juste. Le social doit permettre à celui qui est plus fragile de s’en sortir, mais ne devrait pas être la traduction d’une politique à long terme toujours plus étendue à un plus grand nombre de personnes.

Je ne veux pas que la France de demain, soit à l’image de ce qu’est devenu Paris, c’est à dire une ville où bientôt ne subsisteront que les très riches ou les très pauvres, les très aisés et les très aidés.
Tout cela crée d’ailleurs des discordances que d’aucun ne se prive pas aujourd’hui de mettre en lumière.
Comment expliquer qu’en fonction de situations parfaitement connues, les familles qui travaillent payent des impôts et que d’autres vivent avec les mêmes ressources traduites sous forme d’aides sociales et sujettes à aucune charge, à aucun impôt.
La colère gronde dans la rue. Nous l’avons vu, les SDF se sont faits entendre.
Mais pourquoi faut-il toujours en France arriver à ces situations inextricables plutôt que d’innover et prévoir.
Pourquoi attendre qu’un enfant décède pour mettre un feu ou aménager un carrefour ?
Qu’attend–t-on pour régler la violence dans les écoles et sanctionner une fois pour toute, le racket, le cannabis ou autre facteur connu de tous.

L’impuissance de mon pays et de ses dirigeants me fait peur.
Pour nos enfants demain, nous devons avoir le courage nécessaire pour affronter les réalités.
C’est un gouvernement ayant ce courage dès son entrée en fonction que j’appelle de mes vœux pour mai 2007.


Dominique BAUD
Conseiller de Paris