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04/02/2011

Ils n’en ont jamais assez

Bon nombre de responsables politiques sont tellement peu habitués à payer, qu’ils ont un comportement qui les disqualifient.
Et on s’étonnera ensuite que les Français n’aient plus confiance.


Je n’évoquerai pas les propos malheureux de Michèle Alliot-Marie lorsqu’elle a offert les services de la France au président tunisien déchu.


Mais, il est difficile d’avaler ce surprenant concours de circonstance, qui aurait mis à sa disposition, un jet privé entre Noël et le Jour de l’An, qui plus est celui de Aziz Miled. Un concours de circonstance incluant leur départ simultané de la même ville, pour la même destination, voire le même hôtel !!!
Pourtant, il me semblait que cela ne ressemblait pas aux habitudes de Michèle Alliot Marie qui récemment s’était retrouvée coincée dans un train en retard, sans y avoir signalé sa présence..


Mais pour l’affaire qui nous occupe aujourd’hui et à ce niveau des responsabilités, (ministre des affaires étrangères, ministre d’état) il faut savoir dire non à ce genre de proposition. Et ce encore plus à l’heure où on impose des économies à tous les français (stagnation des salaires, augmentation des taxes, suppression d’abattements fiscaux, contribution toujours plus importante au financement de la sécurité sociale, des retraites…), à l’heure où on dénonce enfin les conflits d’intérêts…


On constate de plus en plus une vraie déconnection des responsables politiques des réalités quotidiennes. Il est urgent d’agir est de faire appliquer la loi sur la limitation du cumul des mandats, mettre une limite d’âge et une limite de durée d’exercice de mandats exécutifs.
Le jour où on interdira à un responsable politique plus de 25 ans de mandat (globalement et que ce soit une suite de postes électifs exécutifs ou de postes ministériels), on aura un vrai renouvellement de la classe politique et un vrai renouvellement des méthodes.


Et pas là peine de regarder ailleurs, ce qui se passe en France n’est plus un exemple.


Les millions de Français, qui vont en Tunisie, apprécieront. Et tous ceux qui ne peuvent y aller, encore plus.


Une lettre du Président de la République, du 28 juin 2010 , contiendrait des consignes strictes destinées à la recherche d’économies en temps de crise, mais aussi à donner une image d’exemplarité de l’État, dans l’optique d’une «République irréprochable», et le fait que «tous les frais liés à leur vie privée devaient être acquittés sur leurs deniers personnels» et que «La violation de cette règle sera immédiatement sanctionnée». Sera-t-elle suivie d’effet ?

Dominique Baud

06/04/2010

116.500 euros, c’est quoi pour vous ?

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Une très grosse somme…3 à 4 ans de salaire…Plus de 10 ans de budget vacances….

Et bien, pour un de nos ministres, M. Alain Joyandet, c’est le prix du billet qu’il se paye sur nos impôts, pour une conférence sur Haïti, à la Martinique.

Et, une fois cette dépense scandaleuse faite et révélée, il l’explique…« une contrainte d’agenda….36 heures de voyage…Pour présider une conférence… »

Et cela, c’était pour l’aller. Pour le retour, nouvelle excuse… sa présence indispensable au Conseil des Ministres !

Sans scrupules… Surtout quand on lit, sur son blog, la déclaration qu’il a faite devant le Conseil Régional, où sans complexe, il parle « …de son analyse critique des finances régionales… », « … de ceux qui s’inquiètent et qui souffrent… », « … de la crise et de la nécessité d’avoir une attitude constructive… »

Je vous laisse apprécier cet extrait.

« …Nous serons une opposition disponible, attentive, constructive, mais sans concession.

Disponible, Madame la Présidente, si vous souhaitez nous associer à l’élaboration de vos dossiers. Sachez que chacune et chacun d’entre nous, qu’il soit ou non titulaire d’un mandat national, se tient prêt à vous apporter son analyse, ses éclairages et ses compétences pour vous permettre de faire aboutir les dossiers franc-comtois dans les meilleures conditions. Sans doute aurez-vous besoin d’ailleurs de majorités de remplacement lorsque les verts vous feront défaut.

Attentive, car nous avons une analyse de la gestion antérieure, vous le savez, très critique à l’égard des finances régionales.

Sans concession, car l’analyse de ce scrutin montre que vos propositions n’ont pas suscité l’adhésion des Francs Comtois.

Cela est flagrant à l’observation des résultats du 1er tour.

Constructive, car nous n’oublions pas ceux qui s’inquiètent ou qui souffrent et pour lesquels notre devoir est de travailler.

Ce qui n’interdit pas aujourd’hui de prendre acte et de faire le constat de la situation politique dans laquelle vous vous trouvez et qui est incontestable, factuel.

Enfin, je suis très heureux que le Président de la République ait tiré toutes les conséquences de ce scrutin, en identifiant avec lucidité les inquiétudes et les souffrances.

La crise que traverse notre pays est historique. Elle exige que le Conseil régional retrousse ses manches, cesse de s’opposer à l’Etat et adopte une attitude constructive.

Dans cet état d’esprit, et en retour, nous répondrons toujours présents pour servir la Franche-Comté et notre pays dans l’intérêt général.

Je vous remercie. »

Qui peut trouver maintenant de la crédibilité à ses propos ?

Seul, le remboursement intégral de cette dépense somptuaire sur ses deniers personnels, ou sa démission pourrait excuser une telle attitude, un tel mépris à l’égard des Français… et des Haïtiens.

Dominique Baud