26/06/2010
A lire: extrait de Agora Vox 25 juin 2010
Des choses très interessantes dans cet article qui mérite une lecture attentive.
Il clôturera ces quelques propos sur le foot, et j'éviterai de faire des commentaires sur les derniers évènements, à savoir les déclarations de Mme Bachelot après le dernier match des français à comparer avec les propos qu'elle a tenu juste avant... et la primauté d'un certain rendez-vous, le jour où, même si leurs raisons ne sont pas toutes, ni bonnes, ni exactes, des milliers de français étaient dans la rue.
Je concluerai comme cet article....
"Qu'on est loin des vraies préoccupations des Français et des vrais problèmes de la France?"
"Football professionnel, une crise annoncée
Un problème lié à la financiarisation du sport
Que dire aujourd’hui du psychodrame qui vient de se jouer en Afrique du Sud lors du premier round de la Coupe du Monde de Football ?
Nous avions écrit il y a peu, que le sport professionnel était utilisé par les politiques, comme au temps de la Rome Antique, pour détourner le peuple des problèmes du moment. Du pain et des jeux pour faire oublier les mauvais coups passés ou en préparation. D’où l’omniprésence de certains ministres sur le terrain de la polémique.
N’a t-on pas vu le président Sarkozy lui-même intervenir, puis se réjouir de l’attribution de l’Euro 2016. c’était bon pour une remontée dans les sondages.
Le football est l’illustration de ce que l’argent et le sport professionnel font de plus mauvais. Le sport est devenu un prétexte, les joueurs des instruments au service du profit. Le modèle est devenu celui de l’argent facile, même s’il provient de l’exercice d’un talent inné, perfectionné par un système élitiste.
Un modèle qui se délite
C’est ainsi que, loin du sport pour tous, loin des règles de respect de l’autre et de respect du jeu, impliquant correction vis-à-vis des autres joueurs comme vis-à-vis du corps arbitral et des entraîneurs, les joueurs sont devenus des mercenaires au service de l’argent.
Ne donnant pas l’envie de jouer dans une équipe nationale, passant d’un club à l’autre, d’un pays à l’autre, au gré des gains possibles et des avantages fiscaux, il sont devenus ces mercenaires tant adulés il y a peu, et tant décriés aujourd’hui. Ils sont le reflet de la société modelée par les gouvernements successifs, et aggravée par Sarkozy.
Anelka, après avoir eu de multiples problèmes relationnels dans la plupart des clubs où il est passé, vit en Angleterre et se vante d’échapper au fisc Français. Idem pour l’ex idole du mondial 98, Zidane, qui vit en Espagne.
Les salaires de ces joueurs sont hors du domaine commun. Pourquoi cet écart entre les salaires des footballeurs qui leur octroi un statut hors norme, et celui de la plupart des salariés qui apportent une réelle plus-value au pays, mais qui sont nettement inférieurs ?
Sont ils des modèles pour les jeunes ?
On peut en douter. En effet il suffit d’aller sur le terrain du monde de l’éducation sportive, où des jeunes en section sport – études, spécialité football, réclament d’être indemnisés pour jouer un match d’entraînement, afin d’en être convaincus.
Des joueurs qui insultent entraîneurs et journalistes à la manière de Sarkozy et son "casse toi pôv con".
Des joueurs qui ignorent leurs supporteurs.
Des joueurs qui donnent l’impression de ne pas prendre de plaisir à jouer.
Des joueurs qui se vautrent dans le clanisme, quitte à donner raison à ceux qui parlent de communautarisme.
Nous avons affaire pour certains à ce que d’aucuns nomment les voyous – milliardaires.
Pendant ce temps les dirigeants des petits clubs amateurs peinent à faire vivre leur sport favori. Panne de subventions, utilisation des véhicules personnels pour les déplacements, lavage et entretien des maillots à la charge des dirigeants, c’est à mettre en face des centaines de millions d’euros déboursés pour ces nouveaux jeux du cirque.
Dans ces conditions se pose la question de l’écart entre éducation sportive populaire et sport professionnel, censé être le sommet du modèle. Le football, comme le spectacle, donne l’illusion d’être un moyen de promotion sociale pour jeunes défavorisés.
La place du système financier dans le football
Mais ces joueurs, au demeurant pitoyables par le spectacle qu’ils offrent, ne sont que le reflet d’un système affairiste. C’est celui qui a transformé le sport et les joueurs en marchandise, en favorisant la génération de profits financiers.
Prenons le cas de l’affaire des grands stades. Il s’agit de faire payer l’Etat et les collectivités pour le plus grand bénéfice des dirigeants des clubs professionnels.
Le cas de l’Olympique Lyonnais dirigé par Aulas, est significatif. Seul club Français introduit en Bourse grâce à la complaisance de l’ancien ministre Jean-François Lamour, le club n’est qu’un élément de la nébuleuse regroupant diverses sociétés à but lucratif. A cela il faut ajouter les droits de retransmission télévision générant de généreux profits. Le football n’est devenu qu’un prétexte.
L’argent est omniprésent dans le football, et pourtant une association qui avait sollicité une subvention de 10 000 euros pour emmener des jeunes handicapés à la coupe du monde n’a obtenu aucune réponse de la FFF.
Dernièrement, à la hussarde, ce sont l’ouverture des paris en ligne qui s’ajoutent à cette dérive financière.
Pour y arriver, il est à noter que tout se passe dans l’environnement de l’Elysée, lequel adopte systématiquement les propositions de ceux qui ont voulu cette dangereuse évolution.
Frédéric Thiriez, Président de la ligue professionnelle, pourrait être Ministre des Sports et les amendements Aulas la règle pour diriger le football.
Gageons que d’ici peu resurgira ce qu’avait voulu JF Lamour, à savoir la professionnalisation des fédérations disposant de ligues professionnelles. Terminé les bénévoles et place aux professionnels appointés chez les dirigeants. Exit le sport amateur qui ira jouer dans la cour des petits. C’est la position de Franck Leboeuf ancien joueur de l’équipe de France.
Quand à madame Bachelot, il serait utile de lui rappeler qu’un président de fédération n’est pas à la botte d’un gouvernement, mais qu’il est élu, de manière peu démocratique certes, mais élu par les affiliés de l’association.
Et une fois de plus silence radio du CNOSF.
Il est regrettable que la majorité de nos concitoyens adhèrent à un système perverti.
L’accès des Sud Africains à la coupe du monde
Enfin dernier élément proprement scandaleux : l’éviction de la grande majorité des Sud Africains à cette soi-disant grande fête du football.
La plupart des habitants des township, ces quartiers où se regroupe la misère pour une grande majorité, n’ont pas les moyens de s’offrir une place lors des différents matchs.
Mais il n’ont pas plus le moyen de les regarder à la télévision. Les droits de retransmission imposés par la FIFA, étant tellement élevés que seules les chaînes privées payantes ont pu se les offrir.
Les Africains du Sud ne profiteront pas non plus des retombées économiques, en dehors du travail généré par la construction des équipements. Mais ils vont payer pour les notables de la FIFA, car cette coupe du monde à un coût supporté par l’ensemble du peuple. C’est la même situation que pour les Jeux Olympiques où un pays comme la Grèce, qui vient de défrayer la chronique économique, s’est retrouvé endetté pour des dizaines d’années, et des stades qui ne servent pas.
La dette pour les pauvres, les bénéfices pour les hiérarques du football.
Pour conclure il faudrait aussi évoquer la question du rôle, plus où moins maffieux, des agents sportifs, et celle du recrutement de jeunes joueurs africains pour la plupart. Dans des conditions douteuses ces jeunes, qui ont rêvé d’une brillante carrière en Europe, se retrouvent en grand nombre lâchés dans la nature, sans contrats, donc sans revenus ni aucun moyen de retourner chez eux.
Vraiment il y a quelque chose de pourri au royaume du football.
Ces dérives vont s’accentuer avec les décisions gouvernementales de séparer sport pour tous du sport professionnel ou assimilé, donc lié au système financier. C’est le symbole d’une France en crise.
C’est aussi un psychodrame loin des préoccupations du moment."
00:33 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)
22/06/2010
Ras le Bol…
Pas terrible comme expression mais elle dit bien ce que je ressens, et ce que ressentent bon nombre de Français.
Déjà, le foot ne m’intéresse pas. La seule chose qui m’intéresse, c’est la France.
Et bien la France va mal, les français souffrent (économie, chômage, inondations, maladie…) et on ne parle plus que des caprices des bleus, de l’incompétence des dirigeants, et des millions qu’ils gagnent tous indûment depuis des années et continueront à gagner, quoi qu’on en dise et quoi qu’on veuille nous faire croire.
Alors cela suffit, rideau. J’appelle les médias au boycott … Arrêtons de parler de tous ces gens là, ils ne méritent pas toute cette attention.
Dominique Baud
10:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : foot, bleus, coupe du monde, honte
L'ISF rapporte de moins en moins
Ghislain de Montalembert - Figaro Magazine - 18/06/2010
« Pour la première fois depuis dix ans, le nombre de contribuables assujettis à l'ISF a baissé l'an dernier du fait de la crise et de l'exode fiscal qui se poursuit. Quant à son produit, il continue de diminuer en raison des dispositions fiscales mises en place en 2007.
En 2009,559.727 Français ont payé l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), selon les chiffres définitifs que Bercy s'apprête à communiquer dans les tout prochains jours, et que nous publions en exclusivité. Soit 6.239 assujettis en moins par rapport à 2008 ! La baisse est, certes, dérisoire (elle est même moins importante que ce que laissaient penser les données provisoires de Bercy, qui tablait sur 539.000 assujettis en 2009),mais elle mérite d'être soulignée: c'est la toute première en dix ans (entre 1999 et 2009, le nombre de Français payant l'ISF a plus que doublé).
Où sont passés les 6.239 contribuables qui manquent à l'appel? La crise y est pour beaucoup. En 2008, le CAC 40, indice phare de la Bourse de Paris, a chuté de 43%! Or, le patrimoine des Français les plus fortunés, plus diversifié que la moyenne, compte une part importante de valeurs mobilières. Au 1er janvier 2009 (date de référence de la déclaration qu'ils ont remplie en juin 2009), ils étaient tout simplement un peu moins riches.
Autre explication, mais qui n'explique qu'une partie de l'énigme: l'exode fiscal des grandes fortunes s'est poursuivi, malgré le renforcement du dispositif du bouclier fiscal en 2007 (seuil de déclenchement à 50% des revenus au lieu de 60%, prise en compte de la CSG et de la CRDS dans le calcul). En 2008 (dernier chiffre disponible), 821 Français, soit 107 de plus qu'en2007, ont préféré se délocaliser sous des cieux plus cléments (pour 312 retours vers l'Hexagone) plutôt que de régler un chèque jugé trop confiscatoire au Trésor public. La France paye le prix de son exception: elle est le seul pays européen où subsiste encore un impôt sur la fortune! Et les exilés fiscaux ne seront- ils pas plus nombreux encore à l'avenir, alors que, première entaille au bouclier fiscal, une augmentation de la fiscalité sur les revenus du capital est envisagée pour combler le déficit des régimes de retraite, ainsi qu'un prélèvement supplémentaire qui frappera les ménages assujettis à la plus haute tranche d'impôt sur le revenu? «C'est fou le nombre de clients qui nous consultent sur les possibilités d'expatriation en ce moment!» confie un banquier privé. Autre phénomène tout aussi remarquable: la chute du rendement de l'ISF depuis trois ans:4,031 milliards d'euros en 2007, 3,810 milliards en 2008, 3,266 milliards en 2009. Soit une dégringolade de 17% pour cette seule année, beaucoup plus significative que la baisse de 4% du patrimoine net taxable à l'ISF des assujettis, passé de 987.069 euros en 2008 à 947.944 euros en 2009 ( 7,7% pour le seul patrimoine mobilier taxable, +1,4% pour l'immobilier).
A cela, deux explications. La première est à chercher du côté du bouclier fiscal, même si ce dernier n'a concerné que 16.350 contribuables l'an dernier, leurs impôts payés en 2008 dépassant 50% de leurs revenus de 2007. Soit un manque à gagner pour les finances publiques de 585 millions d'euros, légèrement supérieur à celui constaté un an plus tôt (578 millions d'euros pour 18.893 bénéficiaires du bouclier fiscal).
Deuxième explication: la montée en puissance des allégements fiscaux destinés à inciter les contribuables à investir dans les petites et moyennes entreprises (PME). Transformer les assujettis à l'ISF en «business angels»:c'est l'idée du dispositif mis en place par la loi Tepa du 21 août 2007, qui permet aux contribuables de déduire entre 50 et 75% de leur investissement réalisé dans les PME durant l'année écoulée, selon le mode d'investissement choisi (en direct ou via une holding via un FIP, un FCPI ou un FCPR). En 2009, 83.847 contribuables ont saisi cette opportunité, préférant donner leur argent aux PME plutôt qu'à l'Etat.«Le dispositif rencontre un vrai succès, se félicite-t-on à Bercy. Mais les gens veulent savoir où ils mettent leur argent: ils privilégient les investissements en direct.» Au total, grâce à cette mesure plutôt bien accueillie par l'opinion publique, les assujettis à l'ISF ont investi dans les PME 1,1 milliard d'euros en 2009, pour un montant total de réductions d'impôts déclarées de 773 millions d'euros. Une somme à laquelle il convient d'ajouter 54 millions d'euros correspondant aux réductions accordées aux 27.404 contribuables ayant fait le choix de verser leur ISF au profit d'un organisme d'intérêt général (fondation, association reconnue d'utilité publique...). Autant d'argent dont l'Etat s'est privé en 2009, au nom de la survie des PME et de la solidarité ».
Un impôt sur l’impôt qui coûtait déjà plus cher à récolter, que ce qu’il rapportait. Et aujourd’hui, cet écart se creuse encore.
Alors pourquoi pas faire enfin le pas de le supprimer ?
Dominique Baud
01:39 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : isf, niches fiscales, impôts





