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13/12/2013

Les pauvres… Ils n’ont plus les moyens !!!!

C’est nouveau. On m’informe d’une campagne téléphonique dans le XVème. Des militants de l’UMP ont pour mission de mobiliser du monde pour la réunion de l’année tenue par le député de la 13ème circonscription. Une réunion dite «Assemblée Générale », dans une circonscription où il n’y a plus de secrétaire de circonscription, plus de permanence, bref plus de vie militante en dehors des campagnes électorales (bien tristes d’ailleurs et mal organisées d’après ce que j’en vois et ce que j’en sais) où pour se donner bonne conscience, on ouvre un local qu’on referme sitôt l’élection passée.

Une réunion qui reçoit des anciens ministres comme invités et qui donc n’aura rien d’une réunion militante où les gens peuvent s‘exprimer librement.

Une réunion qui n’a lieu, ni dans la circonscription, ni même dans l’arrondissement, mais à l’assemblée nationale, où il faut s’inscrire et donner sa carte d’identité…..

Et voilà pourquoi cette ex-militante a expliqué pourquoi elle ne viendrait pas sans compter son peu d’enthousiasme, c’est peu de le dire, pour ledit député.

Mais la réponse la plus surprenante a été celle qui lui a été donnée lorsqu’elle a parlé du « bon vieux temps », du temps où la circonscription politique vivait, du temps où le Maire du XVème, René Galy-Dejean réunissait les militants tous les mois et faisait salle comble…. Du temps où le député de la circonscription avait une permanence….: « Aujourd’hui on aurait réduit les moyens mis à leur disposition…. Et si les députés n’ont pas de permanence, c’est qu’ils n’en ont plus les moyens…. ».

En résumé, nos députés seraient aujourd’hui démunis…. Les pauvres !!!

Cela m’amène à deux réflexions :

La première, c’est en comparant avec la situation, d’un commerçant, d’un chef d’entreprise, qui lui, doit payer la location de ses bureaux, s’acquitter de charges importantes, parfois même avant de gagner de l’argent, sans compter que lorsqu’il embauche, il ne peut compter que sur lui pour payer son personnel et les charges qui vont avec.

La seconde, c’est en examinant de près la rémunération de ces pauvres députés démunis : une indemnité mensuelle de 7.100,15€, dont 1.42,03€ non imposables, une indemnité représentative de frais de mandat de 5.770€ bruts par mois pour faire face aux dépenses liées à l’exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, habillement…) et un crédit de 9.504€ par mois pour rémunérer leurs collaborateurs. Sans oublier un accès gratuit sur l’ensemble du réseau SNCF en 1ère classe, le remboursement de 5 lignes téléphoniques, et d’un abonnement internet (chiffres de septembre 2013).

Comment peut-on oser conditionner ainsi des gens naïfs à répéter n’importe quoi, et comment des gens peuvent-ils être aussi naïfs et croire n’importe quoi…Pas étonnant que les français n’aient pu confiance, ni en leurs élus, ni dans les partis politiques.

Et les pauvres, s’ils sont si démunis, pourquoi s’accrochent-ils ainsi à leur siège….

Dominique Baud

27/07/2011

Pauvre sénatrice

 

Quelle mésaventure pour une pauvre sénatrice de Paris appartenant au groupe Europe Ecologie les Verts. Sur le critère de ses revenus, une place en internat public lui a été refusée pour son fils.

Surprenant… Elle découvre que les revenus sont des critères de sélection et s’en étonne le jour où le lui oppose. Il serait intéressant de savoir, au cours de son mandat, combien de lois dans ce sens elle a soutenu et voté pensant que ce serait pour les autres…

Surprenant, elle a aussi essayé d’obtenir un passe-droit, en écrivant une lettre au ministre de l’éducation nationale et au recteur de l’académie de Paris.

Surprenant encore, elle conteste l’évaluation de sa situation financière, arguant de ses charges personnelles mais oubliant que ses revenus sont tout de même de plus de 5.000€ par mois. Il faudrait selon elle prendre en compte le fait qu’elle reverse chaque mois 1.200€ à son parti politique, qu’elle rembourse un crédit immobilier et qu’elle doit vivre ensuite avec seulement 2.000€ pour subvenir à ses besoins, ceux de son fils et de sa mère…

Quelle situation désespérée. Une majorité des français compatiront en comparant leur situation à la sienne…

J’ai en souvenir les remarques ironiques de ses compatriotes écologistes lorsque je siégeais au Conseil de Paris, et demandais, dans des dossiers où l’exécutif imposait des conditions de ressources, qu’il y ait une pondération en fonction des charges locatives ou remboursements d’intérêts d’emprunt et de la taille de la famille.

Comme quoi l’appréciation diffère lorsqu’il s’agit d’imposer aux autres ou d’y être contraint soi-même.

Mais je dois dire que les réactions portent aussi à réagir. Les deux députés du XVème arrondissement lui ont rappelé, certes à juste titre, que son salaire NET était de 5.400€ mais majoré de 6.240€ de frais de mandat non imposables…. Sauf que, elle semble t-il, utilise ses frais de mandat à payer une permanence….

Mais qu’en font les deux autres se demande t-elle, il serait intéressant de le savoir.

Car à défaut d’avoir une permanence et du personnel, il serait inconvenant d’apprendre que bon nombre d’élus gardent pour eux-mêmes cette indemnité.

Alors oui, cette affaire donne l’occasion de mettre en avant les contradictions de nos élus, mais aussi de demander plus de rigueur dans l’utilisation des frais de mandat donnés aux députés et sénateurs à charge à ceux qui seraient tentés de les garder pour majorer leur rémunération, de devoir les rembourser.

M.Dozières pourrait peut-être s’emparer de ce sujet.

Maintenant, tant que ce sont les députés et sénateurs qui voteront leurs propres rémunérations, la situation aura du mal à changer.

Je propose donc un référendum national pour voter sur la juste rémunération de nos élus, pondérée par le réel investissement qui est le leur, pour les autres… Sûr qu’il y aura moins de volontaires et qu’on aura le renouvellement qui s’impose, renouvellement des têtes, bien sûr, mais surtout, changement des méthodes.

Dominique Baud