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05/09/2011

Les bonnes vieilles méthodes

 

 

La récente sortie du livre où l’on trouve des déclarations du juge Prévost-Desprez peut porter à discussion,

Le fait que l’infirmière de Mme Bettencourt dénonce des propos qui lui sont imputés et qu’elle n’aurait jamais tenus, peut aussi conduire à s’interroger

Mais il n’y a pas d’ambigüité lorsque cette dernière parle des pressions et des menaces de mort dont elle aurait été l’objet, lui promettant que « son corps risquerait d’être retrouvé dans la Seine ».

Et lorsqu’elle explique que c’est pour ces raisons qu’elle n’a pas osé porter plainte n’ayant pu, de plus, trouver d’avocat pour s’occuper d’elle « au motif qu’il s’agissait d’une affaire sensible ».

On se retrouve sur un terrain que je connais bien, et face aux bonnes vieilles méthodes de certains représentants du pouvoir, ceux pour qui les électeurs continuent de voter, car, soit ils ignorent ce qu’ils sont vraiment et de quoi ils sont capables, soit ils ne veulent pas y croire, car cela leur parait trop gros… Et pourtant.

Pas besoin d’aller très loin, restons dans le XVème arrondissement de Paris.

Ma candidature aux élections législatives en juin 2007, m’a valu menaces, insultes, … puis, classement sans suite des plaintes pour diffamation, …perte des procès-verbaux …, rejet des recours auprès du tribunal administratif et du conseil d’Etat,…, et ce malgré une reconnaissance de la fraude… mais fraude jugée insuffisante pour sanctionner leurs auteurs…

Elle est où… La Morale ?

Dominique Baud

 

30/12/2008

"Un problème d'organisation…"

P86-2.pngJe pensais garder le silence en respect des familles et des drames dont elles sont victimes. Mais le récent commentaire du Ministre de la santé m'a décidée à écrire cet article.

"Un problème d'organisation…" pour expliquer qu'un homme a été "trimbalé" par le SAMU, alors même qu'il était en souffrance cardiaque, sans trouver aucune solution d'accueil dans un des nombreux hôpitaux que compte la Région Parisienne.
Il y avait des lits disponibles a déclaré la ministre, onze a-t-elle-même annoncé…
Et pourtant, cet homme est décédé après 6 heures d'attente, les heures de trop!

Mes commentaires n'ont d'autre prétention que d'exprimer l'avis d'un citoyen français, non professionnel de la santé et malade potentiel.

- Il est dangereux et injuste de vouloir faire porter les responsabilités aux seuls personnels soignants. Les infirmières sont dans leur grande majorité dévouées aux malades et leur dévouement sauve tous les jours des vies sans que cela fasse jamais la Une des journaux. Quant aux procès qui sont de plus en plus souvent faits aux médecins et pas toujours à juste titre, je doute qu'ils améliorent la situation des malades de demain.
La médecine ne sera jamais une science exacte, sans risque pour personne. Et, si injuste que cela soit, c'est une vérité qu'il faut accepter et intégrer.

- Qu'en est-il de la réalité de la nature des urgences admises à l'hôpital? Ce serait l'occasion de faire un inventaire et d'établir une charte d'admission.
Il est clair que le fait de ne rien avoir à payer voire même seulement à avancer, conduit bon nombre de personnes à privilégier cette solution à la consultation d'un médecin traitant, mais cela ne doit pas être au détriment d'une vraie urgence, avec les risques et les drames que nous venons de connaître.

- Enfin et surtout, il apparaît aberrant qu'en cas d'une urgence manifeste, conduite par le SAMU, on ne puisse accepter un malade, et lui trouver un lit.
Et si le malade n'était pas un illustre inconnu, ne lui aurait trouvé un hôpital, un lit, et tout le personnel soignant nécessaire en un temps record?
Mais surtout, et à l'heure de l'informatique, il parait insensé qu'un service d'urgence et de réanimation d'un hôpital français, ne soit pas à même, à l'instant T, de connaître avec exactitude, le nombre de lits disponibles.

- Enfin, et même si j'ai la chance de ne fréquenter que très peu les hôpitaux parisiens, j'ai du m'y rendre à deux reprises pour des examens. Une fois fin septembre et une autre fois il y a une quinzaine de jours. Sans parler du parcours du combattant administratif, on vous fait attendre, même à 9heures le matin, lors des premiers rendez-vous. Et là vous entendez du personnel en blouse blanche, en nombre et devant les patients qui attendent, discuter de leurs achats récents, de leur fatigue suite au copieux dîner de la veille, de l'organisation de leur congés prévus 6 mois plus tard, de l'eau qui chauffe pour le thé, des arômes possibles…
Les patients doivent-ils ainsi être témoins de leurs échanges personnels, et pourquoi autant de personnel devant un ordinateur dans un métier où il me semble que leur place serait davantage auprès des malades.

Dominique BAUD