11/11/2007
Faîtes des économies…
Madame LAGARDE propose que les français « fassent du vélo pour éviter de payer le carburant dont Bercy ne baissera pas les taxes… »
Je souhaite à cette occasion regretter tout d’abord la différence notable du coût des carburants à la pompe, tant entre la France et certains pays Européens, et notamment l’Espagne, qu’entre certaines régions de France entre elles ( entre 1,02 euros le litre de diesel et 1.33 euros )
Quant à faire du vélo pour faire des économies, d’accord pour ceux qui le peuvent, mais ce n’est pas le cas de tout le monde, et la colère des Français se justifie donc à la lecture de cette déclaration.
Pour mémoire, je rappellerai des dépenses récentes liées à des déplacements du gouvernement qui ne me semble pas justifiées.
Tout d’abord le déplacement d’un ministère à Lyon, pour 10 jours. Ce pour éviter deux ou trois allers retour en train dans cette période (à peine deux heures) pour participer aux salons sur l’immobilier organisés dans cette région. Coût marginal annoncé : 250.000 euros !!!
Ensuite, un conseil des ministres déplacé à Strasbourg (on parle d’un coût de 10.000 euros…), un conseil des ministres déplacé en Corse (quel coût en carburant…. sans parler du coût des mesures de sécurité… ?), et maintenant on évoque un déplacement aux Antilles pour décentraliser à nouveau le conseil des ministres ( 8 heures d’avion, 6 heures de décalage horaire, frais de carburants, de réception… ) pour une séance de travail hebdomadaire qui dure habituellement une demi journée.
Mais la différence est notoire et n’aura échappé à personne : le français paye lui-même son plein, et c’est toujours lui qui offre ainsi gracieusement le leur, aux ministres et à leurs collaborateurs.
On serait en colère à moins que cela.
La gestion d’un budget familial est nécessairement plus sérieuse sinon, 99% des français seraient en procédure de surendettement.
Dominique BAUD
Conseiller de Paris
21:21 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ministre, paris, antilles, réunion
10/11/2007
Réforme des Universités, en quoi consiste-elle?
- Donner plus de souplesse pour la composition des conseils d’administration (20 à 30 personnes, dont 7 à 8 personnalités parmi lesquelles, 2 ou 3 représentants des collectivités territoriales, dont un du conseil régional et un chef d’entreprise ou cadre dirigeant d’entreprise)
- Renforcer le pouvoir des présidents d’université avec un droit de veto sur les recrutements et la possibilité de recruter des contractuels sur tous les postes.
- Autoriser un mécénat pour financer l’enseignement supérieur
- Créer un poste de vice-président étudiant, élu par le Conseil des études et de la vie universitaire et chargé des questions de vie étudiante.
Une vocation pour toutes les universités à devenir autonomes dans un délai de 5 ans, un investissement de 5 milliards d’euros, et un effort significatif en faveur des logements étudiants.
Les représentants de l’extrême gauche, et celui de l’UNEF contestent cette autonomie à venir, craignant de ce fait la fermeture des filières non rentables, et une tendance à la privatisation de l’université. Ils contestent aussi une diminution de la représentation des étudiants au sein du conseil d’administration.
Ils expriment leur désaccord sur la répartition des aides sociales, les bourses étant délivrées selon le mérite et pas seulement selon des critères sociaux.
Chacun appréciera et commentera arguments et contre arguments.
Pour autant les organisateurs des manifestations et mouvements de grève ont manifestement un peu de mal à vendre les raisons de leurs contestations, aux étudiants.
Et oui, il y a des étudiants qui veulent travailler et réussir.
Une anecdote récente, à Paris, sur le fonctionnement des syndicats étudiants précités et les méthodes de certains de leurs représentants pour arriver à leurs fins.
Il est d’usage, avant tout mouvement déclaré, de réunir une assemblée générale et de faire voter les participants. C’est ce qui a été tenté dans une faculté parisienne en début de semaine. Lors d’une réunion des étudiants, un vote pour soutenir la grève et les manifestations a été organisé. Mais… Au drame des organisateurs, une large majorité des étudiants ont préféré la poursuite des cours. Devant une telle résistance, l’annonce au micro fut de laisser tomber le vote et de décider arbitrairement la grève et les manifestations.
Quel bel exemple de démocratie.
Rien à envier aux méthodes de certains partis politiques : soit on obtient… Soit on impose.
Dominique BAUD
Conseiller de Paris
13:37 Publié dans Actualité, Enseignement, Jeunesse, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : université, réforme, grève, dominique baud
08/11/2007
Le rôle d'un élu

Le rôle d'un élu, est aussi représenté par ses diverses interventions au sein de l'assemblée où il représente ses concitoyens. C'est ainsi que depuis 2001, à l'écoute de chacun et en accord avec mon action sur le terrain et mes convictions, je suis intervenue très régulièrement au sein du Conseil de Paris.
La difficulté reste la communication de ce travail de fond, sur la durée dans une ville comme Paris, dans un arrondissement dans le 15ème, le plus grand de Paris et le plus peuplé (+ 235000 habitants). Depuis plus d'un an maintenant, mes interventions paraissent sur ce blog et vous trouverez ci-jointes celles d'octobre 2007.
Interventions au Conseil de Paris Octobre 2007.pdf
Et si votre curiosité vous pousse plus loin, vous trouverez l'ensemble de mes interventions sur mon site internet:
Ces dernières ne sont qu'une partie du travail d'un élu, même si elles ont toute leur importance.
A vous de juger ou même de comparer, à la vieille des prochaines échéances électorales municipales.
Dominique BAUD
23:50 Publié dans Conseil de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élu, terrain, interventions, paris, 15ème, municipales





