Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/10/2010

Treizième mois !

L’annonce du Président de l’Assemblée Nationale, ce jeudi 21 octobre, en pleine période de contestation sur le vote de la loi sur la retraite, de baisser de 8% les retraites des députés a été reçue avec soulagement voire enthousiasme, comme un réajustement a minima en attendant de réformer à fonds ce système ultraprivilégié, et donc d’autant discriminatoire qu’il profite à ceux qui modifient les conditions de retraite des français.

J’ai personnellement pensé que c’était une goutte dans un verre d’eau et que cela ne pourrait remplacer une vraie réforme du système de retraite des parlementaires.

Mais je ne croyais pas avoir raison à ce point sauf lorsque j’ai appris aujourd’hui, qu’en fait cette réduction de 8% ne représentait que la suppression d’un 13ème mois que touchent les députés retraités.

Il n’y a pas de quoi être fier des députés de droite.

Mais que dire de ceux de gauche qui, la main sur le cœur, prônent le partage, à condition que cela ne leur enlève rien à eux. Un discrédit sans appel de leurs grands discours sur la justice, l’égalité, la suppression des privilèges… et de la sincérité de leur participation dans la rue, au milieu des manifestants…

Dominique Baud

21/10/2010

Irresponsable.

20090518_asud_salle_shoot2.jpg

Cet été déjà, je me suis exprimée sur le projet du Conseil de Paris de soutenir une salle de shoot à titre expérimentale, y affirmant ma ferme opposition.

Ce mardi matin, les élus socialistes, Verts et centristes du Conseil de Paris, se sont prononcés pour l'expérimentation d'au moins un centre de consommation supervisée de drogues.

Mais, heureusement, du moins espérons le, puisqu’on peut néanmoins s’inquiéter compte-tenu des positions récentes de Mme Bachelot, Ministre de la santé, qui s’est exprimée favorable à cette expérimentation, la Ville a toutefois encore besoin de recevoir le feu vert de l'Etat pour lancer l'expérimentation.

Il faudra un décret du… ministère de la Santé pour définir cette expérimentation sa durée, ses acteurs, son budget. Voire même, une concertation préalable sera nécessaire avec les autorités judiciaires et policières pour trouver un mode opératoire.

Si François Fillon a fait savoir qu’il y était opposé, dans le même temps, le ministre de la Santé Roselyne Bachelot, s'y est montrée favorable. Et pourtant, l’expérience du Canada sur laquelle elle s’appuyait a été déclarée non concluante !!!

Je dois reconnaître que j’approuve sur ce sujet l’opposition semble t-il déterminée des deux députés du XVème arrondissement  

Dominique Baud

20/10/2010

Cette réforme est nécessaire et sera même vite insuffisante,

Mais…

1-Une partie de ceux qui bloquent notre pays sont soumis à un régime spécial de retraite et donc, non concernés par la réforme. Ils paralysent notre pays, attisent la violence, fragilisent voire condamnent notre économie et donc notre pays et donc notre avenir et celui de nos enfants… De ces jeunes pour lesquels bon nombre expliquent ces mouvements !!!

2-Et, pour être plus crédible, il faut savoir donner l’exemple. C’est pourquoi, une réforme des retraites, décidée par un gouvernement et votée par les parlementaires ne peut se faire, en faisant l’impasse sur la réforme de leur propre régime particulièrement favorable.

********************

Extrait de capital.fr

Retraite des parlementaires :

Rendement imbattable, possibilité de cotiser double, pension de réversion sans condition de ressources.

 

Un seul mandat de cinq ans permet aux députés de percevoir une retraite de 1.550€ ce qui correspond, à ce que touche, en moyenne, un salarié du privé, après 40 années de travail.
Le
régime de retraite des députés fonctionne par répartition, mais leur caisse n’est alimentée qu’à hauteur de 12 % par des cotisations. Le solde du financement est assuré par une subvention votée par les… parlementaires et payée par l’Etat, donc les contribuables. Le régime des députés coûte aux Français la bagatelle de 52 millions d’euros par an, sur les 60 millions de prestations versées.

Autre avantage: ils peuvent cotiser double pendant 15 ans, puis 1,5 fois les 5 années suivantes. Ils auraient tort de s’en priver puisque le rendement de leur régime est imbattable : pour un euro cotisé, un député touchera 6 euros à la retraite, contre 1 à 1,5 euro pour un Français lambda. Ainsi, en seulement 22,5 années un député validera l’équivalent d’une carrière pleine, soit quarante annuités.

De 1.550€ par mois, à partir de ses 60 ans, pour un mandat, on passe à 3.096€ pour deux mandats, 4.644€ pour trois mandats et cette somme augmente ainsi, proportionnellement, jusqu'à un plafond de 6.192€.

Les sénateurs peuvent aussi cotiser double et le rendement de leur régime est équivalent à celui des députés. Leur caisse fonctionne en partie, par capitalisation. Les cotisations couvrent 43% des dépenses, le reste est financé par les intérêts de leurs placements. Leur régime a le mérite d'être bien géré puisque fin 2008, leur caisse était excédentaire de 575 millions d’euros, ce qui leur permet d'assurer 23 années de prestations.

Autre avantage de ces élus: en cas de décès, le veuf ou la veuve reçoit 66% de la pension du défunt, sans condition de ressources. Or, dans le privé, les conditions pour recevoir une pension de réversion sont tellement drastiques que le conjoint survivant ne perçoit rien du régime général dès lors que ses ressources personnelles dépassent 1528 euros par mois.

Il y a un autre motif de grief : les allocations chômage. Un député battu aux législatives pourra pourtant bénéficier pendant 6 mois d'un "revenu de transition" équivalent au traitement mensuel qu'il touchait sur les bancs de l'Assemblée (5.400€ environ). Un montant dégressif qui atteint toujours 20 % de cette somme au bout de 4 ans. Et si, pendant cette période, l'ancien député retrouve un emploi moins bien payé, un différentiel lui sera versé.

 

Ainsi, et en fonction du nombre de mandats effectués, la retraite  moyenne d'un sénateur est de 3.085€ et celle d'un député de 2.192€.

 

Et pourtant, le 9 septembre dernier, L'Assemblée nationale a rejeté l'amendement 249 sur la réforme des retraites... des parlementaires !

Dominique Baud

Qui va payer ?

Non, je ne parle pas de nos retraites, là-dessus, et à moins d’une autre vraie réforme en profondeur du système dans les 5 ans, je ne me fais pour ma part, pas beaucoup d’illusion…

Je parle des dégâts causés ces derniers jours, dans nos rues, chez les commerçants, dans les écoles….

Des dégâts matériels, l’incendie d’un collège près du Mans, les vitrines explosées sur le passage des manifestants, les cabines téléphoniques, abri bus, feux tricolores détruits, les voitures incendiées…

Des dégâts humains aussi… Dans notre arrondissement aujourd’hui, les riverains du quartier Alleray/Corbon, se souviendront de l’explosion du scooter qui a blessé aujourd’hui une jeune fille suite à des feux mis aux poubelles à proximité…

Qui va payer ?

Je propose Mme Royal pour la moitié. L’invitation qu’elle a lancé aux lycéens, en direct sur TF1 a été entendue pour partie. Ils sont descendus dans la rue, mais cela n’a pas été pacifique. Donc, je considère qu’elle a sa part de responsabilité et doit aujourd’hui assumer ses déclarations.

Je propose les casseurs pour le reste avec des travaux d’intérêt public jusqu’à une remise en état du matériel détruit et voire même une implication financière des parents des mineurs casseurs.

Dominique Baud

 

19/10/2010

C’est partout pareil…

Les partis politiques se disent démocratiques, font croire qu’ils organisent des élections, qu’ils initient des commissions d’investiture…

En fait, je cherche où est la démocratie dans des résultats d’élections manipulés, à l’abri du secret des cabinets de nomination des candidats…

On ne recherche pas la légitimité d’un candidat, voire même dans une démocratie de plusieurs candidats. On case son poulain, son mentor, sa descendance…

Ce n’est pas parce que Marine Lepen est la fille de… que je réagis, c’est parce qu’un autre candidat, Bruno Gollnisch, connu pour avoir soutenu Jean-Marie Lepen pendant des années, est aujourd’hui considéré comme «le candidat des dissidents». 

Décidemment, il y a encore à faire dans notre pays, et si le mot dialogue est dans toutes les bouches, son application au quotidien est loin d’être dans tous les esprits.

Dominique Baud