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30/10/2010

Et si François Fillon restait à Matignon ? Le figaro.fr

uNE LECTURE INTERESSANTE... IL SEMBLERAIT QUE FINALEMENT NOUS SOYONS PLUS NOMBREUX A PENSER LA MEME CHOSE ET QUE LES LANGUES COMMENCENT A SE DELIER...

 

Nombreux sont les ministres qui plaident pour le maintien de l'actuel premier ministre à Matignon.

Dans les sondages, il reste l'un des ténors de droite les plus appréciés, devançant de 28 points le président de la République selon l'Ifop. Et quand BVA (pour Canal +) interroge les Français sur son devenir, 51% d'entre eux souhaitent le voir rester premier ministre. François Fillon pourrait-il se succéder à lui-même à Matignon? «Tout dépendra de la situation sociale au moment du remaniement , confie l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Je crois vraiment que Nicolas Sarkozy n'a pas pris sa décision.» Si la grogne liée à la réforme des retraites retombait vite -ou plus vite que prévu-, le choix d'un virage social incarné par Jean-Louis Borloo s'imposerait moins clairement. Et le renvoi du remaniement de fin octobre à fin novembre joue, par ricochet, en faveur du maintien de François Fillon. «Le premier ministre ne demande rien. On est encore très loin du remaniement», assure un conseiller de Matignon, qui n'ignore pas que Fillon est à la hausse.

Au sein du gouvernement, beaucoup plaident pour le prolongement du bail de Fillon. Et s'agacent des appels en faveur de Borloo. «Il faut respecter les institutions, rappelle le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire. Quand on critique le premier ministre, on remet en cause l'unité de la majorité.» «Quand vous êtes membre du gouvernement, vous devez être loyal au premier ministre», renchérit Henri de Raincourt, en charge des Relations avec le Parlement. Pour un autre, de tels soutiens sont «contre-productifs»: «Ça agace le président.»

Les partisans de François Fillon, eux, mènent une campagne beaucoup plus discrète mais pas moins intensive. En première ligne, l'ancien premier ministre Édouard Balladur qui a l'oreille de Nicolas Sarkozy. «Il fait une campagne active pour François Fillon, garantit un député balladurien. Dans le même temps, Nicolas Bazire, son ancien directeur de cabinet à Matignon, «pousse pour Bruno Le Maire», explique cette même source.

 

 «Il représente bien la majorité» 

 

 

Sur le marché des premier-ministrables, les parlementaires achètent eux Fillon à la hausse. Pierre Méhaignerie par exemple. Le député de l'Ille-et-Vilaine, centriste de l'UMP, met Jean-Louis Borloo et François Fillon «à 50-50». Mais trouve toutes les grâces à l'actuel premier ministre. «François Fillon représente bien la majorité dans son ensemble, estime-t-il. Il est sur la ligne de la rigueur depuis 2007 et c'est un plus. C'est un gaulliste social, soucieux de la justice fiscale et j'ai apprécié sa prise de position sur les mises en scène sécuritaires cet été.» Un bémol pourtant: «Avec lui, on a moins de chances de capter les populations en marge du courant majoritaire, explique Méhaignerie. Mais on prend également moins de risques économiques et financiers.»

Baptisés avec pudibonderie «ingéniosité fiscale» ou «générosité» ces «risques» reviennent avec insistance dès que l'on évoque l'hypothèse Borloo. «On peut douter de sa capacité à tenir les rênes de la dépense publique», explique un député. «Vous lui connaissez une idée qui ne coûte pas un milliard d'euros?» s'inquiète un membre de la commission des finances. «Sarkozy balance, estime un dernier. Sa moitié rationnelle le pousse à maintenir Fillon à Matignon. Mais sa moitié sentimentale lui dit qu'il faut s'en séparer.»

En attendant le remaniement, le premier ministre ne se cantonnera pas à «expédier les affaires courantes»: «Ce n'est pas le genre», affirme l'un de ses fidèles, Michel Bouvard. «J'espère quand même que cette affaire sera réglée d'ici la fin de l'année», plaisante le député de Savoie.

 

28/10/2010

Et pourquoi devrait-il partir ?

Si on en juge par un récent sondage, François Fillon sortirait renforcé de ses quatre années à Matignon  avec 47% de bonnes opinions, et ce en plein conflit social. Même un sondage au sein de l’UMP le met en tête des bonnes opinions.

La droite peut-elle se permettre de se « débarrasser » ainsi, d’une personnalité qui semble avoir le soutien d’une grande majorité à droite, semble être celui qui pourrait gagner contre la gauche sans parler de la nécessité de faire face à la montée du Front National.

Quant à l’écart comptabilisé entre lui et Jean-Louis Borloo, prétendant au poste de 1er ministre, il est de 15 points entre les deux hommes au sein de l’opinion publique et de plus de 60 points au sein des militants de l’UMP !

Quant à la gauche, elle gagne des points et serait donnée gagnante aux prochaines élections !

Alors, si on veut gagner en 2012, pourquoi François Fillon devrait–il partir, pourquoi ne pourrait-il pas envisager de se présenter aux élections présidentielles de 2012.

Mais, tout dépend ce que l’on veut.

Et alors, François Fillon serait-il, lui aussi à son tour, traité de dissident?

Dominique Baud

26/10/2010

Le blog politique de LCI… Mise au point

J’ai passé ce soir une quinzaine de minutes en ligne avec François Bachy, le journaliste de LCI animant samedi matin, l’émission « blog politique ». Je le remercie de son écoute et publie la mise au point que je juge nécessaire suite à l’émission du 23 octobre dernier.

C’est fortuitement ce samedi 23 octobre à 11h30, que j’ai suivi sur LCI, l'émission "blog politique", dont l’invité était Bruno Gollnisch. Au début de l'émission, certes sans que mon nom soit cité (mais facile à retrouver), certains de mes propos ont été repris, car un article que j'ai publié sur mon blog a été repris par le blog des jeunes soutenant M. Gollnisch.

Lors de cette émission, mes propos ont été cités, comme étant ceux de «l’un des soutiens de M. Gollnisch » qui contestait la « candidature dynastique de Marine LEPEN ».

Je ne fais pas partie du Front National et n’ai pas davantage voté un jour pour les représentants de ce parti. Je ne soutiens donc personne dans ce débat qui n’est pas le mien, mais ne conteste pas davantage le droit à qui que ce soit d’y être candidat. A quel titre le pourrais-je d’ailleurs?

Par contre, au nom de la démocratie et de la liberté d’expression qui est la mienne, j’ai contesté dans mon article, le fait que M. Gollnisch ait été traité de dissident, une grande habitude des partis politiques qui traitent de dissidents ceux qui osent se présenter contre leur unique candidat officiel.

Une appellation bien méprisante notamment lorsqu’elle s’adresse à quelqu’un qui a contribué pendant des années à la vie de son parti et à l’élection de ceux qui sont en poste aujourd’hui. Et, je sais de quoi je parle.

Rien de mieux qu’une lecture attentive pour éviter tout amalgame.

Quoiqu’il en soit, je salue l’écoute, la disponibilité et la courtoisie de M. François Bachy, à l’occasion de cette mise au point au cours de notre conversation de ce jour.

Pour mémoire, voici mon article publié le 19 octobre dernier

« C’est partout pareil…

Les partis politiques se disent démocratiques, font croire qu’ils organisent des élections, qu’ils initient des commissions d’investiture…

En fait, je cherche où est la démocratie dans des résultats d’élections manipulés, à l’abri du secret des cabinets de nomination des candidats…

On ne recherche pas la légitimité d’un candidat, voire même dans une démocratie de plusieurs candidats. On case son poulain, son mentor, sa descendance…

Ce n’est pas parce que Marine Lepen est la fille de… que je réagis, c’est parce qu’un autre candidat, Bruno Gollnisch, connu pour avoir soutenu Jean-Marie Lepen pendant des années, est aujourd’hui considéré comme «le candidat des dissidents». 

Décidemment, il y a encore à faire dans notre pays, et si le mot dialogue est dans toutes les bouches, son application au quotidien est loin d’être dans tous les esprits.»

Dominique Baud

25/10/2010

Que diront-ils de lui demain ?

Nous avons appris aujourd’hui le décès de Georges Frêche, président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon. On se souvient des évènements qui ont précédé sa réélection en mars dernier à la tête du conseil régional de Languedoc-Roussillon, et de son bras de fer avec le PS, qui l'avait déjà exclu de ses rangs…

Mais demain, que diront-ils de lui ?

Dominique Baud