07/11/2010
Provoc

Est-ce que vraiment les 200 homosexuels qui ont accueilli le pape en s’embrassant à pleine bouche pour le narguer ont fait avancer leur cause, bien sûr que non.
Est-ce que vraiment les 200 homosexuels qui ont accueilli le pape en s’embrassant à pleine bouche pour le narguer étaient représentatifs, bien sûr que non.
De même que ceux qui réclament le mariage sont une minorité non représentative, cette attitude provocatrice, qui plus est lors de la visite du pape à Barcelone, ne sert pas leur cause.
Les pratiques sexuelles relèvent de la sphère privée et je sais que cette exhibition n’est pas souhaitée par la majorité d’entre eux.
Et, ce n’est pas comme cela qu’ils feront, comme ils disent « changer les mentalités des catholiques ». Les plus durs envers eux, le seront encore plus.
Ceux qui comme moi, respectent le choix personnel et privé de chacun, mais qui comme moi, et ils sont nombreux, considèrent que le mariage, c’est l’union d’un homme et d’une femme et qu’un enfant a une maman et un papa quelques soient les manipulations pratiquées (et cela ne remet en cause la capacité de chacun à aimer), sont sidérés, voire même outrés, par ce comportement provocateur, agressif, ridicule, puéril et particulièrement déplacé.
Evidemment, et même s’ils n’étaient que 200, ils ont fait parler d’eux.
Mais, à la Sagrada Familia, où le papa a célébré la consécration de la basilique lors d’une messe, ils étaient 6.500 assis à l’intérieur, 51.000 assis à l’extérieur et les autres étaient debout.
Une mobilisation qui témoigne de la revendication des racines chrétiennes de l’Europe.
Dominique Baud
23:47 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : papa, barcelone, sagrada famila, homosexuels, mariage, provocation
Remaniera, remaniera pas…
Depuis la fin du mois de juin dernier, l’annonce d’un remaniement a entraîné des paris, des craintes, des espoirs…
Mais ce n’est rien à côté de ce qui se passe aujourd’hui, parce que le temps a passé, que le mois d’octobre est fini, que les vacances de Toussaint sont terminées… Et que l’on ne voit venir toujours aucun remaniement. Des noms qui circulent, des ambitions attisées ou contrariées provoquent des « scènes de ménage » à la tête de l’état… Et voilà que le favori d’hier serait aujourd’hui recalé et que celui que tout le monde donnait partant, retrouverait les faveurs.
Qui parle maintenant du 15 novembre ?
Car enfin, il va falloir faire quelque chose : arrêter d’en parler et annoncer finalement un statut quo, ou remanier et le faire vite et bien, afin que comme prévu, un gouvernement réduit et efficace soit en marche à la veille des prochaines élections présidentielles.
Car si « tout le monde s’en fout » comme disent certains, ou si « les français oublieront vite » selon d’autres, il n’en demeure pas moins que l’image donnée est déplorable et que les français ne sont plus aussi insensibles à ce désordre surtout dans une période où on leur demande à eux, d’être sérieux, solidaires, économes et plus encore…
Dominique Baud
00:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : remaniement, fillon, borloo, gouvernement, 2012
06/11/2010
Audace 12!
Vous ne connaissez peut-être pas encore. C’est un collectif qui vient d’être créer et qui veut fédérer les associations chrétiennes, en vue des prochaines élections présidentielles.
Des élus UMP, tels que Christian Vanneste, député UMP du Nord, Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil, Jean-Frédéric Poisson, ancien député UMP de Rambouillet, étaient présents lors de la première réunion à Lyon.
Pour autant, il semble que ces derniers n’aient pas pris de position envers cette initiative, qui consiste à inviter les candidats à l'Élysée « à adopter des positions claires sur les valeurs qui paraissent essentielles aux membres du collectif et sur une liste de mesures qu’il préconise».
Quant au président de ce collectif, François Billot de Lochner, il est directeur d'un fonds d'investissement mais aussi président de la fédération UMP des métiers de la banque.
A ce stade de la réflexion, il apparait évident que le candidat UMP en 2012 ne pourra ni accepter sans nuances toutes leurs revendications, ni les refuser en bloc.
Et voilà que, dans la foulée, nous avons appris la candidature probable de Christine Boutin à la présidentielle de 2012, ainsi que la présence de représentants de son parti dans tous les départements d’ici à la fin 2011. Ce schéma ressemble à celui qu’elle a mis en place en 2006 pour 2007 et qui a valu à certains de grandes désillusions.
Elle se réjouit bien sûr de ce réveil des chrétiens qui ont longtemps considéré que le débat politique n’était pas dans le champ de leurs actions.
Là-dessus, au moins, je suis d’accord avec elle et serai attentive à ce réveil.
Mais je ne peux que réagir lorsqu’elle affirme que « Les catholiques ont pour eux-mêmes l'exigence de la cohérence entre les actes et les paroles. Ils la souhaitent également au plus haut niveau de l'État ».
Que n’a-t-elle pas, elle-même, respecté cette affirmation en 2007. Envahie alors par l’euphorie de l’élection présidentielle et l’ambition de devenir ministre, elle l’a même reniée, faisant, au moment des élections législatives, le choix de soutenir des candidats qui défendaient pourtant des idées à l’opposé de ses propres valeurs.
Je pense que tous les français qui exigent pour eux-mêmes de la cohérence entre les actes et les paroles, la souhaitent également au plus haut niveau de l'État.
Reste à trouver le bon candidat!... Et un bon candidat est d’autant meilleur qu’il est bien entouré!!!
Dominique Baud
00:32 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : audace12, chrétiens, boutin, présidentielle 2012
05/11/2010
Pas d'exilés fiscaux sous le maillot bleu !
«Je trouve cette proposition très démagogique, confie Jean-François Lamour, député UMP de Paris et ancien ministre des Sports (2002-2007).
Et vous qu’en pensez-vous ?
Dominique Baud
Par Rémi Dupré, journaliste freelance (service des sports du Monde et du Monde.fr.)
« Une quinzaine de députés UMP proposent d’exclure de l’équipe de France les sportifs payant leurs impôts en dehors de l’Union européenne. Les tennismen tricolores qui disputent en décembre la finale de la Coupe Davis sont les premiers ciblés.
«A l’issue d’une finale de Coupe Davis perdue, le président Chirac avait convié l’équipe de France de tennis à l’Elysée. La plupart des joueurs avaient décliné l’invitation. Ils préféraient rentrer chez eux en Suisse ou en Floride.» Huit années après cet épisode, la rancœur de Jacques Myard, député UMP des Yvelines, est tenace. Alors que les débats autour d’une refonte de la fiscalité embrasent les rangs de la majorité, plusieurs élus de droite ont décidé de pointer ces «contribuables fugueurs»: les sportifs français n’ayant pas leur résidence fiscale au sein de l’Union européenne. Emmenés par Jacques Myard, chef de file à l’Assemblée nationale du courant de la «droite populaire», une quinzaine de députés UMP ont déposé en septembre une proposition de loi qui vise à radier ces «joueurs» expatriés de l’équipe de France.
Un devoir d’exemplarité
Au-delà, cette démarche s’inscrit dans un cadre moral. Quelques mois après le fiasco des footballeurs tricolores au Mondial sud-africain, ce texte entend également renforcer «le patriotisme sportif» en privant les exilés fiscaux des décorations à un ordre national. «L’équipe de France représente une fierté, elle bénéficie du soutien populaire. Lorsqu’on revêt le maillot national, on a un devoir d’exemplarité, précise Jacques Myard. Cette proposition est symbolique. Elle s’insère dans le débat sur la nationalité. Il ne peut y avoir deux catégories de contribuables. Mon message est clair: vous voulez échapper à la fiscalité de votre pays? Alors, vous ne serez plus sélectionnés.» Tandis que les voix s’élèvent au sein de la majorité pour supprimer le bouclier fiscal, l’exode de certains sportifs français est perçu par ces élus comme la faillite de la mesure phare du quinquennat Sarkozy . «Un tel dispositif peut inciter les internationaux tricolores à rentrer en France», souligne Jacques Myard.
Soutenue par une frange minoritaire de députés UMP, cette proposition peut-elle avoir un écho à l’Assemblée nationale? «Le débat sur la fiscalité tend à légitimer cette démarche. Si ce texte est rejeté des discussions devant la commission concernée, nous le ferons passer sous forme d’amendement», explique Jacques Remiller, l’un des élus signataires. Pourtant, l’idée portée par Jacques Myard est souvent raillée dans les couloirs du Palais Bourbon. «Je trouve cette proposition très démagogique, confie Jean-François Lamour, député UMP de Paris et ancien ministre des Sports (2002-2007). Elle est marquée par une profonde méconnaissance des nombreuses causes de cet exil sportif. Conditions d’entraînement, infrastructures, quête de nouveaux challenges: le sportif est par essence nomade.» Sa devancière au ministère, la député PCF Marie-Georges Buffet, se veut mordante: «Cette démarche n’est pas sérieuse. Il ne faut pas cibler une prétendue élite sportive pour masquer les problèmes liés à la nécessaire imposition. On ne peut classifier les bons et mauvais français. La grève des Bleus à Knysna durant le Mondial a sans doute éveillé les ressentiments.»
Une diaspora sportive très composite
Si le phénomène de l’exil fiscal des sportifs est observable, certaines disciplines sont davantage concernées par cette proposition de loi. «Le focus est posé notamment sur les footballeurs, les basketteurs et tennismen, expose Jacques Myard. Les tenants du fric roi.» Dans le viseur du député des Yvelines, les Etats-Unis, la Suisse et Monaco représentent les principales terres d’accueil de cette diaspora sportive. Réputée pour son régime fiscal allégé, la principauté a longtemps renfermé des étoiles internationales du sport. A l’instar de l’ancienne gloire du tennis allemand Boris Becker. Mais le cas monégasque demeure discutable suivant les disciplines. Le club de football de l’AS Monaco échappe notamment à cette logique. «Chaque joueur français évoluant à l’ASM est soumis au régime fiscal de son pays d’origine», observe un dirigeant de l’équipe du Rocher.
En ciblant les sportifs résidant aux Etats-Unis, la proposition de loi trouble surtout le microcosme du basket français. Terre promise des meilleurs échassiers mondiaux, la très huppée NBA accueille les ténors de la sélection tricolore. Au premier rang desquels figure la vedette de San Antonio Tony Parker, par ailleurs acquéreur d’une résidence en Suisse. «Une telle loi aurait des conséquences sportives fâcheuses, s’alarme Vincent Collet, le sélectionneur de l’équipe de France de Basket. Elle écarterait de facto le 5 majeur des Bleus. Même si les salaires y sont élevés, le championnat NBA n’est pas un paradis fiscal. Les joueurs paient des impôts à hauteur de 50% de leurs revenus.» Entre une volonté d’évasion fiscale ou de rayonnement sportif à l’étranger, la nuance est notable dans le champ sportif. «Il ne peut y avoir de diktat exercé par l’Etat sur la sélection, estime Jean-Pierre de Vincenzi, directeur technique national de la FFB. Dans ce schéma, les joueurs expatriés privilégieraient le championnat NBA à l’équipe de France.»
En épargnant d’autres pays de l’Union européenne tel le Royaume-Uni, les signataires de cette proposition de loi se sont pliés au principe de libre circulation des personnes en vigueur. Or, ces espaces se distinguent également par leurs régimes fiscaux pondérés. Et attirent de nombreux sportifs tricolores. En témoignent les déclarations tonitruantes de l’attaquant de Chelsea Nicolas Anelka en décembre 2009 sur 20 minutes.fr. Egratignant les pesanteurs de la fiscalité française, le joueur londonien lançait alors un débat sensible.
L’eldorado helvétique en cause
Jean Alesi, Alain Prost, Sébastien Loeb, Henri Leconte, Amélie Mauresmo, Richard Virenque… Depuis deux décennies, la Suisse accueille un imposant cortège de sportifs hexagonaux. Dans l’esprit du député Jacques Myard, la Confédération helvétique incarne un «un refuge fiscal de premier plan». Ceux que les Suisses romands surnomment les «frouzes» contribuent selon l’avocat fiscaliste genevois Philippe Kenel à «promouvoir l’économie nationale». «Sur le plan juridique, ce type de loi s’opposerait à l’accord sur la mobilité scellé entre la Suisse et l’Union européenne en 2002», rappelle par ailleurs Philippe Kenel. Loin du mythe des résidences dorées bordant le Lac Léman, l’exemple du footballeur français Eric Hassli tempère cette vision. Pensionnaire depuis 2003 de l’Axpo Super League, le championnat de football suisse, l’ancien attaquant du FC Metz fustige les stéréotypes de «niche fiscale ou d’eldorado de la confidentialité». En manque de temps jeu en France, le buteur du FC Zurich reconnaît avoir opté pour ce pays afin de «continuer à exercer son métier». «Les salaires sont moins élevés ici qu’en Ligue 1. Comment peut-on stigmatiser les footballeurs français évoluant en Suisse?» s’interroge Eric Hassli.
Le clan suisse du tennis français
En marge d’une rencontre de Coupe Davis disputée en mars, les humoristes d’ «Action discrète» (Canal+) avaient moqué dans un sketch la prétendue nationalité suisse des hommes de Guy Forget. En suivant l’exemple des pionniers Yannick Noah (Montreux) puis Arnaud Boetsch (Genève), la famille du tennis français s’est progressivement installée sur les berges du Lac Léman. Premières cible de Jacques Myard , le capitaine Guy Forget (Mies), Gaël Monfils (Trélex) ou Jo-Wilfried Tsonga (Gingins) ont élu domicile dans le canton de Vaud. «Il y a eu un effet de groupe, analyse Philippe Kenel. Il s’agit d’un mauvais procès fait aux tennismen expatriés. Au cours des tournois mondiaux annuels, leurs gains sont imposés à la source dans le pays où ils les empochent.» Un argument irrecevable pour Jacques Myard. A moins de deux mois d’une finale de Coupe Davis programmée face à la Serbie, l’élu UMP entend même «chambouler la sélection». Quitte à écarter les meilleurs tennismen français et se reposer sur l’homme en forme Mickaël Llodra, qui a refermé son exil fiscal genevois après l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007. «Nous risquons d’écorner l’image des hommes de Guy Forget, s’inquiète Jean-François Lamour. Que les tennismen résident en Suisse est regrettable mais il faut éviter l’ostracisme.»
Même si cette proposition de loi est loin d’être inscrite à l’ordre du jour parlementaire, Jacques Myard mise sur sa spécialité: un sens politique à long terme. «J’ai été le premier à proposer l’interdiction du voile à l’école. On m’avait ri au nez. J’ai finalement gagné. Sur l’exil fiscal des sportifs, je ne crains pas de perdre à court terme.»
00:12 Publié dans Fiscalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fisc, fiscalité, sportif, evasion fiscale
03/11/2010
Restrictions AME : illusions…
Il y a quelques temps, je publiai un article dénonçant l’AME, couverture médicale gratuite prévue pour les étrangers en situation irrégulière.
Aujourd’hui, on nous annonce fièrement que l’Assemblée Nationale aurait réduit le champ de l’AME. Mais, quant est-il exactement ?
La mise en place d’un droit d'entrée de 30 euros a été votée, certains actes concernant "le traitement de la stérilité" ou "les cures thermales" en ont été exclus, de même qu’a été décidé une limitation des ayants droit "aux conjoints et enfants, en excluant les ascendants, les descendants (sauf enfants) et les collatéraux jusqu'au troisième degré.
Pour autant, le montant du budget de l'AME reste de 588 millions d'euros pour 2011 et la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, a assuré que "l'essentiel" du dispositif était "préservé". Pourquoi de tels propos qui ressemblent à des excuses ?
Elle explique que le paiement de ces 30€ pour bénéficier de ce dispositif est justifié pour couvrir "les frais d'ouverture du dossier et la fabrication de la carte sécurisée, améliorer et mieux encadrer le pilotage et la gestion du dispositif" , ce devant un constat de "dysfonctionnements et d’abus".
Tout cela est plein de contradictions. On s’excuse de limiter l’AME et pourtant on en reconnait les abus, les dysfonctionnements et donc implicitement, on reconnait que ces récentes décisions sont très loin, à moyen terme, d’être suffisantes.
Quant aux socialistes, à Christine Boutin ou à d’autres qui s’insurgent contre ces relatives restrictions, ils oublient tous ces français qui ont travaillé toute leur vie, ont cotisé toute leur vie et se voient contraints de limiter leurs soins du fait des réductions importantes du remboursement de certains médicaments ou des quasi défaut de remboursement s’agissant de l’optique, des appareils auditif ou dentaires…
Et fièrement, on en rajoute… Alors même qu’il s’agit là de personnes sans papiers, en situation irrégulière en France, on a pris des mesures pour à vérifier que « la personne réside bien en France ».
Formidable. Quel manque de discernement de traitement. Attention au crime de discrimination dont pourraient s’estimer victimes toutes ces femmes, ces hommes, ces familles…dont on évite de parler… et pourtant que je croise chaque jour en plus grand nombre et dont il est facile de comprendre le désarroi et difficile de donner des explications justes et plausibles.
Dominique Baud
23:50 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ame, bachelot, sans papiers, santé, remboursement, discrimination





