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26/07/2009

Grippe H1N1…Des hypothèses…

Keiji Fukuda, l'adjoint du directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), estimait vendredi que 2 milliards de personnes dans le monde seront touchées par cette infection dans les deux ans à venir. Ce, du fait de l'extrême rapidité de circulation du virus qui a déjà touché 160 des 193 États membres de l'OMS.

A ce jour, on déplore 800 décès dus à cette grippe dans le monde et des centaines de milliers de personnes déjà contaminées.

Le virus reste très contagieux, et s’il n'entraîne dans une majorité de cas que des troubles bénins pouvant passer inaperçus, il y a cependant un petit pourcentage de formes graves, pas clairement chiffrées pour l'instant.

Les menaces qui pèsent sur notre pays sont de deux ordres.

La première est celle d'une épidémie active annoncée et qui semble inéluctable, dès le mois de septembre, avec comme risque principal une désorganisation socio-économique, dont l'importance est encore difficile à apprécier, si beaucoup de salariés, employés, ouvriers, cadres, sont malades en même temps.

C’est en autre ce qu’affirmait aujourd’hui Bernard Debré sur France Info, mettant en doute l’utilité de la commande de 92.000.000 de vaccins commandés par le gouvernement français (combien ça coûte, cela sera-t-il utile, le vaccin sera-t-il prêt à temps), minimisant l’effet maladif au profit des conséquences économiques.

La seconde est la mutation du virus H1N1 vers une forme plus grave et qui provoquerait alors un nombre de morts bien plus important.

«Pour le moment, nous n'avons observé aucun changement dans le comportement du virus. Ce que nous observons, c'est son expansion géographique» dit M. Hartl, porte parole de l’OMS.

« Pas de raison de s’alarmer, mais des raisons de se préparer », déclarait Brice Hortefeux, le 22 juillet dernier… Mais est-ce bien ce que fait le gouvernement ?

Grippe ou pas, des règles d’hygiène élémentaires, respectées par tous et partout et tout le long d’une année, restent les meilleures garanties pour notre pays.

Dominique BAUD

25/07/2009

Une leçon des Européennes...

A partir de septembre, le Président de la République n’aura plus de forfait illimité à la télévision et à la radio.

De même que les membres du gouvernement, les personnalités reconnues et les collaborateurs du chef de l’état.

Le CSA déclare en appeler à la responsabilité des médias…

Quelle naïveté ou hypocrisie de croire que ce sera respecté s’il n’y a pas de sanction.

A suivre… A vos compteurs.

Mais, une question s’impose : quel aurait été le résultat des élections européennes si cette règle avait été imposée et si on avait instauré en France un vrai débat démocratique où chaque candidat aurait pu s’exprimer de façon équitable ?

Dominique BAUD

24/07/2009

Hadopi, nouveau revers

Décidément, les remous autour de l’adoption de cette loi sont nombreux.

Un premier revers lorsque les députés de droite, en désaccord avec la loi, mais pas très courageux pour autant, absents en séance, ont permis aux députés présents dont une majorité étaient socialistes, de rejeter la loi.

Un deuxième revers, lorsque le conseil constitutionnel saisi, a censuré le texte.

Un troisième revers aujourd’hui, malgré le show de Frédéric Mitterand. Les « bancs de la droite dégarnis », des amendements en grand nombre déposés par l’opposition… ont fait que Bernard Accoyer à décidé de reporter le vote en septembre.

Il est certain qu’une « remontée de bretelles » aura lieu et que ceux qui n’ont qu’un objectif c’est d’obtenir l’investiture UMP aux prochaines législatives, seront présents et voteront pour la loi en septembre.

Vive la démocratie.

Oh, si je pouvais me tromper…

 

Dominique BAUD

23/07/2009

Se taire pour pouvoir rester…

Voilà à quoi ressemblent aujourd’hui les partis politiques qui exercent le pouvoir ou prétendent un jour prochain l’exercer.

On est loin d’un exercice démocratique de nos institutions. On est loin des louables intentions de nouvelle gouvernance.

Ne pas pouvoir se faire entendre au sein de son propre parti politique, conduit inévitablement à s’exprimer à l’extérieur. S’exprimer à l’extérieur et oser faire des propositions autres que celle du chef est obligatoirement objet de critiques.

Manuels Vals en fait les frais mais n’a pourtant, apparemment, pas l’intention de se laisser intimider. Il affirme qu’il continuera à parler et qu’il restera au PS…

Pourquoi n’y a-t-il pas davantage de responsables politiques courageux…?

Et quand la presse redeviendra t-elle libre et fera de l’information et non de la propagande?

Où est le dialogue dans tout cela, où sont les débats d’idées et de méthodes ?

Dominique Baud