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09/10/2010

Aide médicale d'Etat : ces vérités qui dérangent

Prenez le temps de lire les extraits de ce long article.

Vous comprendrez, mais vous avez déjà compris, j’en suis sûre, le malaise qui gagne notre pays chaque jour davantage et va décourager très vite les âmes les plus généreuses. Car, comme moi, vous en connaissez des personnes, des français qui ont travaillé et cotisé toute leur vie et qui aujourd’hui, ne peuvent plus bénéficier des soins dont ils auraient besoin, faute de revenus suffisants et à cause de remboursements insuffisants.

Dominique Baud

Le 8/10/2010 dans le figaro.fr Par Sophie Roquelle

Depuis dix ans, les étrangers en situation irrégulière peuvent se faire soigner gratuitement en France grâce à l'Aide médicale d'Etat (AME). Mais le coût du dispositif explose. Afin de comprendre pourquoi, Le Figaro Magazine a enquêté auprès des

médecins, des hôpitaux et des pharmaciens. Et fait réagir les associations.

Une enquête sur l'Aide médicale d'Etat? Sauve qui peut! Dans les ministères, les administrations, les associations humanitaires, la simple évocation de ce dispositif qui permet aux étrangers en situation irrégulière de se faire soigner gratuitement déclenche une poussée d'adrénaline…

Silence gêné à Bercy, où l'on prépare un tour de vis sans précédent sur le train de vie de la nation: «coup de rabot» sur les niches fiscales, suppressions de postes de fonctionnaires, déremboursements de médicaments... Mais toucher à l'AME n'est tout simplement pas prévu au programme de la rigueur.

Le projet de budget pour 2011 prévoit même une augmentation de 10 % !

Depuis deux ans, la facture de la couverture médicale des sans-papiers s'envole. Son rythme de progression est trois à quatre fois supérieur à celui des dépenses de santé de tout le pays: + 13 % en 2009 (530 millions d'euros pour 210.000 bénéficiaires) et encore + 17 % au début de cette année. De toute évidence, l'enveloppe de 535 millions d'euros prévue en 2010 sera largement dépassée. Pour l'an prochain, ce sont 588 millions d'euros que Bercy a mis de côté pour l'AME.

Les associations sont sur le pied de guerre, déterminées à défendre jusqu'au bout l'accès aux soins gratuit et sans restriction des sans-papiers. «Au nom d'une certaine idée de la France», martèle Pierre Henry, le président de France Terre d'asile, mais aussi parce qu'«il s'agit d'une question de santé publique» face à la recrudescence d'épidémies…

Il n'empêche, les députés de droite, plusieurs fois lâchés en rase campagne sur l'AME par les gouvernements en place, ont l'intention de revenir à la charge. Au front, comme souvent sur les questions d'immigration, les députés UMP Claude Goasguen et Thierry Mariani n'entendent pas céder au «terrorisme intellectuel autour de ce dossier». A l'occasion de la discussion budgétaire, ces jours-ci, ils veulent ferrailler pour obtenir une «redéfinition des soins» éligibles à l'AME. En clair, réserver le dispositif aux soins d'urgence. «Il y a une vraie exaspération sur le terrain. Chacun doit maintenant prendre ses responsabilités», préviennent ces deux élus.

Pour la première fois, les parlementaires pourraient rencontrer le soutien de la communauté médicale. Car médecins, pharmaciens, infirmières et même certains militants associatifs commencent à dénoncer un système sans limite ni contrôle, parfois détourné de son objectif initial, voire carrément fraudé.

C'est Laurent Lantieri qui, le premier, a mis les pieds dans le plat. Dans un entretien à L'Express publié début septembre, le grand spécialiste français de la greffe du visage a confié son agacement de voir les principes du service public «dévoyés» avec l'AME. «Soigner les étrangers en cas d'urgence ou pour des maladies contagieuses qui pourraient se propager me paraît légitime et nécessaire, prend-il soin de préciser. En revanche, je vois arriver à ma consultation des patients qui abusent du système.» Et de raconter l'histoire de cet Egyptien qui avait eu le doigt coupé bien avant de s'installer en France et demandait «une opération de reconstruction», prétextant qu'il n'avait pas confiance dans la médecine de son pays. «En réalité, poursuit le chirurgien, ce monsieur s'était d'abord rendu en Allemagne, mais il jugeait bien trop élevée la facture qu'on lui avait présentée là-bas. Une fois en France, il avait obtenu l'AME et il estimait avoir droit à l'opération!» Ce que Laurent Lantieri lui refusa.

Du tourisme médical aux frais du contribuable? Claudine Blanchet-Bardon n'est pas loin de le penser. Cette éminente spécialiste des maladies génétiques de la peau voit parfois débarquer à sa consultation de l'hôpital Saint-Louis des patients AME venus du bout du monde exprès pour la voir. «Je vais vous dire comment ça se passe, confie-t-elle. Ils tapent le nom de leur maladie sur internet au fin fond de la Chine, tombent sur mon nom parmi d'autres et découvrent qu'en France, ils peuvent se faire soigner gratuitement. Ils arrivent clandestinement ici, restent tranquilles pendant trois mois et débarquent à ma consultation avec leur attestation AME, accompagnés d'un interprète. L'interprète, lui, ils le payent.» Le coût des traitements au long cours de ce type d'affection se chiffre en dizaines de milliers d'euros par an.

Avec certains pays proches comme l'Algérie, l'affaire est encore plus simple. Un cancérologue raconte, sous le couvert d'anonymat : «Nous avons des patients qui vivent en Algérie et qui ont l'AME. Ils viennent en France régulièrement pour leur traitement, puis repartent chez eux. Ils ne payent que l'avion...»

De plus en plus de médecins réclament un «véritable contrôle médical lors de l'attribution de l'AME». Ou, au moins, un accord de la Sécu avant d'engager certains soins. Car, à la différence de l'assuré social lambda, le bénéficiaire de l'AME n'a nul besoin d'obtenir une «entente préalable» avant d'engager des soins importants…

A l'heure où les hôpitaux croulent sous les déficits, «cette distribution aveugle de l'AME», selon le mot de Mme Blanchet-Bardon, finit par excéder les praticiens hospitaliers, «coincés entre leur devoir de soignant et les limites de la solidarité nationale».

Pierre Henry, de France Terre d'asile, balaie les allégations de tricheries : «S'il y a des abus, les premiers coupables sont les médecins.» Mais le corps médical renvoie, lui, vers la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) qui délivre le précieux sésame. «Nous, on est là pour soigner, pas pour vérifier les attestations AME», souligne un médecin urgentiste.

Le problème est que la CPAM ne fait elle-même qu'appliquer des textes d'une extrême légèreté, les seules conditions requises pour obtenir l'AME étant trois mois de résidence en France et des ressources inférieures à 634 euros par mois. Les demandeurs étant clandestins, le calcul des ressources relève de la fiction. «Nous prenons en compte les ressources au sens large: il s'agit plutôt des moyens de subsistance», explique un travailleur social, qui concède n'avoir aucun moyen de vérifier les dires du demandeur.

Aucun soignant - ni aucun élu d'ailleurs - ne remet en cause l'existence de l'AME ni sa vocation dans la lutte contre la propagation des épidémies, notamment de la tuberculose, en pleine recrudescence. Dans l'est de Paris, une épidémie de gale qui avait frappé un camp d'exilés afghans l'an dernier a pu être éradiquée efficacement grâce à l'aide médicale. Mais c'est la gratuité généralisée des soins qui choque un nombre croissant de médecins et de pharmaciens.

Dans cette officine proche d'une gare parisienne, on voit défiler chaque jour une dizaine de clients avec une attestation AME. «Pour la plupart, c'est de la bobologie: aspirine, sirop...» raconte la pharmacienne. «Sur 60ordonnances par jour, je fais une vingtaine d'AME», raconte la gérante d'une pharmacie. Dans le lot figurent presque à chaque fois deux ou trois trithérapies (traitements anti-sida) et autant de Subutex (traitement de substitution à l'héroïne). «Le reste, poursuit-elle, ce sont généralement des traitements pour les petites maladies des enfants, des gouttes, des vitamines, car nous avons une forte communauté asiatique dans le quartier.»

Les pharmaciens sont particulièrement vigilants sur le Subutex, objet de tous les trafics. Même si la Sécu veille au grain, il est bien difficile d'empêcher un patient muni de son ordonnance de faire la tournée des pharmacies pour se fournir en Subutex avant de le revendre. Le tout sans débourser un euro. Il y a deux ans, un vaste trafic de Subutex, via l'AME, a été démantelé entre la France et la Géorgie. «L'AME, c'est une pompe aspirante», insiste un autre pharmacien, las de distribuer toute la journée gratuitement des médicaments de confort et des traitements coûteux à «des gens qui n'ont en principe pas de papiers en France, alors que les petites dames âgées du quartier n'arrivent pas à se soigner».

«On ne va pas pouvoir accueillir tout le monde», soupire Geneviève, permanente dans un centre d'accueil pour étrangers, qui se souvient d'un Roumain arrivé en France il y a peu, avec pour seul bagage un petit bout de papier sur lequel son passeur avait écrit: «Ici boire manger dormir argent.»

Enfin…

On dirait un début d’émancipation à l’Assemblée Nationale

Quatre-vingt-dix-sept députés ont cosigné jeudi un amendement au projet de loi de finances pour réclamer la suppression simultanée, dès 2011, du bouclier fiscal et de l’ISF.

Que penser par contre de la réserve de Jean-François Copé, qui avait pourtant alimenté, le débat sur la réforme fiscale, en plaidant en faveur de la «suppression» du bouclier fiscal et d’un «aménagement» de l'ISF. D’aucun penserait que s’il avait été à l’origine de cette annonce…

«Cette question très lourde remonte de partout dans nos circonscriptions. Alors on ne tourne pas autour du pot», réplique Michel Piron, lui-même étonné par le succès de sa démarche. Cet amendement répond d'ailleurs à une demande très ancienne de la majorité. Dès 2007, le fiscaliste du Nouveau Centre Charles de Courson avait déposé des amendements pour supprimer simultanément l'ISF et le bouclier fiscal, proposition assortie de la création d'une nouvelle tranche marginale d'impôt sur le revenu. Ce que prévoit l'amendement UMP. »

Avec cela je suis tout à fait d’accord, mais beaucoup moins avec une autre proposition de l'actuel ministre Pierre Lellouche qui consistait à sortir la résidence principale de l'assiette de l'ISF. Ce serait inéquitable avec ceux, qui à patrimoine égal ne seraient pas propriétaires de leur résidence principale.

Evidemment, le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, en a profité pour jeter jeudi un défi aux députés UMP : Faire voter dès maintenant la suppression du bouclier fiscal puisque cette proposition serait soutenue par une majorité à l'Assemblée Nationale, mais…tout en refusant la suppression de l’ISF.

Dominique Baud

06/10/2010

Tout sauf crédible.

Jérôme Kerviel est condamné à payer 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts.

Jérôme Kerviel a été jugé comme étant « l’unique concepteur, initiateur et réalisateur du système de fraude ayant provoqué les dommages causés à la Société générale », en conséquence, la banque «est en droit d’obtenir l’intégralité de la réparation du préjudice »

Cette condamnation est dénuée de sens. Certes, certains diront qu’on ne pouvait le condamner à moins puisqu’il s’agit de la somme que la société générale aurait perdue de sa seule responsabilité. Mais une condamnation n’a de sens que si elle peut-être exécutée par le coupable désignée. Or là, c’est du domaine de l’impossible. Il aurait mieux valu le condamner pendant un grand nombre d’années à reverser un pourcentage fixe de son salaire. Parce que lorsque la condamnation se monte  4,9 milliards d’euros, je demande à ce qu’on nous donne un échéancier !!!

Qui croit vraiment à la seule culpabilité de Jérôme Kerviel. A mon avis Personne. Du moins pas ceux qui savent comment tout cela fonctionne !!!

Dominique Baud

04/10/2010

Pourquoi cela en 2010 ?

Pourquoi, en 2010, un patron de banque devrait-il démissionner pour dire la vérité ?

Que se cache t-il derrière l’affaire Kerviel ?

Comme partout, il faut trouver un bouc émissaire. Ce dernier a sans doute une part de responsabilité, mais il m’apparait comme évident que la complicité passive de certains autres est comme d’habitude « une vérité qui n’est pas bonne à dire ». Alors, on se tait… Et la vie continue.

 

Dominique Baud

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« Hugues Le Bret a préféré quitter la filiale du groupe Société Générale en vue de la sortie de son livre sur l'affaire Kerviel.

Hugues le Bret qui avait été nommé PDG de Boursorama Banque fin 2009 a donné dimanche soir sa démission lors d'un conseil d'administration exceptionnel. Une démission motivée par la sortie de son livre sur l'affaire Kerviel prévue jeudi, alors que le jugement de l'affaire est annoncé pour mardi.

Le titre du livre d'Hugues Le Bret, ancien proche de Daniel Bouton lorsque celui-ci était président de la Société Générale, est sans équivoque: La Semaine où Kerviel a failli faire sauter le système financier mondial (Éditions des Arènes). Un ouvrage fourmillant d'anecdotes, qui raconte de l'intérieur les détails de l'affaire, le traumatisme de la direction et l'attitude de Nicolas Sarkozy. Des révélations suffisamment explosives pour que Hugues Le Bret préfère démissionner de la présidence de Boursorama et du groupe Société Générale (qui dispose de 55% du capital) pour disposer « d'une liberté de parole totale ». »

 

Le figaro.fr 4 octobre 2010

Vrai ou faux ?

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Que faut-il croire de la rumeur entretenue par des articles dans la presse, selon laquelle Anne Hidalgo, annoncée comme candidate à la Mairie de Paris en 2014, aurait décidé de se présenter dans un autre arrondissement?

Bien sûr, nous avons tous lu les démentis, mais malgré tout, le doute subsiste. Car, même si ce choix dérogerait à toutes ses déclarations d’attachement au XVème arrondissement où elle vit, contrairement à bon nombre d’autres élus de l’arrondissement, que dirait-elle demain à ses électeurs … A moins qu’un déménagement ne soit à l’ordre du jour.

En effet, sur ce sujet, nous avons le même avis : un candidat devrait avoir l’obligation d’habiter son arrondissement pour se présenter aux municipales y être élu.

Et je considère personnellement que cela vaut aussi pour les législatives.

On y viendra peut-être un jour. On est bien arrivé à sanctionner, même si c’est encore de façon très timide et très insuffisante, les élus absents en séance au sein de l’assemblée à laquelle ils ont pourtant eu tellement envie d’appartenir.

A suivre…

Dominique Baud