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29/09/2007

Mercredi 26 septembre 2007, j’ai démissionné du Groupe UMP au Conseil de Paris

La meilleure des explications, vous la trouverez en lisant la lettre que j’ai adressé à Mme Françoise de PANAFIEU, Présidente de ce Groupe.

Mon appartenance à ce Groupe ne se résumait plus qu’à un nom de plus sur une feuille ou dans un tableau. C’est pour moi plus qu’insuffisant et c’est donc autrement que j’ai décidé de pouvoir continuer à m’exprimer librement.

 

 

 

Dominique Baud

 Conseiller de Paris

 Elue du 15è arrondissement

 

 

COPIE      Madame Françoise de PANAFIEU

Présidente du Groupe UMP-Conseil de Paris

4 rue de Lobau

75004 PARIS

 

                                  Paris, le 26 septembre 2007

 

Madame la Présidente,

 

 

Début juin dernier, j’ai été suspendue de l’UMP, avec l’interdiction d’utiliser de quelque manière que ce soit le sigle de l’UMP et de me prévaloir de l’appartenance à notre mouvement. Ma faute consistait à avoir maintenu ma candidature aux élections législatives, dans la 13ème circonscription de Paris.

 

En juillet 2007, vous m’expliquez que ma suspension de l’UMP n’avait pas de lien avec mon appartenance au Groupe UMP au Conseil de Paris et que cela justifiait le prélèvement de ma cotisation mensuelle.

Mais pour autant, vous ne m’avez pas conviée au séminaire que vous avez organisé le 5 juillet dernier, ni même aux réunions de préparation du Conseil de Paris de ce même mois.

En septembre, l’histoire se répète. Vous ne m’avez pas davantage invitée à participer, comme l’ensemble des élus de Paris à vos séminaires, celui du 20 septembre… annulé, ni de celui de ce jour. De même, aucune convocation ne m’est parvenue, pour participer à la réunion de préparation du Conseil de Paris qui s’est tenue lundi dernier.

 

Mes courriers et mails sont restés sans réponse, de même que ceux adressés dans le même temps à Philippe GOUJON, Président de la Fédération UMP de Paris.

 

Suspendue de l’U.M.P… sans doute jusqu’après les élections municipales, mais selon vous, toujours membre du groupe U.M.P au Conseil de Paris, je ne suis pourtant plus conviée aux manifestations et réunions de travail de ce groupe auquel j’appartiens toujours.

Par contre, vous acceptez toujours que je valorise le groupe que vous représentez, par ma présence (séances du Conseil, commissions, jury, CA….) mon travail et mes cotisations.

 

Vous comprendrez donc, Madame la Présidente, que je ne saurais rester plus longtemps dans cette ambiguïté.

 

C’est pourquoi, devant un tel déni de démocratie, je vous informe par la présente de ma démission de votre groupe à compter de ce jour.

 

 

Je vous prie d’agréer l’assurance de mes sentiments distingués.

 

 

Dominique BAUD

24/09/2007

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Dominique BAUD
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Rencontre amicale autour d'un verre
tous les vendredi de 19h00 à 21h00

A bientôt !

Réforme des Institutions… Des propositions

 

1bb53f7f70af789feffc4a52d86fdddb.jpg« Ce ne sont pas les bonnes intentions qui font une bonne politique, ce sont les bonnes institutions »

C’est ainsi que Gérard LONGUET a introduit ce mercredi 19 septembre, un débat organisé par le Nouveau Centre et les Réformateurs sur la réforme des institutions, animé par Arnaud ARDOUIN, et avec la participation de Philippe HOUILLON, Arnaud MONTEBOURG, Hervé MORIN, Patrice MAYNIAL, Pascal PERRINEAU, Jean-Christophe LAGARDE et Bastien FRANCOIS.

Il en ressort un certain nombre de constats :

- Le quinquennat sec déséquilibre les institutions. Les élections législatives sont alors anesthésiées par l’élection présidentielle.

- On constate une vraie faiblesse de la démocratie participative, de l’efficacité, de la représentativité du Parlement, et du droit du parlementaire de la majorité de pouvoir parler librement avec ses ministres.

- Le non cumul de mandat n’est pas suffisant, mais c’est indispensable. Mais, on peut aussi envisager deux mandats non exécutifs et des sanctions financières en cas d’absentéisme.

- Le mode de scrutin n’est pas représentatif sans une dose de proportionnelle.

- La société civile est sous représentée (en 2002, à l’assemblée Nationale, 40% de fonctionnaires, or, ils sont 11% de la population active)

Et une conclusion :

Ce n’est pas l’exécutif qui est trop fort, c’est le législatif qui est trop faible.

 

La conclusion de ce débat reviendra à Hervé MORIN, Président du Nouveau Centre :

Il faut dégager un courant parlementaire. L’objectif n’est pas d’affaiblir le pouvoir exécutif, mais de renforcer la démocratie et le rôle du parlement. Il propose donc :

- Plus de cumul des mandats

- Limitation du cumul des mandats dans le temps afin d’oxygéner la politique

- La politique comporte des risques, et ce doit être le cas même pour les fonctionnaires.

- Il faut modifier le mode du scrutin et introduire une dose de proportionnelle.

- Il faut un contrôle des nominations faites par le gouvernement.

- Il faut réfléchir à l’utilisation du 49-3

 

Personnellement, je pense qu’on pourrait aller au delà :

- Des sanctions financières pour les parlementaires absents en séance

- Une limitation d’âge avec interdiction de compenser par une amende

- Un respect de la parité, sans possibilité de compenser par une amende

- Revoir les règles du CSA, pour une équitable promotion de tous les candidats et pas seulement ceux choisis par les partis politiques

- Interdire à un élu de se présenter à une élection s’il a déjà deux mandats ou alors l’obliger à démissionner avant de l’un d’eux.

- Comptabiliser les votes blancs et en tirer les conséquences sur la validité du vote.

 

Et puis avec humour, mais aussi beaucoup de sérieux, Messieurs, avec 52% d’électrices vous serez plus crédibles lorsque vous associerez les femmes, y compris sur la tribune.

 

Dominique BAUD
Conseiller de Paris