06/06/2010
Rama Yade a encore raison.

Ce n’est pas la première que nous entendons Rama Yade parler vrai. Je suis sûre qu’ils sont nombreux ceux qui, au fond d’eux-mêmes considèrent qu’elle a raison. Elle dit tout haut ce que les autres pensent tout bas, mais n’ont pas le courage d’énoncer.
Pour autant, attendons nous à ce que très vite, on lui donne tord, car nous vivons dans un monde d’hypocrisie où toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.
En effet, en dénonçant le luxe dans lequel se complaisent les joueurs de l’équipe de France de foot, elle a eu raison. C’est indécent de leur part, de la part de leur entraineur, de la part des instances du foot. Comme si déjà leur salaire ne suffisait pas à faire hurler le plus fidèle des supporters.
Vouloir que la France gagne, ce que peut souhaiter tout français, même celui qui ne regardera aucun match, ne justifie pas qu’il ne faille pas dénoncer ce genre de pratiques, contrairement à ce que déclare déjà Mme Bachelot. Et ce, quelque soit d’où vient l’argent et quelque soit le résultat, à venir… de leurs prestations…
Finalement, entre certains politiques et certains sportifs, raisonnements et pratiques sont les mêmes. Et pourtant non, « la fin ne justifie pas toujours les moyens ».
Dominique Baud
23:52 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : les bleus, afrique du sud, luxe, hotel, rama yade
04/06/2010
Culture pour tous.
Je me souviens en 2001, le positionnement fort du Maire de Paris nouvellement élu, sur la Culture.
La rendre plus accessible était une de ses honorables promesses.
Pour autant, je ne pensais pas qu’il souhaitait la rendre accessible aux criminels.
J’évoque ici le vol de 5 tableaux de maîtres, un préjudice de plus de 700 millions d’euros, et surtout, le constat, par les services chargés de l’enquête, d’importants dysfonctionnements, défauts d’alarme, de surveillance et donc une préservation de notre patrimoine culturel particulièrement sacrifiée, alors même qu’il apparait que ceci ait été signalé à maints reprises.
Humour noir, vous me direz, excessif même peut-être. Mais aujourd’hui, on pleure la perte de tableaux pour défaut de mesure de protection adaptée, demain, on pleurera la mort d’un enfant, par qu’on n’aura pas installé, à temps, le feu tricolore nécessaire à sa sécurité dans la rue.
Dominique Baud
01:09 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : culture, patrimoine, tableaux, musée, sécurité
03/06/2010
Absents, mais toujours candidats,
Hier, on comptait les nombreux et récurrents absents au Conseil de Paris. Vous savez, ceux à qui on donne une place dans une assemblée, que la collectivité paye, mais qu’on ne voit jamais, qu’on entend jamais. Et pour cause, ils n’y viennent jamais.
Et, s’ils viennent une fois, parlent 5mn, mais surtout sont repris par la Presse, alors on oublie le reste.
La caste protège la caste, et ainsi, on peut mieux se partager les places, avant même que les élections aient lieu.
Et aujourd’hui, c’est le grand rassemblement de cette caste pour parachuter un nouveau candidat à la Mairie de Paris pour 2014, François Fillon. Celui qui mettra tout le monde d’accord. Mais en a-t-il envie ?
On aurait oublié 2001 ?
Et je suis sûre que dès demain, on trouvera dans la presse celui ou seul qui le premier aura eu cette idée géniale, pour s’en prévaloir au cas, le moment venu.
Lisez cet article, c’est intéressant
Dominique Baud
« Le Figaro.fr Sophie de Ravinel, le 2 juin 2010
En attendant Fillon. Échaudée par ses échecs et ses divisions, la droite parisienne espère avec une impatience désormais non dissimulée que le premier ministre franchira le pas et se portera candidat aux municipales à Paris en 2014. Mercredi, lors du déjeuner du G8, qui réunit tous les mois les huit maires UMP de la capitale, les six présents ont demandé à François Fillon de se déclarer au plus vite.
«Il a la notoriété et la popularité, a souligné Jean-François Legaret, qui recevait ses confrères dans sa mairie du Ier arrondissement. Il est le plus à même de donner le coup de booster dont on a besoin.» «C'est un homme qui a les qualités intellectuelles, la solidité, la compétence. Ça ferait une très bonne image, j'y suis très favorable», a ajouté Jean Tiberi, lui-même ancien maire de Paris.
Le président du groupe UMP au Conseil de Paris, le député du XVe Jean-François Lamour, souhaite lui aussi que François Fillon dise son appétit pour Paris «d'ici à la fin de l'année ». «Franchement pas plus tard, dit-il, sinon, ça va devenir difficile pour nous… » La droite parisienne attend en effet un «chef d'orchestre » pour harmoniser la campagne des municipales de 2014 qui s'annoncent difficiles. De la décision du premier ministre dépend aussi l'architecture des prochaines échéances parisiennes, sénatoriales de 2011 et législatives de 2012.
Rachida Dati sur les rangs
Mais pour Fillon, élu de la Sarthe, quelle peut être la porte d'entrée à Paris? Les fillonnistes «canal historique» - autour du président de la fédération UMP Philippe Goujon, maire du XVe - espèrent le voir arriver aux législatives. Ils lui ont réservé une circonscription «en béton»: la 2e, qui regroupe le Ve arrondissement, la majorité du VIe et du VIIe. Mais Rachida Dati est aussi sur les rangs. La maire du VIIe ignore les intentions du premier ministre mais ne cache pas sa propre détermination. Mardi soir, lors d'un café politique organisé dans son arrondissement par les jeunes de GénérationFrance, le club de Jean-François Copé, celui-ci a jugé qu'il serait «incongru» que la maire du VIIe ne devienne pas députée sur son territoire. «D'ici à 2014, tout peut arriver», souligne-t-on dans l'entourage de la députée européenne. Si François Fillon devait être candidat à la mairie de Paris, «Rachida Dati pourrait vouloir former un tandem avec lui». «Ce serait excellent», indique François Lebel, maire UMP du VIIIe.
D'autres espèrent plutôt un duo François Fillon-Chantal Jouanno. La secrétaire d'État à l'Écologie, ex-tête de liste aux régionales à Paris, entend participer à la «reconquête» de Paris. Elle pourrait être candidate aux législatives dans la 11e circonscription, constituée du XIVe et d'une petite part de VIe. Mais la candidate «naturelle» Marie-Claire Carrère-Gée, conseillère de Paris, n'a nullement l'intention de renoncer.
François Fillon a, un temps, été annoncé rive droite, dans la 1re circonscription, constituée du Ier, du IIe, de la majorité du IXe et du VIIIe. Mais celle-ci est préemptée par le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Pierre Lellouche. «Lellouche ne se sent pas du tout menacé, indique un conseiller de Paris. Et tout le monde s'accorde sur le fait que Fillon est attendu rive gauche.»
Le maire du VIe arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, suggère à François Fillon de s'implanter à Paris «dès que possible, dès les sénatoriales de 2011» où la droite mise sur quatre sièges. Une candidature au Sénat qui arrangerait Rachida Dati.
Dans le XVIIe, la maire UMP Brigitte Kuster espère que François Fillon se décidera au plus vite. «Son autorité est incontestable, il doit nous aider à fédérer», indique celle qui s'«inquiète» des tensions dans son arrondissement entre Françoise de Panafieu et Bernard Debré. Les deux députés UMP briguent la même circonscription (XVIe Nord-XVIIe Sud) et leur bras de fer pèse sur la droite parisienne.
Dans le XIIe, d'autres tensions se profilent. Conseiller régional UMP, Patrick Karam souhaite être candidat, alors que le Parti radical place ses espoirs sur l'entrepreneur Charles Beigbeder. Mais faute impardonnable aux yeux des militants UMP, il ferait équipe avec le délégué du Parti radical du XIIe, Érick Orblin, qui, en 2001, avait appelé à voter à gauche contre le maire UDF sortant, Jean-François Pernin. Dans le XXe encore, Romain Mouton, du Parti radical, se prévaut du soutien de l'Élysée contre Anne Biraben, soutenue par la fédération UMP. La droite parisienne espère son Messie. »
00:44 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : françois fillon, paris, mairie, dati, goujon
02/06/2010
Un ministre qui a peur de rencontrer un député de sa majorité !
C’est la question qui m’est venue à l’esprit à la lecture de l’article de 20minutes.fr qui je publie aujourd’hui.
Et c’est ce manque de dialogue de plus en plus fréquent qui m’inquiète dans notre pays, car on le retrouve partout, dans le milieu économique, scolaire, au sein des entreprises… et même entre les responsables politiques qui plus est, du même parti.
Et pourtant, on trouverait de nombreux exemples où cela aurait évité de gros gaspillages et de graves erreurs.
Car même « s’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis », que de temps perdu et d’argent gaspillé, faute à bon nombre de responsables de refuser le dialogue et l’objective appréciation de l’avis d’autrui.
« Une nuit chez Roselyne... Le député UMP de la Creuse, Jean Auclair, a poussé un coup de gueule mardi contre l'éventuelle fermeture d'un centre de radiothérapie à Guéret et a raconté à ses collègues UMP avoir campé une nuit au ministère de la Santé pour tenter d'être entendu par Roselyne Bachelot.
Selon des participants à la réunion à huis clos du groupe UMP à l'Assemblée, Jean Auclair a accusé, en son absence, la ministre de la Santé de pratiquer «la politique de l'autruche» sur ce dossier.
Il y a une quinzaine de jours, il s'est rendu au ministère pour demander, en vain, à s'entretenir avec Roselyne Bachelot. Reçu par «un pseudo-conseiller», il a décidé de passer la nuit sur place. «J'ai un chien et il dort dans une panière. Moi, j'ai dormi par terre, sur la moquette, entouré de quatre personnes de la sécurité», a-t-il raconté à ses collègues, selon plusieurs témoins.
«Bachelot, elle, elle pantouflait»
«Moi, pendant que je me faisais casser la gueule aux régionales, Bachelot, elle, elle pantouflait», a-t-il encore lâché, dans une allusion au fait que la ministre ne s'est pas présentée aux régionales dans les Pays de la Loire.
Proche de Bachelot, François Fillon a pris sa défense en indiquant que si la ministre ne s'est pas présentée aux élections, c'est «à la demande» de Nicolas Sarkozy et de lui-même. Le Premier ministre a mis en avant son «boulot pas facile» et «les contraintes budgétaires» auxquelles elle est confrontée.
«Qu’on mette Estrosi à la Santé»
Alors que Bernard Kouchner (Affaires étrangères) a lui aussi été mis en cause par d'autres collègues, le député UMP Jean-Pierre Door a alors pris la parole pour expliquer que, face à un problème avec une usine dans sa circonscription, lui avait obtenu très vite un rendez-vous avec le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi. «Eh bien, qu'on mette Estrosi à la Santé», a lancé Jean Auclair.
Sollicité par l'AFP, ce dernier n'a pas souhaité faire de commentaire sur ce dossier. «Je n'ai pas encore perdu la partie! Mais si je la perds, vous pouvez compter sur moi pour que je communique en termes choisis...», a-t-il prévenu. »
16:52 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roselyne bachelot, jean auclair, santé, fermeture, rendez-vous
01/06/2010
Décryptage, comme promis…
J’ai publié hier un article du Monde.fr, qui bien qu’assez explicite, mérite encore mieux.
Emarger, sitôt arrivés en séance, à la fois sur la feuille de présence du Conseil Municipal et du Conseil Général, permet aux élus d’être considérés comme présents.
Cela signifie que, lorsqu’il est écrit que « 70 des 163 conseillers de Paris affichent déjà 4 absences sur 22 conseils municipaux et généraux » depuis mars 2008, lors de ces 4 séances, ils ne sont pas venus du tout, sur les deux jours mensuels au cours desquels l’assemblée se réunit.
Par ailleurs, il est important de dire que l’assiduité, contrairement à ce qu’affirme Ian Brossat, Président du Groupe Communiste, ne peut se mesurer qu’avec un nombre d’émargements. En effet, certains Conseillers de Paris ne font que passer, 5, 10, 15 minutes, le temps de signer et de se montrer. Je doute que cela corresponde à leurs engagements de campagne.
Deux ministres, des comédiens, des députés, des sénateurs font partie de ceux qui brillent par leurs absences répétées. Deux d’entre eux ont même prétendu devenir Maire de Paris. Des noms connus, qui font vendre mais en quoi Paris les intéresse t-il ? Et pourtant, lorsqu’il s’agit d’être candidats, ils sont toujours là, et c’est à qui sera plus légitime (Cf. Le Parisien de ce jour, 30 mai 2010).
Mais aussi des conseillers de Paris qui au fil des mandatures sont toujours candidats, toujours réélus, mais toujours aussi absents. Finalement être absents, silencieux serait un gage de réélection, le comble ! Si les électeurs pouvaient enfin en prendre conscience, ils feraient sans doute un autre choix.
Alors, je salue les tentatives du Maire de Paris de vouloir sanctionner financièrement les élus absents. Il serait d’ailleurs intéressant de rajouter à cette comptabilité, les absences, et ce sont toujours les mêmes, aux commissions préalables au Conseil de Paris, aux Jury de crèches, d’écoles et autres chantiers, aux conseils d’administration, conseils d’école…
Il est « bien beau » de leur trouver des excuses expliquant qu’ils ne peuvent être partout à la fois et que leur voix est si importante, qu’à son moindre son, même 5 minutes sur deux ans, on oublie ce manque total d’assiduité.
Car si l’assiduité en séance plénière n’est pas en soi le seul témoin de l’activité d’un élu, il s’avère que ceux qui sont absents en séance, sont souvent aussi absents partout ailleurs, sauf parfois devant la presse.
Je crois qu’il est possible, utile, voire même indispensable d’avoir une activité professionnelle tout en assumant une fonction d’élu, pour autant, on doit savoir s’organiser, partager son temps, respecter les électeurs qui nous ont fait confiance. Ou alors, il faut savoir démissionner ou faire le choix de ne pas se présenter.
Ce défaut d’assiduité s’assimile à un défaut d’intérêt ce qui pour moi est encore plus grave lorsqu’on est dans l’opposition.
Parole de témoin…, car les mandatures se suivent et malheureusement se ressemblent.
Dominique Baud
00:57 Publié dans Conseil de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élu, assiduité, présence, conseil de paris, ministre





