12/12/2010
Justice pour tous
"Je serai toujours là pour défendre les magistrats qui ont toute ma considération", assure le ministre de la Justice Michel Mercier. (Source le Point.fr - Publié le 12/12/2010).
Si cette déclaration du Garde des sceaux me semble un peu partisane et manquant partiellement d’objectivité, …on se rappelle de bon nombre d’erreurs ayant conduit à relâcher des criminels (violeurs récidivistes, internés mentaux, trafiquants de drogue…), les déclarations du ministre de l’intérieur suite à la condamnation de sept policiers est tout aussi sujette à discussion.
Je cite :"Sans naturellement méconnaître la nature des faits qui ont été reprochés aux policiers, ce jugement, dans la mesure où il condamne chacun des sept fonctionnaires à une peine de prison ferme, peut légitimement apparaître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné", a jugé le ministre. "Notre société ne doit pas se tromper de cible : ce sont les délinquants et les criminels qu'il faut mettre hors d'état de nuire", a ajouté Brice Hortefeux.
Car, même s’il y a des erreurs inadmissibles, des oublis impardonnables…car il y va de la sécurité, voire de la vie d’autrui, il y a aussi des magistrats qui « effectuent leur travail avec sérieux et responsabilité », comme le dit Michel Mercier, et ce de la même manière qu’il y de nombreux policiers qui effectuent leur travail avec rigueur et une grande conscience professionnelle.
Par ailleurs et cela vaut pour tout le monde, la Seine Saint-Denis est sans aucun doute un des départements les plus difficiles. C’est ainsi que comme partout ailleurs, ces professionnels doivent être aussi irréprochables qu’ailleurs.
Mais le fait pour 7 policiers « d'avoir reconnu établir un procès-verbal mensonger accusant un automobiliste d'avoir renversé l'un d'eux - alors que ce policier avait été touché par une voiture de police », ne peut rester impuni. Rappelons que l'homme dénoncé à tort encourait la perpétuité si le mensonge n'avait pas été dévoilé.
Que cette leçon serve à tous. Aux magistrats de Bobigny de retrouver de la crédibilité car il y a sans doute des raisons à ces accusations de laxisme faites par Synergie-officiers et aux policiers de se pas se laisser aller à des débordements lourds de conséquences, à tout point de vue.
Dominique Baud
16:19 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : michel mercier, brice hortefeux, bobigny, justice, police
Ma provoc à moi…
…Que tous les parents qui ont fait le choix de scolariser leurs enfants dans le privé, décident, à la rentrée prochaine, de les inscrire dans le public.
Que ferait l’état, comment pourrait-il répondre à l’école obligatoire entre 6 et 16 ans ?
Aujourd’hui, il a bonne conscience. Quand cela se passe mal à l’école publique, les parents inscrivent leurs enfants dans le privé, et ce, comme le disent certaines de mes amies « pas pour les bonnes raisons» !!!
Si demain souffle un vent de révolte devant cette discrimination financière qui se justifie de moins en moins, cela permettra peut-être de reconsidérer le tout gratuit d’un côté et le tout payant de l’autre. Car finalement, ce choix que font aujourd’hui les parents, pour plus de 20% des enfants scolarisés, arrange tout le monde.
Une petite enquête consisterait d’ailleurs à interroger nos ministres, nos élus, sur les écoles dans lesquelles sont inscrits leurs enfants.
Le meilleur exemple du passé restera François Mitterrand qui tout en ayant un (ou plusieurs) enfant scolarisé dans le privé a voulu supprimer l’école libre.
Ce serait sans doute pris pour de la provocation, mais cela conduirait aussi obligatoirement à une réflexion en profondeur sur ce malaise qui crée aujourd’hui une école à deux, trois, quatre vitesses.
On a lu, ces derniers jours dans la presse, des informations qui justifieraient de réagir vite. Avec regrets, nous ne pouvons que constater que le niveau des petits élèves français est majoritairement insuffisant.
Dominique Baud
00:59 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (1)
10/12/2010
Neige en décembre… Temps de saison

D’une tempête de neige qui a surpris tout le monde, on en vient aux mots… de plusieurs membres du gouvernement.
Il y a ceux qui ont entendu à la radio, cet avis de tempête de neige… Et qui ont persévéré dans leur besoin ou leur intention de quitter Paris. C’était mercredi après-midi, on est à la veille de Noël…
Il y a ceux qui n’ont pas entendu l’annonce de cette alerte, qui sont allés travailler avec leur moyen de locomotion habituel et qui ont été pris dans la tempête qui s’est déclarée vers 13h et s’est intensifiée de façon très importante dans les heures qui ont suivi.
Il y a ceux qui ont entendu le ministre de l’intérieur et qui de ce fait, ne se sont pas inquiétés.
Il est clair qu’au vu de la situation réelle, il aurait mieux valu se taire. Car, entre la panique de ceux qui ont été surpris par la neige, le manque d’habitude et d’équipement des automobilistes d’Ile de France, les interventions rendues de ce fait difficiles par la DDE, le défaut d’équipement des bus de la RATP qui ont interrompu leur trafic… C’était la pagaille.
A qui la faute ? Faut-il d’ailleurs toujours trouver un responsable ?
Le premier ministre a montré du doigt la météo car elle aurait prévu selon lui « 3 centimètres de neige et non 12 ». D’abord, il ne semble pas que ces affirmations soient exactes. De plus, depuis quant la météo est-elle une science exacte ?
Et, comme le disait quelqu’un sur RMC ce matin, et malgré les menaces de réchauffement climatique qui manifestement ne concernent pas notre pays, il conviendrait que chaque automobiliste intègre que le mois de décembre est en hiver, qu’en hiver, il est normal qu’il neige, et que mettre dans sa voiture à cette saison, une paire de chaînes ou des chaussettes pour pneus, une balayette et une couverture serait une sage précaution.
Dominique Baud
23:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)
09/12/2010
De quel droit?
De la même manière que j’ai trouvé scandaleux que Jean-Marie Le Pen conteste la candidature de l’un de ses fidèles, Bruno Gollnisch, à la tête du Front National, et le traite de « dissident », terme qui se veut particulièrement méprisant dans la bouche des responsables politiques.
De la même manière, je trouve scandaleux que Michel Drucker, journaliste, qui plus est sur une chaine publique, refuse de recevoir Marine Le Pen à son émission « Vivement Dimanche » alors même qu’il y reçoit l’extrême gauche (Jean Paul Mélenchon, Olivier Besancenot…)
Décidemment, notre démocratie est de plus en plus en danger.
Souvenez-vous aussi de mes interventions auprès du CSA, lors des campagnes électorales.
L’équité, c’est normalement « faire à chacun part égale, reconnaître impartialement le droit de chacun ».
Et bien non, pour le CSA, cela signifie donner des temps de parole et des droits à l’image aux représentants des « grands partis » et se contenter de citer le nom des autres candidats. Autant dire les ignorer…
Comment voulez-vous que cela change ?
Dominique Baud
23:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marine le pen, fn, france 2, drucker, équité, démocratie
Jean-Paul Huchon, la saga continue
Jean-Paul Huchon a dit: le Conseil d'Etat "a une réputation d'objectivité, donc moi j'attends avec confiance une décision qui devrait être sereine"
Pour mémoire, il avait remporté le second tour des régionales, le 21 mars dernier, avec 56,69% des voix, contre 43,31% pour la liste UMP-Nouveau Centre de Valérie Pécresse.
J’entends une voix qui me dit : « L’élection ne peut-être annulée car même s’il y a eu irrégularité, celle-ci n’a pas entaché la sincérité du scrutin »
En 2007, j’ai tellement lu et entendu cette phrase…
Vous imaginez ma réaction lorsque j’ai découvert cet usage. Cela revenait à autoriser de fait des irrégularités puisqu’elles ne sont punies que si elles remettent en cause le résultat de l’élection. Je suis toujours aussi scandalisée, mais je suis surprise qu’aujourd’hui, certains autres se disent scandalisés…
Vous comprendrez en lisant ces quelques réactions…
Valérie Pécresse, a dit que "Ce recours se place sur le terrain du droit et de l'éthique, du respect de la loi, il ne se place pas sur le terrain politique", que "les vraies victimes de cette affaire c'est nous, les adversaires de Jean-Paul Huchon, qui avons été placés dans une situation radicalement inéquitable"
Jean-François Lamour, a fustigé "la pression" mise sur le Conseil d'Etat "pour sauver le soldat Huchon". Dans les couloirs de l'Assemblée, il a ironisé sur "le choeur des vierges".
Elisabeth Guigou, considère elle que "cela va nous amener à la solidarité avec Jean-Paul Huchon, c'est absolument certain mais aussi à l'avenir à être extrêmement rigoureux et à systématiquement, dès lors que la droite se comporte comme cela, intenter des recours contre nos adversaires ne fût-ce qu'à titre dissuasif"
Quant à Bertrand Delanoë, il assure que "Si une élection de président d'un exécutif est annulée, ça annule l'élection" tout entière.
Enfin, Dominique Paillé a exprimé "sa stupéfaction face à la pression constante et croissante que les responsables socialistes imposent au Conseil d’Etat"
Et voilà que, comme le dit le conseiller régional UMP d'Ile-de-France Geoffroy Didier,
Tout cela devient-il nauséabond lorsque « nos adversaires osent évoquer un acte de vengeance politique".
Ou,
Tout cela ne pourrait-il y pas faire naître une lueur d’espoir, celle que demain plus personne ne triche, que demain tout le monde respecte la loi, même si au départ, la seule raison en serait de ne pas se faire condamner en justice et invalidé.
L’espoir fait vivre.
Dominique Baud
11:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)
08/12/2010
A suivre avec beaucoup d’intérêt…
Le Conseil d’Etat réclame l’inéligibilité du Président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. Le rapporteur public a prôné l'annulation de sa réélection et son inéligibilité pour un an. Il met en cause le fait que ce dernier n'aurait pas intégré dans ses comptes, une campagne de publicité sur les transports en Ile-de-France organisée quelques mois avant les régionales.
Ce dernier fait valoir que ses comptes ont été "validés par la Commission nationale des comptes de campagne"…
Il oublie que les procédures sont indépendantes, puisque là, il s’agirait d’une procédure judiciaire engagée par un militant de l’UMP.
« Jean-François Lamour et Philippe Goujon, respectivement président du groupe UMP au conseil de Paris et maire du XVe arrondissement, ont salué les recommandations du rapporteur. "M. Huchon a délibérément joué avec le feu, en superposant propagande électorale et campagne de communication institutionnelle. Le recours devant le Conseil d'Etat est parfaitement justifié", ont-ils déclaré. » (source Europe 1)
Je suis heureuse de constater qu’aujourd’hui, ils approuvent un recours devant le Conseil d’Etat, pour cause d’irrégularité au cours d’une élection.
Mais là où cela devient encore plus intéressant c’est lorsqu’on entend Marianne Louis, (conseiller régional PS, mardi 7 novembre sur France info) expliquer la solidarité de tous les élus de la majorité du Conseil Régional d’Ile de France (PS, Verts et Front de Gauche) et annoncer la démission de toute la liste en cas d’invalidation du Président.
Attendons de voir....
Dominique Baud
00:42 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)
06/12/2010
Bien sûr que c’est de la provoc !
Les réponses à Eric Cantona, le renvoyant à son ballon, n’étaient sans doute les meilleures méthodes pour calmer le débat.
Car oui, même si sa proposition faite aux français, de retirer leurs dépôts des banques est de la provocation et pourrait s’avérer très dangereux, son écho (même s’il faut souhaiter qu’il ne se concrétise pas dans les faits) témoigne combien elle est aussi l’expression de l’inquiétude des gens et leur sourde colère de constater que, ce qui nous a fait plonger hier, a refait surface aux profits des mêmes et en toute impunité.
Et revoilà les même bonus extravagants, des paradis fiscaux presque aussi nombreux et qui profitent toujours aux mêmes…
Vos frais bancaires ont-ils diminué, les conseils que vous donne votre banquier dans la durée justifie t-il des frais exorbitants prélevés pour un oui ou un non sur votre compte, les conditions de négociation ou d’acceptation de crédit sont-elles plus souples ou toujours aussi discriminatoires et inéquitables, le crédit moyen de votre compte est-il rémunéré autant que le montant qui vous est prélevé au titre des agios en cas de découvert ?
Un conseil : il ne faut pas choisir une banque, il faut choisir un interlocuteur, celui qui vous écoutera, à qui vous pourrez faire confiance, qui saura vous conseiller et qui saura pour vous aider aux pires moments autant que vous solliciter dans les périodes fastes, et ne rester dans cette banque qu’à ces conditions.
Car peu importe la banque, c’est la personne que vous avez en face de vous qui compte.
Cette provocation ne me fait pas rire, car les conséquences en seraient trop graves, mais peut-être pourrait-elle s’avérer utile si la crainte ainsi provoquée auprès des dirigeants les obligeait à regarder autour d’eux et à en tirer profit… pour leurs clients.
Dominique Baud
22:39 Publié dans Finances | Lien permanent | Commentaires (0)





