18/09/2011
Boycott
Je vous invite à boycotter TFI à 20h ce soir. Vous avez compris, je veux parler de l’interview de DSK.
Il serait «… malheureux…», «…La justice américaine ne lui reprocherait plus rien, mais sa vie aurait été dévastée…», « …les qualités d'homme d'Etat sont intactes, même si sa réputation est entamée», voici quelques phrases de Jean-Christophe Cambadélis…
Alors, pour renouer le dialogue avec les Français, DSK se serait invité sur le plateau de TF1 ce soir. Mais n’a-t-il pas été sur les devants de la scène française et internationale trop souvent et trop longtemps depuis le mois de mai dernier.
Car même s’il n’y a que lui qui sache la vérité, même si les témoignages et comportements de Nafissatou Diallo et de Tristane Banon restent flous, ambigus, pleins de contradictions, même s’il doit bénéficier comme tout un chacun de la présomption d’innocence, trop, c’est trop.
Haro sur les sondages, certes. Pour autant, une majorité de Français, même parmi ceux, de gauche ou de droite, qui avant ces évènements, auraient peut-être pu voter pour lui, souhaite qu’il se retire de la vie politique.
Il n’est même pas sûr que, malgré ses compétences déclarées et reconnues en terme économique, un candidat socialiste aux primaires ait aujourd’hui envie d’avoir son soutien.
Ces circonstances, ajoutées, au mépris des médias envers ce qu’ils appellent les petits candidats aux élections nationales, notamment aux législatives, font que je ne peux que m’insurger contre la place qui sera donnée ce soir à DSK sur les ondes.
Le meilleur moyen d’exprimer son désaccord est de Boycotter l’émission. Mais j’ai peur que la curiosité prenne le dessus même sur une réelle désapprobation.
Dominique Baud
18:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dsk, tf1, primaires socialistes, présidentielle 2012, plainte, abus sexuel
17/09/2011
Similitudes
Aujourd’hui, nous apprenons que les juges de la cour d’appel ont relaxé Brice Hortefeux suite à des propos prononcés il y a un an, concernant les arabes, à savoir "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a un problème".
Pour la cour d’appel, ceci ne constitue pas une injure publique susceptible d'entraîner une condamnation, considérant que ces propos ont été prononcés en privé, sous couvert de confidence… et que dans le cas d’injures non publiques, une association n’a pas le droit de se constituer partie civile et que donc la plainte n’est pas recevable.
Relaxe…
Cela tout en reconnaissant le mépris et l’outrance de ces propos, pleins de préjugés, donc punissables
Ne serait-il pas allé assez loin pour être puni…. Ou serait-ce une question de personne ?
Cela me rappelle le jugement du tribunal administratif lorsqu’en 2008, j’ai fait recours pour demander l’annulation des élections municipales du XVème arrondissement, du fait du « trafic » qu’orchestrait une élue conseiller de Paris sortante et candidate, qui non seulement sur plusieurs bureaux de vote allait chercher des personnes âgées pour les faire voter mais en sus et devant témoin, les conseillait avec ces mots : « celui-là vous le jetez, celui là vous le mettez dans l’enveloppe ».
Vous avez compris qu’elle parlait des bulletins de vote, il fallait jeter le mien et mettre dans l’enveloppe celui de la liste officielle sur laquelle elle était candidate.
Les juges n’ont pas pu contester les faits puisqu’il y avait des témoins. Mais, selon le tribunal, ces tricheries n’altéraient pas « la sincérité du vote », entendez que cela ne changeait pas le résultat final du fait de l’écart de voix.
Alors relaxe…
Finalement, la triche n’a pas été assez importante…. Ou serait-ce une question de personne ?
Des similitudes, vous ne trouvez pas…
Dominique Baud
00:28 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : relaxe, hortefeux, cour d'appel, tribunal administratif, recours, tricheries, injures, municipales xvè
15/09/2011
Surenchère
On est dans une sorte de surenchère pourtant on en a de moins en moins les moyens.
En 2009, la France recevait Kadhafi… tapis, rouge, tente du désert et tout ce qui va avec.
En février 2010, on lui faisait la guerre.
Aujourd’hui on le recherche pour le tuer, l’emprisonner voire le juger…
En Mai 2011, le Président Français reconnaissait les responsables du Conseil National de Transition suite au mouvement d’insurrection Libyen. Une réunion, somme toute assez prématurée selon l’avis des initiés a déjà eu lieu à Paris, le 1er septembre dernier.
Et aujourd’hui, pour un bain de foule et d’acclamations, à l’occasion d’une visite éclair de moins de 48h, deux avions et quelques 160 Policiers sont mobilisés, Et comme la question n’est plus de sauver des vies, j’ose demander combien tout cela va nous coûter.
Et qui nous dit que demain, la situation en Lybie ne sera pas pire qu’aujourd’hui. Que sait-on de la montée d’AL Qu’Aïda, du devenir du stock d’armes accumulé ces derniers mois...
Car, qui est Mustafa Abdeljelil, Président du CNT, un ancien ministre de la Justice qui a fait condamner à mort les infirmières bulgares ?
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/quand-le-chef-des-rebelles-libyens-oeuvrait-pour-kadhafi_977428.html
Qu’est ce qui se cache réellement derrière le CNT ? Qui est l’actuel gouverneur de Tripoli, si ce n’est Abdel Hakim Belhaj, issu du Groupe islamique de combat en Libye (GICL), une formation extrémiste proche d’Qaïda
http://www.france24.com/fr/20110830-libye-abdelhakim-belhadj-islamistes-djihad-tripoli-chef-militaire-kadhafi-cnt-cia-gicl-combat-guerre-bataille
Et n’oublions pas que Kadhafi est toujours en vie !!!!
Dominique Baud
17:36 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lybie, voyage éclair, bain de foule, surenchère, démocratie, islam
14/09/2011
« Il y a les élus et les nommés »
Une phrase juste de Pierre Charon, à côté d’une autre réflexion de macho tout à fait regrettable…et pourtant si fréquente dans le milieu politique. J’ai un catalogue d’exemples qui pourrait gêner ceux là même qui s’insurgent aujourd’hui.
Mais dire « qu’il y a les élus et les nommés», même si cela peut porter à sourire car Pierre Charon en a bien profité dans le passé, correspond chaque jour davantage à la réalité des investitures et donc à ceux qui ont les responsabilités politiques dans notre pays.
Car, comment sont décidées les investitures ? Non pas au travail, au mérite, à la disponibilité, à l’enthousiasme, à la proximité… mais à la récompense, à la compensation, à la soumission…en remerciement…à l’ombre des chambres d’investiture des partis politiques que ne sont autorisés à fréquenter que les parlementaires et les anciens ministres.
Je m’étonne que certains soient aujourd’hui choqués à l’écoute d’une telle phrase ou plutôt, je comprends que cette phrase les gêne, tant elle est vraie et tant sa réalité a permis la mise en place de bon nombre des députés, des sénateurs, des présidents de…d’aujourd’hui.
En 2007, on mettait « une étiquette au cou d’un âne, l’âne était élu » avais-je dis avec désespoir et réalisme. Mais les choses seront-elles similaires aujourd’hui et en 2012 ? Pas sûr. Souvenez-vous, les DVD ont régné aux dernières cantonales. Ils pourraient créer la surprise aux législatives de 2012.
Le seul discours des chefs de parti, des candidats investis, est la menace de perdre pour valider ainsi des listes nommées en haut lieu, ne laissant plus aucune place à personne d’autre. Et au nom de cette unité qu’ils ont eux-mêmes maltraitée et fragilisée en n’écoutant personne, il faudrait que tout le monde cède.
Je ne peux pas souhaiter que le sénat passe à gauche. Mais qu’est-ce qui est le plus important. Que notre pays piétine chaque jour davantage la démocratie au travers de l’autoritarisme des chefs de parti et de leur intérêt personnel ou qu’on en prenne le risque, rien que pour montrer que ce n’est pas un risque, sauf à qu’il faudra ensuite compter avec des élus d’une autre trempe.
Pierre Charon est-il l’homme de la situation ? Je ne sais pas. Je n’ai pas pu apprécier son efficacité au Conseil de Paris tant il était absent. Mais aujourd’hui, il a un certain cran, ne serait ce parce qu’il a démissionné de ses autres fonctions pour être libre de se consacrer à sa campagne.
Quant à certains qui sont sur sa liste, j’ose à peine me souvenir de leur virulence, de leur désapprobation, de leur violence lorsque j’avais présenté ma candidature aux législatives en 2007, dans un contexte somme tout très différent. Pour mémoire, un député sortant de 75 ans qui ne devait pas se représenter, un engagement écrit du Président de la République de « donner » l’investiture dans ma circonscription à une femme ou à quelqu’un issu de la diversité allant même jusqu’à donner le nom de ceux qui ne seraient pas retenus… et pourtant…, bref, une candidature d’élue de terrain, active, disponible… face au parachutage d’un ancien ministre.
Et enfin, pour la première fois aujourd’hui, je constate sur internet que tout le monde n’a pas oublié : des internautes avisés se souviennent de la candidature dissidente aux sénatoriales de 2004 de Philippe Goujon, président de la fédération UMP de Paris, … Et oui. Il voulait être tête de liste. A L’époque il dénonçait lui aussi, le « diktat »…, le manque de renouvellement…Force est de constater qu’il n’a eu de cesse de faire tomber le candidat pressenti pour prendre sa place et devenir in extremis, le candidat officiel. Puis, une fois sénateur, il y oublié ses promesses de candidat, n’a même pas terminé son mandat pour se faire élire député en 2007, passant ainsi d’une assemblée à l’autre au mépris des électeurs et faisant perdre au 15ème son 3ème parlementaire.
« Nemo auditur propriam turpitudinem allegans ».
Dominique Baud
00:52 Publié dans Sénatoriales Paris | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : pierre charron, dissidence, sénatoriales, paris, droite, ump





