11/09/2011
Au revoir Jean-François
Le nombre de personnes présentes à l’émouvant hommage de ce samedi en l’église de Saint-Augustin atteste, si besoin est, des qualités humaines de cet élu qui aimait les autres…
Dominique Baud
« La mort n’est rien, je suis seulement passé dans la pièce, à côté.
Je suis moi, vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours.
Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné,
Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait,
N’employez pas un ton solennel ou triste,
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble,
Priez, souriez, pensez à moi.
Que mon nom soit prononcé comme il l’a toujours été,
Sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre.
La vie signifie ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé, simplement parce que je suis hors de votre vue.
Je vous attends. Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin
Vous voyez, tout est bien. »
Charles Peguy
01:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean-françois divry, mairie xviiè, décès, homme de terrain
08/09/2011
Problème de couple…
Décidemment rien n’arrête Ségolène Royal.
Il fut un temps où, à l’occasion de sa candidature en 2007, j’ai trouvé qu’elle avait un certain cran. Le cran d’affronter les « éléphants » du parti socialiste, de faire partager ses convictions au plus grand nombre jusqu’à être retenue pour être LA candidate, la candidate de tous les « culots ».
Aujourd’hui, je trouve que son attitude frise le ridicule.
Dimanche, à la Rochelle, elle expliquait devant la caméra ce qu’elle pensait des sondages et demandait publiquement depuis quand on devait les croire.
Et hier, à l’annonce d’un sondage favorable à François Hollande, elle a saisi la Haute Autorité des primaires citoyennes déclarant que les sondages publiés régulièrement nuisent au débat et à l’égalité entre les candidats.
Mais ne serait-ce pas plutôt parce qu’elle n’est plus la favorite comme par le passé ou parce que celui qui la devance et devance même tous les autres est son ex-conjoint, le père, tout de même de ses 4 enfants.
Ce n’est pas un divorce qui se passe mal… Et pour cause…, mais cela ressemble plus à un règlement de compte d’un vieux couple qu’à autre chose.
Et dans son élan et selon les professionnels, elle devrait plutôt saisir la commission des sondages plutôt que la haute autorité aux primaires... En effet cette dernière est indépendante et vérifie les enquêtes et les instituts et peut même demander des rectifications dans les médias.
Une chose est sûre, si j’allais voter pour les primaires socialistes, je ne voterais pas pour elle.
Mais, j’aurai préféré aller voter à des primaires pour choisir mon candidat pour la droite.
Dominique Baud
13:06 Publié dans Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : primaires socialistes, ségolène royal, sondages, françois hollande, présidentielles 2012
07/09/2011
La nouvelle taxation des plus values mobilières agite la classe politique
Philippe Bouvard a dit : « L’assemblée nationale est une réunion de parlementaires auxquels le gouvernement ne demande plus leur avis que s’ils sont majoritairement d’accord »…
N’aurait-il plus raison ? Du moins jusqu’à juin 2012, l’heure du renouvellement !!!! ».
Jusqu’à présent, lors de la vente d’une résidence secondaire, la plus value était réduite de 10% par année de détention au-delà de la cinquième, pour aboutir à une exonération totale au bout de 15 ans.
Après l’annonce de la suppression de cette mesure à effet immédiat le 24 août dernier, les réactions qui ont suivi et les débats à l’assemblée nationale, ont conduit le gouvernement à revoir sa copie.
C’est ainsi que nous pourrions avoir aujourd’hui la version définitive du texte.
Ainsi, le projet prévoit dorénavant que la plus value immobilière en cas de vente d’une résidence secondaire, d’un logement vide, d’un terrain…soit taxée au taux de 32,5% (taxe de 19% à laquelle il faut ajouter les prélèvements sociaux relevés à 13,5%°) mais intègre un abattement lié à la durée de détention du bien pour aboutir à une exonération totale de l’impôt sur la plus value après 30 ans de détention de l’immeuble,
Soit
2% d’abattement entre la 6è et la 17è année de détention
4% d’abattement de la 18ème à la 24ème
Et 8% de la 25ème à la 30ème année
Par ailleurs, cette réforme ne sera applicable qu’à compter du 1er février 2012.
Certes, on peut noter de grands changements par rapport au projet initial.
Il n’en demeure pas moins que je continue à plaider pour plus d’équité, à savoir
-Considérer que ne pas être propriétaire de sa résidence principale n’est pas un choix, surtout dans une grande ville ou pour les familles nombreuses, et qu’il est injuste de taxer ainsi une opportunité d’acquisition puis de vente d’une résidence secondaire, même à celui qui n’aurait que cela.
-Affirmer que, taxer de la même manière, qui plus est en situation de crise, une vente de 3.000.000€ et de 150.000€ n’est pas juste.
-Contester que ne soit pas prévu une pondération du montant de la plus value du fait des travaux qui ont pu y être faits.
Dominique Baud
17:57 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : plus values immobilières, taxation, rigueur, assemblée nationale
06/09/2011
C’est ce qui a été annoncé… le 24 Août 2011….
Un Objectif,
Trouver un milliard d'euros d'économie en 2011 et onze milliards en 2012 pour réduire le déficit public à 3% du PIB en 2013, avec des prévisions de croissance ramenées de 1,75% du PIB, à 2% en 2011 et à 1,75% en 2012 contre 2,25% initialement prévu.
Une Promesse,
« Ni rigueur, ni hausse d’impôts, ni perte de pouvoir d’achat… » !
Hausse des prix du tabac, de l'alcool et des sodas, 6% en octobre et à nouveau de 6% l’an prochain pour les cigarettes, 90cts par litre en sus pour les alcools forts et une taxe anti-obésité pour 2012 soit, 1 milliard d'euros en 2012.
Taxation des plus hauts revenus au-delà de 500 000 euros de revenu fiscal annuel, taxe exceptionnelle pour 2012 de 3% soit, 200 millions d'euros en 2012.
Heures supplémentaires, abattements bénéficiant aux salariés maintenus mais allégements de charges des employeurs abaissés sur les bas salaires même si maintien des exonérations au titre des heures supplémentaires soit, 600 millions d'euros en 2012.
Niches fiscales, 10% de « rabot » sur une vingtaine de niches fiscales dont la loi Scellier sur l'investissement locatif, le crédit d'impôt sur les équipements écologiques et l'investissement en Outre-mer….soit, 5,7 milliards d'euros en 2013.
Contribution sociale généralisée (CSG), suppression ou réduction de certaines dérogations soit 800 millions d'euros en 2012.
Taxation des plus-values immobilières, suppression de l’abattement de 10% par an sur les plus-values immobilières (soit exonération au-delà de 15 ans), en cas de vente d'une résidence secondaire, d'un bien locatif, de logements vacants ou de terrains constructibles, pour les ventes réalisées à compter du 24 août 2011et taxation de la plus-value à 19% (moins l’inflation constatée depuis la date d'acquisition), soit, 2,2 milliards d'euros en 2012.
Revenus du capital, taux des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine (intérêts, dividendes, assurance-vie) de 12,3% à 13,5% dès 2011. 1,3 milliards d'euros en 2012.
Complémentaires santé, taxe prélevée auprès des mutuelles de 7% sur les contrats de complémentaires santé "responsables" et de 7 à 9% sur les contrats dits « non responsables » (Les contrats de santé «responsables» sont ceux qui ne remboursent pas les franchises (1 euro par consultation, 50 centimes par boîte de médicaments...) ni les suppléments pour les consultations chez les spécialistes hors parcours de soins, et ne fixent par leurs cotisations selon l'état de santé de l'assuré) 1 milliard d'euros en 2012.
TVA sur les entrées des parcs à thème de 5,5% à 19,6%, soit 90 millions d'euros en 2012.
Hausse du forfait social, prélèvement des entreprises 6 à 8% sur les sommes versées à leurs employés au titre de l'épargne salariale soit 400 millions d'euros en 2012.
Dépenses de l'Etat, un effort supplémentaire »…estimé à 1 milliard d'euros en 2012.
Véhicules de société, les plus polluants taxés, soit 100 millions d'euros en 2012.
Impôt sur les sociétés, harmonisation des règles en matière de fiscalité des entreprises entre la France et l'Allemagne.
Quelques commentaires…En attendant le verdict final, car il n’a échappé à personne que plusieurs mesures sont déjà abandonnées, d’autres suspendues, d’autres amendées…
Un peu de concertation préalable avec les parlementaires aurait fait meilleur effet et rendu les choses plus crédibles.
S’agissant de la suppression ou réduction de certaines dérogations de prélèvements sociaux, nous restons dans l’attente d’éléments précis, de même que s’agissant de l’effort supplémentaire des dépenses de l’état, le comble.
S’agissant de la taxation des plus hauts revenus, j’opterai plutôt pour un barème progressif, par exemple, une taxe de 2% pour les revenus de plus de 360.000€ mais pouvant aller jusqu’à 10% pour ceux qui ont un revenu fiscal annuel supérieur à 5.000.000€ avec des paliers intermédiaires (par exemple, 3% au-delà de 500.000€, 5% au-delà de 1.000.000€ et 7% au-delà de 2.000.000€). Cela répondrait aux offres de certains grands patrons, ce serait plus juste et plus significatif, et rapporterait bien plus que 200 millions d'euros.
S’agissant de la hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine(intérêts, dividendes, assurance-vie) de 12,3% à 13,5% dès 2011, ne pas faire de distinction en terme de montant du capital constitué conduit à taxer le « petit épargnant », celui qui fait des efforts pour gérer son budget, faire des économies, et préparer l’avenir de ses enfants et sa propre retraite comme le « gros rentier ». C’est donc très injuste d’autant que tous les ans, ce taux de prélèvement est relevé et touche donc toujours les mêmes et pas du tout éducatif… Pourquoi continuer à épargner.
Enfin, je trouve la suppression de l’abattement de 10% par an sur les plus-values immobilières en cas de vente d'une résidence secondaire abusive à plusieurs titres : son effet immédiat (24 Août 2011) mais aussi le fait qu’on taxerait ainsi la vente d’une résidence secondaire, sans distinguer celui qui n’a que cela. J’ai exprimé la même chose s’agissant de l’ISF, avec l’abattement de 30%. Ne pas être propriétaire de sa résidence principale n’est pas un choix, surtout dans une grande ville ou pour les familles nombreuses. Par contre des familles peuvent avoir l’opportunité de l’achat d’une résidence secondaire. Par ailleurs, taxer de la même manière, qui plus est en situation de crise, une vente de 3.000.000€ et de 150.000€ ne m’apparaît pas juste. Pas plus que de ne pas pondérer des travaux qui ont pu y être faits et permettre cette plus value.
En conclusion,
Une taxe exceptionnelle temporaire faible et sans pallier intermédiaire, pour les plus hauts revenus,
Des augmentations durables pour les autres,
Aucun exemple donné par les ministres et parlementaires sous prétexte que cela ne changerait pas grand-chose. Il est choquant qu’ils ne donnent pas l’exemple.
Quant au dossier de la dépendance… Il parait qu’il serait plus irresponsable de le traiter que de le suspendre….
Dominique Baud
17:12 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise, rigueur, économie, dépendance, impôts, plus value
05/09/2011
Pas de quoi pavoiser
Nombreux sont ceux qui, à gauche comme à droite se sont glorifiés à l’idée du procès voire même d’une condamnation de Jacques Chirac
On ne peut valider des pratiques trop « courantes » que ces emplois fictifs pour s’attacher des soutiens supplémentaires et changer le cours de l’histoire.
Pour autant, je ne suis pas convaincue que d’autres, et encore aujourd’hui, ne continuent pas à cautionner ces pratiques, voire à en profiter, même si l’apparence est de mise.
Personne n’osera, mais des investigations sur le travail réellement effectué ou pour le compte de qui il est réellement effectué, par des collaborateurs, des conseillers…toujours plus nombreux, dans les ministères, dans les conseils régionaux, dans les communes… relèveraient sans doute des surprises. Surtout à l’approche d’élections capitales.
Ne croyez-vous pas qu’il y ait souvent de l’amalgame et que les partis politiques profitent aisément des structures publiques pour étendre leur influence. Et c’est quoi d’autre que de l’emploi fictif indirect….
Et lorsque des élus, qui touchent une indemnité significative (parlementaire, député européen, conseiller de Paris, conseiller régional…) brillent par leur absence, cela s’appelle comment ?
Pour revenir au procès de Jacques Chirac, et même si cela ne saurait être une excuse,
Réalisez-vous la souffrance des anonymes lorsqu’ils sont contraints de constater la maladie de l’un de leurs proches, je parle de cette maladie traumatisante qu’est la maladie d’Alzheimer qui annihile les facultés mentales des plus forts.
Imaginez donc la souffrance d’une famille donc le malade a occupé de telles fonctions et a eu une telle aura, tant sur la France que sur la scène internationale, et qui doit aujourd’hui en parler ouvertement à la terre entière.
Alors oui, je suis favorable à la suppression de cette immunité dont bénéficient certaines personnes uniquement au travers de leurs fonctions. Je suis même favorable à l’interdiction pour un ministre qui a du démissionner pour « faute » ou « mise en examen », de retrouver son poste de député ou autre fonction prestigieuse. C’est trop facile…
Pour moi, c’est plus grave que de juger un homme fatigué pour des affaires datant de plus de 20 ans et dont on sait à l’avance que la condamnation sera avec sursis. Car finalement cela conduit à condamner ce que certains ont fait dans le passé, tout en perpétrant des pratiques très similaires.
Dominique Baud
11:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacques chirac, procès, emplois fictifs, immunité, parti politique
Les bonnes vieilles méthodes
La récente sortie du livre où l’on trouve des déclarations du juge Prévost-Desprez peut porter à discussion,
Le fait que l’infirmière de Mme Bettencourt dénonce des propos qui lui sont imputés et qu’elle n’aurait jamais tenus, peut aussi conduire à s’interroger
Mais il n’y a pas d’ambigüité lorsque cette dernière parle des pressions et des menaces de mort dont elle aurait été l’objet, lui promettant que « son corps risquerait d’être retrouvé dans la Seine ».
Et lorsqu’elle explique que c’est pour ces raisons qu’elle n’a pas osé porter plainte n’ayant pu, de plus, trouver d’avocat pour s’occuper d’elle « au motif qu’il s’agissait d’une affaire sensible ».
On se retrouve sur un terrain que je connais bien, et face aux bonnes vieilles méthodes de certains représentants du pouvoir, ceux pour qui les électeurs continuent de voter, car, soit ils ignorent ce qu’ils sont vraiment et de quoi ils sont capables, soit ils ne veulent pas y croire, car cela leur parait trop gros… Et pourtant.
Pas besoin d’aller très loin, restons dans le XVème arrondissement de Paris.
Ma candidature aux élections législatives en juin 2007, m’a valu menaces, insultes, … puis, classement sans suite des plaintes pour diffamation, …perte des procès-verbaux …, rejet des recours auprès du tribunal administratif et du conseil d’Etat,…, et ce malgré une reconnaissance de la fraude… mais fraude jugée insuffisante pour sanctionner leurs auteurs…
Elle est où… La Morale ?
Dominique Baud
00:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : menaces, violence, politique, bettencourt, infirmière, juge prévost-desprez





