16/10/2011
Cette fois, c’est dit
François Fillon a maintenant clairement annoncé la couleur. Il quitte la Sarthe, il veut Paris. En fait, il explique qu’après avoir occupé la place pendant 30 ans dans la Sarthe, il la laisse place à une nouvelle génération, pour « apporter sa compétence, son enthousiasme, sa fraîcheur à l'engagement politique »
C’est sa façon à lui de vendre son parachutage à Paris.
Pourtant, il ne vient pas à Paris pour gagner une circonscription de gauche et mettre sa longue expérience face à un défi qui aurait du panache et une réelle utilité. Non, comme d’autres avant lui, il s’installe dans une circonscription bien à droite, où il n’y aura aucun suspense.
Il est en train de décevoir même ceux qui l’appréciaient.
Arrêtons nous une seconde sur l’image peut donner son annonce : qu’il pense que les présidentielles sont perdues… qu’en juin prochain, il ne sera plus ministre…qu’il veut satisfaire une ambition personnelle et assurer son avenir… Alors même que la France va mal, que la dette s’accroit…que la crise financière dure…, que le chômage augmente…Et qu’à ce jour, il est toujours 1er ministre.
Paris va s’alourdir d’anciens ministres sans ministère, quel renouvellement.
Sans parler du fait qu’ainsi on peut s’interroger sur la réelle représentation de la population parisienne si toutes les places sont prises par des notables face auxquels il sera difficile de s’opposer.
Va-t-il falloir que les candidats parisiens s’expatrient si on veut une assemblée nationale riche d’autres talents que de celles d’anciens ministres ou d’élus cumulant tant les mandats que les années de mandat !!!
Sans parler bien sûr de la maigre représentation des 52% de femmes, électrices.
Car, et je ne le répèterai jamais assez, « Pour changer les choses, il faut changer les gens ».
Et maintenant, que va faire Rachida Dati, qui non contente d’être député Européen, Conseiller de Paris et Maire du 7ème arrondissement, déclare depuis des mois qu’elle sera candidate dans cette même circonscriptions, aux législatives de juin 2012. Va-t-elle mettre ses menaces à exécution et se présenter dans le XVème arrondissement, pour prendre à Philippe Goujon, la 12ème circonscription de Paris ?
Quant au président du groupe UMP au Conseil de Paris, il est normal qu’il approuve, puisque lui aussi est arrivé à Paris, après avoir été ministre, dans une circonscription où, en 2007, la droite avait toutes les raisons de gagner. Mais voilà, 2012… Ce n’est pas 2007
Il ne suffira qu’il ouvre, enfin une permanence, pour gagner.
Dominique Baud
19:11 Publié dans Législatives 2012 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : législatives 2012, françois fillon, philippe goujon, jean françois lamor, rachida dati, paris, droite
13/10/2011
La belle excuse
2 morts, 6 blessés graves, 39 blessés légers…
Et on entend le secrétaire d’état chargé des transports déclarer « que ce passage à niveau n'était pas classé comme "préoccupant"»… La belle excuse. Il n’y a pas mieux comme signe de compassion envers les victimes et leurs familles.
Et nous sommes une fois de plus confrontés à une discordance grave et lourde de conséquences des autorités lorsqu’on apprend, selon une source de Ouest France qu’au niveau de la préfecture, et en 2008, ce passage à niveau avait été qualifié de « plus dangereux de Bretagne ».
J’évoque ici, comme vous l’avez compris, la collision mortelle à un passage à niveau près de Rennes, entre un poids lourd et un train régional contenant 170 personnes. Mais oui, pas n’importe quel passage à niveau, celui où en 2007 il y avait déjà eu un accident identique et plus de quarante blessés.
Encore un poids lourd qui, sans doute du fait de sa taille, se croit plus fort que les autres, invincible et a fait abstraction du danger qu’il peut être pour autrui. On en rencontre régulièrement sur les autoroutes, routes et même en ville… Nous serions nombreux à pouvoir témoigner de leurs excès de vitesse, des blocages qu’ils provoquent aux carrefours…Et combien de fois sont-ils sanctionnés? Même mal garés, ils n’ont que très rarement des contraventions.
Et bien là, et selon un témoin, alors qu’il aurait pu freiner et s’arrêter au feu rouge, il a préféré passer car les barrières n’étaient pas baissées. Mais voilà, la remorque n’est pas passée et est revenue comme un boomerang sur le train : 2 morts, 6 blessés graves, 39 blessés légers…Et lui est toujours en vie !!!
Sans parler des retards dans les investissements prévus pour éviter ces accidents dramatiques qui reviennent à épisodes réguliers.
Que faudrait-il donc pour que les autorités prennent les mesures qui s’imposent… Que les personnes disparues ne soient pas pour eux des inconnus, mais des personnes proches. Quel gâchis.
Dominique Baud
23:45 Publié dans Sécurité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : accident, passage à niveau, camion, ter, rennes, saint medard
Comme à Marseille…
Récemment, je découvrais, sidérée, de drôles de pratiques à Marseille… Un reportage télévisé sur un racket organisé de certains individus qui en toute impunité se sont octroyés la propriété d’un terrain inoccupé et exigent en retour une rétribution pour permettre aux automobilistes de s’y garer.
Qu’est-ce qui est le pire dans cela, que cela existe ou que cela continue à exister en toute impunité devant des autorités, et que cela soit en sus, validé en quelque sorte par un reportage télévisé.
Et bien ne croyez pas que cela n’existe qu’à Marseille.
L’autre jour, j’avais à faire en banlieue parisienne. Au début, je n’avais pas compris. J’ai voulu me garer dans un parking, à proximité d’un établissement public. Impossible, les voitures semblaient se remplacer mutuellement. J’ai donc tenté ma chance un peu plus loin, même manège. J’ai donc décidé de revenir au premier parking et de me poser en observateur. Pendant 20 mn, j’ai observé un manège surprenant. Des individus, tous étrangers, se gardaient mutuellement des places sur cet espace gratuit. Dès qu’une place se libérait, un homme ou une voiture sortis de nulle part, bloquaient la place pour un « copain ». Manège impressionnant d’efficacité et imparable pour une blanche comme moi. Je parle rarement ainsi, mais la seule blanche à vouloir se garer a du se résigner, au bout d’une heure à chercher, beaucoup plus loin, un parking payant…
Dominique Baud
00:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : marseile, rackets, parkings, étranger, squatts
Comme à Marseille…
Récemment, je découvrais, sidérée, de drôles de pratiques à Marseille… Un reportage télévisé sur un racket organisé de certains individus qui en toute impunité se sont octroyés la propriété d’un terrain inoccupé et exigent en retour une rétribution pour permettre aux automobilistes de s’y garer.
Qu’est-ce qui est le pire dans cela, que cela existe ou que cela continue à exister en toute impunité devant des autorités, et que cela soit en sus, validé en quelque sorte par un reportage télévisé.
Et bien ne croyez pas que cela n’existe qu’à Marseille.
L’autre jour, j’avais à faire en banlieue parisienne. Au début, je n’avais pas compris. J’ai voulu me garer dans un parking, à proximité d’un établissement public. Impossible, les voitures semblaient se remplacer mutuellement. J’ai donc tenté ma chance un peu plus loin, même manège. J’ai donc décidé de revenir au premier parking et de me poser en observateur. Pendant 20 mn, j’ai observé un manège surprenant. Des individus, tous étrangers, se gardaient mutuellement des places sur cet espace gratuit. Dès qu’une place se libérait, un homme ou une voiture sortis de nulle part, bloquaient la place pour un « copain ». Manège impressionnant d’efficacité et imparable pour une blanche comme moi. Je parle rarement ainsi, mais la seule blanche à vouloir se garer a du se résigner, au bout d’une heure à chercher, beaucoup plus loin, un parking payant…
Dominique Baud
00:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marseille, étrangers, squatts, parkings, délit de faciès
11/10/2011
Ouvrez les yeux
Décidemment alors que bon nombre d’hommes et de femmes politiques, même de droite, reconnaissent enfin aujourd’hui, qu’organiser des primaires est plus digne d’un pays démocratique que de vouloir imposer un candidat unique choisi par lui-même et son entourage et non par les français, Jean François Copé, lui, persiste et signe… Il fustige, et de fait se discrédite lui-même, mais entraîne de fait les autres avec lui.
Et bien je doute qu’avec ce qu’on entend tous les jours un peu plus fort, ce genre de propos améliore les chances de victoire de la droite en mai 2012.
Car tout de même, presque 2.500.000 de français qui se déplacent, alors même qu’à certaines élections récentes « officielles », on atteint pas toujours, voire même de moins en moins souvent, 50% de votants, c’est tout de même plutôt bien.
J’étais, je suis toujours et serai encore demain favorable aux primaires. Osez le faire, et vous verrez, vous obtiendrez des français beaucoup plus de respect et par ricochet, je veux le croire, beaucoup plus de discipline de vote une fois cet exercice passé, que de vouloir imposer un candidat, dont semble t-il seule une minorité de français veut encore.
Mon choix est fait, vous le savez, c’est Alain Jupé.
Dominique Baud
14:54 Publié dans Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alain jupé, présidentielles 2012, nicolas sarkozy, primaires, 2012, hollande, aubry





