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06/03/2011

Grave erreur,

J’entends de-ci delà, je lis de-ci delà, que la gauche rend l’UMP responsable du résultat du sondage qui donne Marine Le Pen en tête au 1er tour des élections présidentielles de 2012 et que dans le même temps, ces mêmes responsables de l’UMP en relativisent, voire même minimisent la portée…

Bien sûr qu’il faut toujours relativiser  un sondage, sinon il serait inutile de faire des élections. Il est vrai que les opaques commissions d’investiture ne sont d’ailleurs que des chambres de nominations.

Bien sûr, il y a ceux qui, déçus, déclarent aujourd’hui qu’ils vont voter pour Marine Le Pen, et qui au dernier moment, ne le feront pas. Et il y a aussi ceux qui disent qu’ils ne voteront jamais pour le FN, et le feront quant même ou l’ont déjà fait mais ne le diront pas. C’est toute la réalité des limites de la liberté d’expression dans notre pays. Il y a aussi ceux qui décideront de leur vote au dernier moment.

Mais rien aujourd’hui ne peut exclure le fait que le Front National puisse se retrouver face à la gauche au soir du 1er tour des élections présidentielles de 2012. Alors, il est d’urgent d’en tirer dès maintenant toutes les conséquences.

Je le redis aujourd’hui et me suis souvent exprimée sur le sujet, les électeurs du Front National (sauf une frange marginale) ne sont en aucun cas des extrémistes, seulement des gens qui en ont assez de voir toujours les mêmes, faire toujours les mêmes promesses et ne pas les tenir.

Et dire que  "Tout le monde sait, y compris ceux qui aujourd'hui manifestent leur intention de voter Le Pen, que voter Front national c'est être assuré qu'on ne vote pas pour quelqu'un qui apportera des solutions mais simplement qui mettra les problèmes sur la table sans jamais apporter de solutions … », est tellement méprisant et irrespectueux des électeurs, que cela ne peut être que contreproductif.

A la place de celui ou de ceux qui se sont exprimés ainsi, je me méfierai des réactions induites par leurs déclarations.

Car attention, ceux qui aujourd’hui, dans les réunions, dans les dîners, au hasard d’une conversation, annoncent qu’ils voteront pour Marine Le Pen tant ils sont déçus, ne sont pas les mêmes qu’en 2002.

 

C’est très sérieux, mais qui sait, ceux qui me liront du côté de l’UMP penseront peut-être que je « bluffe » comme lorsque je m’exprime sur des sujets concernant notre arrondissement. Ceux qui n’ont toujours pas compris qu’au delà des ambitions personnelles, il y a des gens qui comme moi, considèrent que la politique c’est être au service des autres et des intérêts communs de nous tous, citoyens français et fiers de l’être.

Dominique Baud 

04/03/2011

A quoi on joue !!!

A l’heure où nous vivons une grave crise économique et financière, à l’heure où n’importe lequel d’entre nous peut-être touché par le chômage avec toutes les conséquences financières et psychologiques que cela entraîne, à l’heure où chacun se préoccupe des  lendemains incertains, de sa retraite, de la façon dont il va gérer sa fin de vie, en France, on légalise les jeux en ligne.

A-t-on pensé aux risques et conséquences que cela peut entraîner, à la dépendance qui peut faire plonger le joueur et entraîner avec lui le désastre de toute une famille ?

On accuse les banques de ne pas respecter les règles pour empêcher le surendettement des familles mais, en légalisant de telles pratiques, on abuse aussi des plus fragiles.

Jusqu’où la responsabilité du joueur, jusqu’où la responsabilité de l’état et de ses représentants  car il est évident que cela va inciter les joueurs à parier plus et augmenter ainsi le nombre de personnes dépendantes ?

Plus besoin de sortir de chez soi, personne pour vous voir, vous mettre en garde, voire même agir pour vous empêcher… On joue, on gagne, on joue encore, on gagne puis on perd tout. On recommence le jour suivant, et encore le suivant… Et c’est le grand plongeon.

Dominique Baud

02/03/2011

On reparle de l'ISF

D’ici à quelques jours semble t-il, quelques semaines au plus tard, devrait-être tranchée la question de l’ISF.
Plusieurs propositions sont faites :


-Relever le seuil d’imposition de 790.000€ à 1.300.000€.
Cela me semble peu, et si seul un relèvement du seuil d’imposition devait être décidé, je pense que ce dernier devrait-être remonté à 2.000.000€

-Abaisser les taux d’imposition à l’ISF.
Cela me semble une mesure sans grand intérêt.

-Appliquer un abattement de 500.000€ sur la résidence principale.
Ce serait à mon avis tout à fait injuste et discriminatoire, car la taxation ne porterait plus sur le montant des biens, mais sur leur destination.
En effet, tout d’abord, on peut-être assujetti à l’ISF suite à des donations, suite à des successions, et ne pas pouvoir pour autant transformer un bien en résidence principale (problème de localisation, d’indivision…).
De même, on peut, notamment, en fonction de la ville où on vit et de la taille de sa famille, ne pas pouvoir y acheter sa résidence principale mais par contre, avec un peu d’épargne investir dans une résidence secondaire (studio à la montagne, maison à la campagne, appartement au bord de la mer…)

-Augmenter les taxes foncières pour les biens de plus de 500.000€.
Là encore, je trouve cela discriminatoire. A Paris, par exemple, un bien peut avoir pris très vite de la valeur et ce n’est pas parce que l’on est propriétaire d’un 3/4 pièces qu’on est pour autant riche…Avec un important pouvoir d’achat.

-Supprimer l’ISF, et en contrepartie, taxer davantage les revenus du capital.
Là encore, cette mesure m’apparaîtrait tout à fait excessive, notamment du fait des récentes nouvelles taxations fiscales (loi de finances pour 2011, taxation des cessions de valeurs mobilières) voire aussi discriminatoire.
A nouveau, celui qui serait propriétaire de sa résidence principale d’une valeur de plus d’un million d’euros par exemple, ne serait pas taxé. Par contre, celui qui n’aurait pas les moyens de s’acheter sa résidence principale, mais qui pourrait investir dans un studio et le louer, ne serait-ce que pour aider ses enfants ou préparer sa retraite, serait taxé.
Par ailleurs et s’agissant des plus values mobilières des actions et obligations, permettez-moi de rappeler que, si jusqu’en 2010, les plus-values de mobilières étaient exonérées dès lors que le montant de cession annuel n’excédait pas un seuil fixé à 25.730 € pour 2009 et 25.830€ pour 2010, depuis le 1er janvier 2010, elles ont été soumises aux prélèvements sociaux dès le 1er euro de cession (12,1%), et depuis le 1er janvier 2011, sont aussi taxées à l’impôt sur le revenu dès le 1er € de gain en cas de cession.
De ce fait, il n’y a déjà plus d’abattement, un taux d’imposition qui est aussi passé de 18% à 19%, un taux global des prélèvements sociaux de 12,1% à 12,3%, d’où une taxation dès le premier euro de cession au taux de 31,3 %.
On ne peut pas continuer ainsi à taxer toujours plus ceux qui essaient d’épargner, ne serait-ce que pour prévoir un complément de retraite et ainsi, se soucier de n’être, à l’avenir, à la charge ni de la société, ni de leurs enfants.

Alors,
Supprimer l’ISF, OUI, ou à défaut en relever le seuil à plus de 2.000.000€ et si une décote est décidée, elle doit pouvoir d’appliquer tant sur la résidence principale que sur une résidence secondaire.

Dominique Baud




On reparle de l'ISF

D’ici à quelques jours semble t-il, quelques semaines au plus tard, devrait-être tranchée la question de l’ISF.

Plusieurs propositions sont faites :

-Relever le seuil d’imposition de 790.000€ à 1.300.000€.

Cela me semble peu, et si seul un relèvement du seuil d’imposition devait être décidé, je pense que ce dernier devrait-être remonté à 2.000.000€

-Abaisser les taux d’imposition à l’ISF.

Cela me semble une mesure sans grand intérêt.

 -Appliquer un abattement de 500.000€ sur la résidence principale.

Ce serait à mon avis tout à fait injuste et discriminatoire, car la taxation ne porterait plus sur le montant des biens, mais sur leur destination.

En effet, tout d’abord, on peut-être assujetti à l’ISF suite à des donations, suite à des successions, et ne pas pouvoir pour autant transformer un bien en résidence principale (problème de localisation, d’indivision…).

De même, on peut, notamment, en fonction de la ville où on vit et de la taille de sa famille, ne pas pouvoir y acheter sa résidence principale mais par contre, avec un peu d’épargne investir dans une résidence secondaire (studio à la montagne, maison à la campagne, appartement au bord de la mer…)

 -Supprimer l’ISF, et en contrepartie, taxer davantage les revenus du capital.

Là encore, cette mesure m’apparaît tout à fait excessive, voire aussi discriminatoire.

A nouveau, celui qui serait propriétaire de sa résidence principale d’une valeur de plus d’un million d’euros par exemple, ne serait pas taxé. Par contre, celui qui n’aurait pas les moyens de s’acheter sa résidence principale, mais qui pourrait investir dans un studio et le louer, ne serait-ce que pour aider ses enfants ou préparer sa retraite, serait  taxé.

Par ailleurs et s’agissant des plus values mobilières des actions et obligations, permettez-moi de rappeler que, si jusqu’en 2010, les plus-values de mobilières étaient exonérées dès lors que le montant de cession annuel n’excédait pas un seuil fixé à 25.730 € pour 2009 et 25.830€ pour 2010, depuis le 1er janvier 2010, elles ont été soumises aux prélèvements sociaux dès le 1er euro de cession (12,1%), et depuis le 1er janvier 2011, sont aussi taxées à l’impôt sur le revenu dès le 1er € de gain en cas de cession.

De ce fait, il n’y a plus d’abattement, un taux d’imposition qui est aussi passé de 18% à 19%, un taux global des prélèvements sociaux de 12,1% à 12,3%, d’où une taxation  dès le premier euro de cession au taux de 31,3 %.

On ne peut pas continuer ainsi à taxer toujours plus ceux qui essaient d’épargner, ne serait-ce que pour prévoir un complément de retraite et ainsi, n’être à la charge ni de la société, ni de leurs enfants.

-Augmenter les taxes foncières pour les biens de plus de 500.000€.

Là encore, je trouve cela discriminatoire. A Paris, par exemple, un bien peut avoir pris très vite de la valeur et ce n’est pas parce que l’on est propriétaire d’un 3/4 pièces qu’on est pour autant riche…Avec un important pouvoir d’achat.

 

Alors,

Supprimer l’ISF, OUI,  ou à défaut en relever le seuil à plus de 2.000.000€ et si une décote est décidée, elle doit pouvoir d’appliquer tant sur la résidence principale que sur une résidence secondaire.

Dominique Baud

01/03/2011

Question de crédibilité

Un premier ministre, Président d’une communauté de communes, qui reproche à son ministre des affaires étrangères de rester Maire d’une des plus grandes villes de France.
Cela commence bien !!!


Un premier ministre qui, revenu en force lors du précédent remaniement gouvernemental, apparait affaibli par les raisons réelles du départ de son ministre des affaires étrangères à qui il trouve des excuses, lui-même s’étant fait surprendre. ..


Bref, une France qui va mal mais dont bon nombre de responsables continuent à faire comme si de rien était ou presque et à faire des promesses qu’ils ne tiennent pas.
Car, cela vaut pour tout le monde, être ministre est une fonction à plein temps et personne ne devrait pourvoir se soustraire à cette contrainte de temps car il y va automatiquement de son efficacité. Question de crédibilité…


Et j’attends la gauche au tournant, si d’aventure, faute d’un réel ressaisissement de la droite, elle revenait aux affaires.


Dominique Baud

28/02/2011

C’est toujours la même chose

Les importantes perturbations à la SNCF sont un lieu commun : grèves, problème de personnel, intempéries, vandalisme des voies, vols de câbles….

Et pourtant, dans le même temps, l’état continue à investir des sommes substantielles et les tarifs continuent à augmenter.

Une chose reste constante, de l’avis des utilisateurs, c’est le manque de communication. Heureusement, disait une dame hier, que nous avons tous aujourd’hui des téléphones et des liaisons internet. Ainsi, nous savions de ce qui se passait, car du côté de la SNCF, pas  d’information.

Installés devant notre poste de télévision, nous en savions plus que les infortunés voyageurs dans leur wagon. Le comble !

Génial, surtout lorsqu’on connaît les consignes qui consistent, au début de chaque voyage, à ce que chacun éteigne son portable pour ne pas déranger !!!

Dominique Baud

Retour à la case départ…

Dire que j’étais enthousiaste à l’arrivée d’Alain Juppé au gouvernement en novembre dernier serait très exagéré.

Certains ont pu avoir le même sentiment que moi car ils ne l’apprécient pas. Moi, c’est l’inverse. J’avais peur qu’en intégrant un gouvernement où de nombreuses décisions ne s’avèrent pas judicieuses ajoutées à des comportements plus que contestables, il ne perde tout le crédit qu’il s’était appliqué à se reconstituer depuis sa mairie de Bordeaux.

Mais au gouvernement, je l’attendais aux affaires étrangères.

Or il a été nommé à la Défense. Et, après à peine plus de 100 jours en poste, il laisse aujourd’hui un ministère orphelin dont la stabilité est fragilisée par son départ, et des regrets avoués des militaires de voir partir un vrai ministre représentatif en qui ils avaient confiance.

En coulisse, cette « mutation » est même considérée comme  un manque de respect du à un ministre de ce rang.

Aujourd’hui, il devient le Ministre des affaires étrangères, un poste où il a fait ses preuves. C’est tant mieux pour la France et son image dans le monde.

Mais, qu’on ne se trompe pas sur les vraies raisons de ce remaniement, en commettant une nouvelle erreur, celle de dire qu’il est du à la révolte des peuples Tunisiens… Egyptiens…ou autres…

Dominique Baud