20/03/2011
L’abstention … est un enseignement
On ne se refait pas. Evidemment ce soir, j’étais toute ouïe pour entendre les résultats des élections cantonales, les commentaires des uns et des autres, voire les contradictions dans les discours. Et bien, une fois de plus, on n’a pas été déçu. Tout y était.
Dès 20 heures, Jean François Copé déclarait ne pouvoir tirer aucun enseignement à cause de l’abstention, dont le taux est un record puisque supérieur à 55%.
Ce commentaire est déjà une première erreur d’appréciation. Les combats que mènent aujourd’hui bon nombre de peuples pour pouvoir s’exprimer ne peuvent que conduire à une désapprobation encore plus importante envers ceux qui ne votent pas. Sans parler de ceux, hommes et femmes, qui se sont battus dans notre pays pour obtenir ce droit.
C’est pourquoi une abstention aussi forte en de pareilles circonstances devrait conduire tous les représentants politiques à se remettre en cause et à fortiori le parti de gouvernement.
Quant aux résultats des votes des électeurs qui se sont déplacés, ils ont provoqué la confusion.
On a entendu la voix de François Hollande appeler à voter pour un candidat UMP plutôt que pour un candidat FN. On a entendu Valérie Pécresse dire qu’elle voterait pour un candidat PS plutôt que pour un candidat FN .
Mais on entend aussi Jean-François Copé, Dominique Paillé dire que dans les cantons où l’UMP ne pourrait se maintenir, ils laisseront chaque électeur libre de leur choix !!!! sachant que « nous ne voterons pas Front National »… « Que nous serions très tristes s’ils votaient Front National ».
J’ai même entendu un élu de Seine et Marne déclarer qu’il fallait laisser le choix aux électeurs sous réserve qu’ils ne votent pas FN au 2ème tour…. Qu’en conclure s’il ne reste qu’un PS contre un FN.
Si ce n’est pas de la langue de bois !
Pour ne pas voter FN, ils devraient voter Front de Gauche…
Dominique Baud
23:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cantonales 1er tour, fn, marine le pen, jean françois copé, ump, abstention
18/03/2011
On ose encore parler de parité…
Ce matin, sur France info, j’entendais un commentaire de journaliste sur le petit nombre de candidates aux cantonales.
Ce constat ne me surprend plus, mais il serait tant de corriger les conclusions hâtives qui consistent à expliquer cette situation par le soi disant peu d’intérêt des femmes pour ces élections et pour la politique. Le discours ne change pas, pourtant la vérité est bien ailleurs.
Trêve d’excuses. Ces messieurs ne veulent pas lâcher leur mandat, on les remplace par d’autres messieurs, car ceux qui décident sont aussi des hommes. Et tant qu’on pourra payer pour éviter de respecter la loi, la situation n’évoluera pas.
C’est ainsi que les conseils généraux sont composés d'hommes à 87 % et risquent de le rester.
En théorie cela aurait du s’arranger puisque chaque candidat doit se présenter avec un suppléant du sexe opposé. Mais comme les femmes ne sont que suppléantes, à 90%, elles ne seront amenées à siéger qu’en cas de démission ou de décès du titulaire. Belle perspective !
Mon regret c’est que bon nombre de femmes pourtant très compétentes, courageuses et volontaires se découragent dans cette cage aux lions. C’est difficile d’affronter le système dans la dissidence, alors, elles s’effacent, ne se présentent pas ou restent suppléantes. Quel gâchis. Quel mépris.
C’est ainsi que cette année, seulement 23% des candidats seront des femmes. Et combien seront élues ? Il faudrait aussi décortiquer les cantons où les partis politiques ont bien voulu leur donner l’investiture pour faire des pronostics.
Car je pense que c’est comme pour les législatives. On donne l’investiture aux femmes de préférence là où personne ne veut aller et on parachute des hommes là où la place est bonne.
Mais le monde est en train de changer et les pratiques devront aussi changer.
On fera les comptes au soir du 2è tour, mais à ce jour, une réalité incontestable : sur les 101 conseils généraux que compte la France, seulement 6 sont présidés par une femme.
Belle représentation pour 52% du corps électoral.
Dominique Baud
22:54 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parité, cantonales 2011, conseil général, femmes
Concours de circonstances…
Tollé général aujourd’hui.
Claude Guéant, sur Europe 1 a déclaré que « les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux, ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale »
Je ne vois pas ce qu’il y a de si choquant dans ces propos. Ce qui me choque moi, c’est que la responsabilité de cette situation revient à ceux qui dirigent la France depuis des années.
Je suis convaincue qu’avec la gauche, ce serait bien pire. Pour autant, nous n’avons pas de quoi être satisfaits.
Et voilà qu’aujourd’hui, concours de circonstance, on m’a adressé un article sur un fait qui date de juin 2008. Après avoir fait le choix d’un établissement privé catholique, la clinique Saint-Vincent-de-Paul-Maternité catholique en Isère, pour faire opérer leur fille (opération programmée), le père de cette dernière, musulman, a exigé que le crucifix accroché dans la chambre, comme dans toutes celles de la clinique, soit décroché. Le personnel soignant a du céder devant l’insistance violente du père dans des circonstances où le calme et le respect mutuel est pourtant recommandé.
Le choix d’un tel établissement est libre et celui qui fait ce choix doit en respecter les règles. « Quand les gens choisissent d'être soignés dans notre établissement, ils le font en toute connaissance de cause. Ils savent qu'ils sont dans une maternité catholique » a confirmé la direction de l’établissement.
Alors même que "La clinique accueille et respecte tout un chacun… » pas besoin de s’interroger longtemps où se situe sur le « camp » de l’intolérance.
Et c’est là que la déclaration de Claude Guéant prend toute sa place.
Mais comment a-t-on pu laisser la situation en arriver là ?
Dominique Baud
02:01 Publié dans Immigration | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : guéant, le pen, immigration, musulman, croix, clinique catholique
17/03/2011
ZOOM sur Boucicaut
C’est le 8 mars dernier que notre conseil de Quartier s’est réuni sous sa composition actuelle pour la dernière fois. En effet son renouvellement est prévu pour mai prochain, date à laquelle les particuliers et les associations pourront présenter ou renouveler leurs candidatures.
Parler des projets en cours sur le site de Boucicaut m’est apparu indispensable dès le mois de novembre dernier. Il est dommage qu’il ait fallu plus de 3 mois pour en apprécier l’opportunité, voire même l’urgence !!!
La salle était comble. Je ne reviendrais pas sur les interventions de chacun, elles seront, je l’espère, publiées au plus vite sur le site de la Mairie du XVème. De nombreuses questions sur l’architecture, son évolution dans le temps, son intégration dans le quartier, sur les conditions de respect des règles de tenue de chantier, sur les délais…
Un projet contesté ayant été pourtant voté à l’unanimité… faute de mieux, parait-il !
L’association de sauvegarde des riverains de Boucicaut a expliqué son action auprès des autorités de la ville et de la Sempariseine, pour obtenir des aménagements au projet actuel, modifié sans concertation auprès du quartier, on pourrait même dire, à son insu. Cette association a aussi demandé des garanties quant aux questions encore en suspens.
Un participant s’est exprimé sur le fait que la concentration des pouvoirs est à l’hôtel de ville de Paris. Cela relève du statut de la ville de Paris, qu’aujourd’hui personne ne veut changer sauf l’opposition municipale en place.
Pourquoi le Maire de Paris, quel qu’il soit, se dépossèderait-il de son pouvoir alors même que le statut de la ville lui permet de décider même pour les arrondissements de couleur politique différente et même contre l’avis dudit arrondissement ?
Ayant eu la parole très tard et ne voulant pas rallonger les débats inutilement, je ne me suis exprimée que sur deux points me paraissant particulièrement importants.
J’ai salué l’action de l’association de sauvegarde des riverains de Boucicaut qui n’a reculé devant aucun effort pour obtenir des avancées pour le bien du quartier et de ses habitants. Elle a refusé de s’avouer vaincue et les faits lui ont donné raison.
J’ai demandé des précisions à la Sempariseine quant à la répartition des logements sociaux. Préalablement, et compte tenu des propos tenus en début de réunion, j’ai insisté sur le fait qu’il était important que chacun puisse s’exprimer sur les logements sociaux sans se voir opposer systématiquement, à une question ou à une constatation, un sentiment unique d’hostilité.
J’ai en effet précisé que personne ne pouvait être contre les logements sociaux, puisque de fait, et compte tenu des loyers pratiqués dans le privé, pas loin de 80% de la population parisienne pouvait prétendre à un logement dit « social ».
Mais, il y a plusieurs catégories de logements sociaux, et ce qui nous interpèle, c’est la concentration sur l’espace réduit qu’est notre quartier, desdits logements sociaux.
Si la Sempariseine et tous les acteurs de ce projet répondaient aux questions posées, par écrit et avec précision, les problèmes seraient moindres.
C’est ainsi que je leur ai demandé à ce que nous soit donné avec précision des réponses aux questions posées par les riverains, et s’agissant des logements sur le site de Boucicaut, de nous répondre sur le pourcentage de logements sur le site et celui des logements sociaux et de leur catégorie... Par ailleurs, j’ai demandé des précisions sur les loyers dits « maîtrisés » : leur montant et à qui ces appartements seraient destinés. Enfin, j’ai aussi réitéré la question de l’existence de logements accessibles à la propriété sur le site, à quel prix et pour qui ?
Je publie en pièce jointe la réponse que m’a fait parvenir la Sempariseine.
ZAC Boucicaut - Réponse de la SEMPARISEINE en date du 11 mars 2011.pdf
Vos commentaires, s’il y a, seront les bienvenus… pour avancer bien sûr.
Dominique Baud
12:18 Publié dans XVème arrondissement | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : zac, boucicaut, conseil de quartier, sempariseine, ville de paris
16/03/2011
2012 …Nicolas Sarkozy ? François Fillon ? Alain Juppé ?
Déjà, en avril 2010, un sondage Ifop publiait que 34% des personnes interrogées, considéraient qu’Alain Juppé pourrait remplir la fonction de Président de la République de manière efficace, atteignant 46% parmi les sympathisants de l’UMP.
Aujourd’hui, comment peut-il être si évident à quiconque qui soit sincère et s’exprime sans pression ni crainte, que le risque pour la droite UMP d’être éliminée au 1er tour ne pourrait venir que du fait d’une multiplication de candidatures.
Ne devrait-on pas plutôt se demander pourquoi se pose aujourd’hui la possibilité de plusieurs candidatures, alors même qu’il n’y a pas si longtemps, le concept des primaires était enterré au sein du parti présidentiel au profit du candidat unique auto choisi.
François Fillon est-il vraiment convaincant en affirmant dans le Maine Libre que, je le cite : "Le plus grand danger pour la majorité, c'est la division. Imaginez qu'il y ait plusieurs candidats crédibles de la droite et du centre. C'est prendre le risque que la droite ne soit pas au second tour"….
Un nouveau sondage vient de sortir, Dominique Strauss-Kahn recueillerait 33% des suffrages au soir du 1er tour, Marine Le Pen, 19% et Nicolas Sarkozy 18%.
Selon BVA, 50% des personnes interrogées souhaiter François Fillon, candidat aux élections présidentielles, 48% Alain Jupé et 25% Nicolas Sarkozy.
Les résultats des prochaines cantonales seront sans doute riches d’enseignement, si on veut en tirer un enseignement….
Dominique Baud
23:27 Publié dans Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : présidentielles 2012, sarkozy, fillon, juppé, sondage, fn, le pen, dsk
Pas besoin de s’extasier
Trois cadres licenciés pour espionnage, salis publiquement…. Et on s’aperçoit que finalement il y a des doutes quant à leur culpabilité, puis qu’en réalité, ils ne sont coupables de rien.
Un ancien cadre, licencié il y a 2 ans, voit des similitudes entre cette histoire et son dossier et demande à son tour des comptes, même s’il reconnait que Renault ait pu être abusé.
Et voilà qu’hier, M. Carlos Ghosn, au journal de TF1, fait des excuses publiques et à titre de réparation, explique qu’il ne touchera pas ses primes (1.600.000€) ni de stocks options pour 2011, et qu’il en sera de même pour Monsieur Pelata, dont il a refusé la démission.
Quant à lui, pas question de démission. Il ne doit des comptes qu’à son conseil d’administration qui l’aurait confirmé très largement à son poste.
Et à la radio, certains s’extasient, font un parallèle avec les hommes politiques qui font des erreurs, ne s’excusent jamais, ne démissionnent que très rarement…. Carlos Ghosn s’est excusé publiquement, a expliqué que des leçons seraient tirées de cette situation regrettable, et accepté d’être moins rémunéré cette année. Donc tout va bien…
Faible prix face à l’affront public subis par lesdits salariés et leur famille.
Nous n’avions pas besoin de cette affaire pour savoir que le seuil d’erreur pour virer un salarié, voire même comme en l’état trois cadres de direction est XX fois supérieur à celui qui pourrait permettre le départ d’un PDG, payé plus de 9.000.000€ en 2009. Mais tout de même…
Dominique Baud
00:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : renault, carlos ghosn, licenciement
14/03/2011
Souvenez-vous
Elle avait été convoquée à l’Elysée lors de la visite de Kadhafi à Paris, s’insurgeant contre les honneurs qui lui étaient faits, contre sa venue un jour de célébration des droits de l’homme, contre les caprices auxquels on lui avait cédé… devant, entre autres, un Bernard Kouchner qui disait qu’elle avait raison (mais s’étant bien gardé d’avoir pris les devants et ayant même brillé par son absence… ) et un Patrick Ollier indigné que des ministres osent s’exprimer ainsi… laissant entendre qu’il serait juste qu’on les sanctionne.
Souvenez-vous des propos de Rama Yade :
«Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort.»
Signer des contrats avec la Lybie, sans exiger de ce dirigeant, qui a osé affirmer que « le terrorisme est légitime pour les faibles » des garanties en matière de droits de l’homme lui était intolérable.
Aujourd’hui, c’est au tour de Bernard Henri-Lévy mettre « les pieds dans le plat ». Son souhait est que la France soit plus nette sur la question des frappes ciblées contre les bases aériennes de Kadhafi. Si besoin était, un séjour sur le terrain, témoin des horreurs sur des populations civiles innocentes et désarmées, l’en a convaincu. Il faut mettre hors d’état de nuire, l’aviation de Kadhafi.
Des commentaires ?
Dominique Baud
22:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kadhafi, rama yade, bernard henri-lévy, patrick ollier, lybie, droits de l'homme





