04/02/2012
N’attendez pas que cela vous arrive, pour vous sentir concerné
Dans le même genre, cf Blog DB « Qu’est-ce qu’on attend ? » Janvier 2012 .
« Ça y 'est j'ai reçu mon excès de vitesse, 92 km/h au lieu de 90 sur une double voie à 23h28. Je suis un délinquant, et parce que je suis un délinquant j'ai dû m'acquitter de 45 euros et 1 point de mon permis m'a été retiré.
Ce permis m'avait été attribué en son temps à titre permanent ce qui n'est plus le cas avec la législation sur le permis à point qui est intervenue bien après l'obtention de mon permis. Ce qui tend à prouver que demain une législation nouvelle peut me supprimer partiellement ou totalement ma retraite, comme cela vient d'être fait en Grèce.
Dans le même temps où je me faisais flasher, une équipe de gendarmerie (que je paie) qui avait mis en place un radar mobile arrêtait Momo qui s'est fait radariser à 142 km/h au lieu de 90 dans une voiture volée et n'ayant jamais passé son permis.
Le lendemain, Momo en comparution immédiate assisté d'un avocat désigné d'office (que je paie) a été condamné par le juge (que je paie) à 2 mois de prison avec sursis et à 0 euro d' amende car non solvable. Cela fait des économies à la CAF (que je paie). Bien entendu il n'a pas eu de retrait de point sur le permis qu'il n'a pas encore passé.
Et Momo est rentré tranquillement à la maison, il n'a pas dépensé un centime et pourra recommencer jusqu'à ce que sa peine ait atteint au moins 2 ans de prison ferme (peine qui, en France, commence à être exécutoire). Ouf ! J’ai économisé les frais de prison (que je paie)
Ayons une pensée émue pour le propriétaire de la voiture volée qui se bat avec la justice pour ne pas payer les nombreuses contraventions de radar fixe qu'il a reçu ».
23:01 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, code de la route, infraction, suspension de permis, points, contravention
Question de définition
« Aller au charbon » : c’est accepter de faire un travail pénible, une corvée, aller faire quelque chose de désagréable… »
C’est pas moi qui le dit. C’est la définition du dictionnaire.
« D’abord, aller au charbon », là, c’est Philippe Goujon qui parle… en qualifiant la 1ère mission de François Fillon. Sans doute parle t-il de la campagne présidentielle, car s’agissant de sa candidature aux législatives, on est plus proche du plateau d’argent que du charbon.
On sent l’enthousiasme sur cette campagne présidentielle.
Dans le même esprit, on trouve d’autres déclarations… tout aussi pertinentes comme… "On n'est pas réélu président sur un bilan, mais celui-ci sert à crédibiliser le projet du candidat."
Et bien, c’est bien dommage, car un bon bilan rendrait les choses plus faciles…
Dominique Baud
00:47 Publié dans Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : présidentielles 2012, bilan, fillon, aller au charbon
03/02/2012
Qu'est ce qu'on risque de faire à la France?
Quoiqu’on pense de Marine Le Pen, de Christine Boutin… Elles ont le droit de se présenter à l’élection présidentielle.
Je salue ici la décision du conseil d’état qui a décidé de transmettre au conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionalité soulevée par le front national eu égard à l’obligation de requérir 500 signatures d’élus pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle.
Le problème n’est pas cette obligation, vous le savez, mais la publicité du nom des signataires.
Et au travers de cette publicité, le problème est le risque de subir des pressions avant et des sanctions après.
La loi ne garantit-elle pas, selon la constitution « les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la nation"?
Alors pourquoi cette demande a-t-elle eu…
Une fin de non recevoir de François Fillon,
L'hostilité de François Hollande
.....Arthaud et Boutin… seraient-elles plus démocratiques ?
Dominique Baud
00:00 Publié dans Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : présidentielles, signatures, le pen, boutin, arthaud, hollande, fillon
01/02/2012
Ca y est, c’est publié
La liste des candidats investis par l’UMP aux prochaines législatives est publiée. J’ai lu partout que la proportion serait de 72% d’hommes pour 28% de femmes. Mais cela pourrait s’aggraver, car il y a aussi des circonscriptions dites «réservées », dont on ne sait pas encore ce qu’elles réservent.
Je n’ai pas encore eu le temps de pointer cette liste, mais je vais m’y attarder prochainement. En effet, bien au-delà des noms, je souhaite vous faire partager la tendance du résultat prévisible des élections, s’agissant bien sûr des circonscriptions où des femmes sont investies.
Bien sûr, aucune circonscription n’est perdue d’avance. C’est toujours le grand discours d’explication de ces messieurs, rejoints d’ailleurs par certaines femmes (Nadine Morano, l’expliquait récemment sur LCI sans aucun état d’âme). Mais tout de même, et s’ils ne comprennent pas eux, vous qui me lisez, vous comprenez…il y a des circonscriptions « acquises », d’autres « gagnables » et les autres…
En fait l’UMP n’est même plus un parti qui n’investit pas de femmes, c’est un parti que les élimine.
Les élues UMP se soutiendraient aujourd’hui pour entrer en résistance, puis en dissidence. Donc acte. En 2012, ce ne doit plus être un gros mot. Tant mieux.
D’ailleurs, et chaque jour davantage, j’apprends que mes discours d’il y a 5 ans sont non seulement de plus en plus d’actualité, mais en inspirent largement certains et certaines, qui vont même jusqu’à en citer des extraits (sans donner leurs sources) presque mot à mot.
Dominique Baud
23:21 Publié dans Législatives 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : législatives 2012, investitures ump, parité, femme, circonscription, paris, dissidence
31/01/2012
Post du 14.06.2008, toujours d’actualité
Ce soir, bis, un vieil article... mais toujours d'actualité
« La calomnie est en politique moins gênante que la manifestation de la vérité. »
Charles PEGUY (Ecrivain Français 1873-1914)
Le mois de Juin est propice aux rencontres : les jours sont plus longs, les gens plus détendus, les vacances approchent…
Goûters d’anniversaire, compétitions sportives, fêtes d’école, concerts, conseils d’administration autant de moments privilégiés où à l’heure du bilan, on parle du temps qui passe avec nostalgie et on dessine l’avenir avec espoir
Et à un moment donné ou à un autre, la politique entre dans la conversation
« Qu’allez-vous faire maintenant… C’est vraiment dommage que tu n’aies pas été réélue avec tout le travail que tu as fourni… Vous avez été bien mal récompensée du temps que vous avez passé pour nous… Je ne comprends ton score avec tous ceux qui m’ont assuré avoir voté pour toi, et … Si tu avais accepté d’être la suppléante de Jean-François LAMOUR, tu aurais la vraie place que tu mérites au sein de la Mairie du 15ème arrondissement… ».
On me dit souvent que toutes les vérités ne sont pas toujours bonnes à dire, mais laisser colporter et s’installer de telles fausses informations est contre nature.
J’ai été confortée dans mon désir de proposer ma candidature aux élections législatives dans la 13ème circonscription de Paris, tant par les nombreux soutiens reçus dès juin 2006 qu’en lisant les déclarations du Président de la République lui-même : « là où il y aura des successions à assurer, je privilégierai les femmes et les gens issus de l’immigration » (Le Nouvel Observateur, n° du 12 au 18 janvier 2006).
Pour autant, qui peut dire ce qui ce serait passé si le rendez-vous que j’ai souhaité et sollicité à maintes reprises auprès du candidat désigné avait eu lieu.
PERSONNE ne le sait.
Mais une chose est sûre, le rendez-vous que j’ai demandé au candidat n’a jamais eu lieu, pas davantage que la moindre rencontre avec les représentants de la commission d’investiture, malgré mes nombreux courriers
Et JAMAIS, le candidat désigné par l’UMP ne m’a proposé d’être sa suppléante.
Ce que, soit dit en passant, je n’aurais pas accepté, mais prime à l’homme et au parachutage. Rien n’a changé.
A ce titre d’ailleurs, si on investissait plus de femmes titulaires (et non toujours suppléantes) l’UMP n’aurait pas été sanctionnée par une amende de plus de 4.000.000 d’euros pour ne pas avoir respecté la parité.
De plus, si l’UMP n’investissait pas les quelques femmes candidates de préférence dans des circonscriptions de gauche, on aurait une représentation féminine supérieure au sein de l’Assemblée Nationale (à peine plus de 18% pour un peu plus de 52% d’électrices) et de fait une meilleure représentation de la population française.
Alors, chacun a le droit de bâtir son histoire et sa légitimité sur des faits erronés, mais à partir du moment où je suis concernée, je dois rétablir la vérité et le ferai aussi souvent que nécessaire.
Dominique BAUD
21:49 Publié dans Législatives 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : législatives 2012, jf lamour, parachutage, parité, paris, 13ème circonscription
30/01/2012
J’ai une solution…
Pour ceux qui cherchent comment empêcher Rachida Dati de se présenter à Paris, j’ai une solution. A l’heure où le cumul des mandats est largement contesté, il suffirait de faire voter in extremis par le parlement, une loi qui interdirait à toute personne déjà titulaire de deux mandats de se présenter à une nouvelle élection, à moins d’avoir démissionné de l’un d’eux, au moins six mois avant.
Et l’affaire serait réglée et solderait de ce fait ces méthodes particulièrement méprisantes à l’égard des électeurs.
Car en effet, sur le plateau du « Grand journal » ce soir, elle continuait à déclarer que bien que non investie à ce jour par l’UMP, elle avait toujours l’ambition de se présenter à Paris, aux élections législatives et « chez elle » !!!
Elle dit même subir des faits assimilables à du harcèlement, contestant « l’image lisse et bien élevée du 1er ministre ». Une victime… pas tout à fait comme les autres.
Même s’il est certain qu’elle n’est pas la première à subir des pressions….
Rachida Dati oublie qu’elle n’a pas plus de légitimité que François Fillon dans la 2ème circonscription de Paris. Elle oublie qu’elle a été parachutée en 2008 à la tête de la Mairie du VIIème arrondissement. Difficile pour elle d’être crédible sur ce terrain. Où étaient ses scrupules à l’époque ?
Rachida Dati oublierait-elle qu'elle est aussi, en plus, député Européen?
Rachida Dati oublie qu’elle a tout d’une enfant gâtée de la politique à qui on a permis une ascension vertigineuse au sommet de l’état. Et quand on voit le peu d’estime, le peu de respect des responsables de l’UMP pour ceux qui se sont investis sur le terrain pendant des années, qu’ils soient sympathisants, militants ou élus, on a le droit de se demander qu’est-ce qui lui permet d’exercer autant de pression jusqu’au Palais de l’Elysée.
Mais là où elle a raison c’est lorsqu’elle annonce qu’il se pourrait que demain, de trois femmes députés de droite à Paris, il n’en reste aucune.
Sauf à ce qu’il y ait des surprises… Elles ne sont pas exclues, et pourquoi pas même dans plusieurs circonscriptions.
Dominique Baud
22:52 Publié dans Législatives 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : législatives 2012, paris, dati, fillon, 7ème arrondissement, parachutage
Enquête de solvabilité
La commission européenne qui déclare aujourd’hui vouloir renforcer le contrôle des finances publiques grecques arrive un peu tard.
On a distribué de l’argent à flots, sans contrainte, sans surveillance et aujourd’hui, on s’étonne de la situation. C’est bien peu responsable.
S’il est certain qu’une certaine solidarité est nécessaire et qu’aucun pays ne peut vivre seul dans son coin, a besoin des autres et que les autres ont besoin de lui, il n’en demeure pas moins que la situation de crise actuelle ravive les tensions.
Mais est-ce la solution que de nommer un «commissaire au budget» investi du pouvoir «de veto sur toute décision budgétaire incompatible avec les objectifs», un de ceux-là même qui ont regardé ailleurs pendant des années.
Il faut obliger les dirigeants de la Grèce (et pas seulement eux) à être responsables, à rendre des comptes, à s’imposer une vraie discipline certes en remboursant ses dettes mais aussi et surtout, en s’engageant sur un autre mode de gouvernance.
Une « mise sous tutelle » aurait l’effet de valider leur irresponsabilité. Il faut au contraire les obliger à être responsables.
Pour autant, il faut sanctionner les irresponsables. Et les irresponsables, ce n’est pas le peuple, ce sont les dirigeants.
Il n’est pas concevable qu’ils acceptent, voire qu’ils sollicitent notre argent, mais en refuse tout contrôle d’usage
Il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que les citoyens contribuables qui doivent subir une enquête de solvabilité pour emprunter.
Il y aurait en Grèce un nombre impressionnant de milliardaires (armateurs, propriétaires immobiliers…), non répertoriés, ne payant aucun impôt... Alors qu’est ce qu’ils attendent…Qu’on exige nous donne les preuves que des démarches ont été entreprises pour les retrouver et les faire payer.
Car sinon, demain, ils seront plus riches que ceux qui auraient largement contribué à ce qu’ils aient des jours meilleurs.
Dominique Baud
12:35 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grèce, solvabilité, crise, europe, solidarité, dettes, gouvernance





